L'Espace et le Temps ont-ils une origine ?
Milieu infini orienté dans un sens unique, dans lequel se succèdent les événements, ou qui agit sur eux pour les faire évoluer.
Il faut choisir : ou bien le temps est un milieu dans lequel se passent les événements, ou bien c'est une force qui les oriente. Dans ce cas, il n'y a aucune différence avec l'énergie. Et si c'est un milieu, il n'y a pas de différence avec l'espace.
- Alors il n'y a pas de milieu. Il n'y a que de l'énergie, du mouvement.
Quand on a compris comment naît la conscience, par simple opposition du zéro et de l'infini, on a compris comment naît l'espace. Tant que je me situe au centre, c'est-à-dire éternellement, j'aurai l'impression qu'il y a un espace infini autour de moi. Et je ne me crois au centre que pour une raison simple : c'est le fait d'être nul en opposition à l'infini (donc en son centre, c'est le seul moyen), qui est la conscience, et il n'y a pas d'autre conscience possible.
Il n'y a donc pas un espace objectif mais une sensation d'espace pour tout point de l'infini. Chaque point vit son espace, son univers, autour de lui, et ne peut rien y changer.
Et le temps d'où vient-il ?
Si on a compris que le but de tout cela est le néant (le fait que le néant va de soi et ne peut pas ne pas être, en toute hypothèse - voir "fondements de la Logique" -), alors on a compris que si je me situe au centre c'est pour avoir besoin de m'unir à l'infini " extérieur " puisque le néant doit nécessairement être à la fois nul et infini (s'il n'est pas infini, c'est qu'il y a quelque chose d'autre, et donc ce n'est pas le néant).
Eh bien le temps c'est ce mouvement d'unification entre les deux principes, ayant pour but l'unité ou le néant, qui ne peut pas se faire sans sentiment de durée puisqu'il y a éternellement sentiment de conscience (nécessité de se situer au centre de l'infini pour que la nullité soit effective).
On appelle AMOUR ce besoin d'unité avec l'extérieur, amour limité puisque toujours conscient. Eternellement je tenterai de m'unir au tout, progressivement, sans jamais atteindre l'infini qui n'est qu'un but. L'amour est donc une réalité éternelle de l'univers comme la conscience. | |