Comment naît l'Univers
Il a bien fallu que tout cela commence. Le bon dieu aurait pu s'abstenir. Je lui suggère de retourner le film en arrière et de réfléchir un peu. Finalement il ne doit pas avoir une intelligence infinie, comme on dit. Bien sûr, je n'arrive pas à en faire autant avec mon Mecano. Mais quand je vois comment nos élus gèrent notre planète, j'espère que l'homme n'est pas à son image. Sinon je refuse d'aller au paradis.
L'ensemble de ce qui existe serait issu d'une explosion dont les débris énergétiques auraient peu à peu sophistiqué et civilisé leurs relations.
Si on comprend comment naît ici un atome, on comprend que cela s'opère partout, en tout point de l'infini, et que donc les atomes sont en nombre infini. Ce n'est pas différent pour les étoiles et galaxies qui sont ces mêmes atomes et particules vus du seul point de vue qui nous intéresse, celui de l'homme.
L'homme est n'est pas un individu. C'est d'abord l'esprit à un certain niveau de son évolution. Ensuite, du fait que cet esprit est partout, il est partout un " point de vue " de l'univers, en fait un univers à lui tout seul.
L'homme se croit toujours au centre, et au centre de l'infini cela veut dire deux choses : infini extérieur et infini intérieur. Car il y a longtemps que la conscience n'est plus seulement le zéro au centre, mais a évolué pour s'approprier beaucoup plus. Façon d'évoluer vers son but, vers son infinité, en enrichissant ses caractéristique, en étendant son territoire mental. Il y a donc toujours l'impression de l'avant et de l'après, l'impression de l'intérieur et de l'extérieur, d'où l'on vient et où l'on va.
Le monde atomique c'est d'où on vient. Et le monde cosmique c'est " où on va ". L'homme est entre les deux. Il croit que les deux existent. En fait c'est c'est un seul univers, le sien, qu'il se charge de diviser en infiniment grand et infiniment petit. Mais il n'y a pas de différence.
Partout, à tous les niveaux de l'évolution (pas seulement pour les hommes), il y a ce sentiment d'être au milieu, avec un avant et un après. Cette conscience est très primitive au départ, chez les minéraux par exemple, mais elle s'enrichit lentement et l'homme parvient même à se poser des questions sur lui-même. Ce n'est qu'un début. L'esprit continue sa route vers l'infinité, et il y a encore bien du chemin à faire pour venir à bout de notre évolution.
L'univers est le reflet de cette évolution. Tous les niveaux d'évolution existent éternellement, mais ils sont en quantité de moins en moins grande au fur et à mesure de l'évolution et de l'intégration de l'infini en soi :
beaucoup plus de minéraux que de végétaux ; beaucoup plus de végétaux que d'animaux ; beaucoup plus d'animaux que d'hommes et ainsi de suite. Chaque fois que l'esprit prend un peu plus conscience de son infinité, il se croit en quantité moindre, car il concentre en lui tout ce qui le précède, enrichissant sa mémoire.
Ainsi, l'univers est une pyramide d'évolution depuis la division absolue en une infinité de points qui se concentrent vite en atomes, jusqu'à la concentration absolue de toute l'énergie (ou de tout l'esprit) en Un seul, Celui qui est. Mais s'il y a unité, c'est le néant. Cet absolu reste donc un idéal inaccessible, puisque l'infini ne peut être un état fini. L'évolution, et l'esprit, sont donc éternels.
- Je n'ai rien compris, mais cela ne me dérange pas, pourvu que l'univers continue.
- Mon pauvre ami, si vous avez conscience de moi, c'est que je suis dans votre conscience. Et quand votre conscience change, l'univers change. Personne d'autre que vous ne crée cet univers.
- Théorie indéfendable. Aucune énergie n'est chaude en elle-même puisque ce n'est pas une substance. Pour qu'il y ait chaleur il faut qu'il y ait des mouvements au sein des atomes, des agitations excessives, des frottements. Pour qu'il y ait cela il faut des atomes. Or le big bang est censé expliquer la naissance des atomes. On est en plein délire pseudo-scientifique.
- Rien n'explose. L'univers n'est pas né de la violence mais du développement progressif de l'amour qui est la volonté de réunification entre deux pôles qui ne cherchent que la douceur de l'union.
- je suis un. | |