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PLUS JE SUIS AMOUR, PLUS
JE SUIS MOI-MEME
L'amour est une aspiration à l'unité, de même nature que le magnétisme des aimants.
L'unité entre quoi et quoi ? Entre ce qui semble séparé : moi et l'univers. Moi au centre, et l'univers, les autres, autour.
Si ces deux "pôles" cherchent à se réunir, c'est parce que leur union est leur état normal, et leur séparation un état provisoire, faux.
Si l'union est leur état normal, cela signifie qu'ils sont une seule et même chose, et non deux. Je suis l'univers. L'univers est moi.
C'est la conscience qui fait croire le contraire. La conscience est la séparation elle-même. Je me crois le centre, je ressens tout le reste comme "non-moi", comme extérieur.
Quand on a compris la cause de la conscience, on a compris qu'elle est éternelle car éternellement nécessaire au "Néant", nécessité absolue.
La séparation s'oppose donc à ce que l'unité se fasse, elle devient donc un but inaccessible, d'où notre sensation d"EVOLUTION et de temps.
Cela est de la Haute Métaphysique,
très utile à comprendre, mais difficile à
assimiler. L'important est simplement d'admettre que l'amour réunit
ce que la conscience sépare. La conscience exclut l'infini,
créant l'univers à l'entour, ce qui fait que nous
nous croyons toujours au centre de celui-ci, avec l'aspiration
de s'unir à autrui, à tout cet univers apparemment
extérieur. Cette aspiration, ce mouvement d'unification
entre soi et l'infini sous toutes ses formes, c'est l'amour. Dès
l'instant qu'il y a conscience (séparation soi/non-soi),
l'amour commence à intervenir pour les réunir.
Cela signifie que la conscience ne se
vit que dans l'amour. Elle ne peut faire autrement, c'est son
unique issue. Une fois la séparation effectuée,
elle ne peut plus que tenter de s'annuler. Il n'y a rigoureusement
aucune autre source d'énergie dans l'univers que cette
nécessité d'unité entre centre et périphérie,
entre zéro et infini, autrement dit, rien d'autre que cette
"nécessité du néant". Cela se démontre
également, tous les phénomènes physiques
pouvant s'expliquer à partir de là (c'est la seule
façon).
Une énergie ce n'est jamais que
la manifestation d'une impérieuse nécessité.
Si tout l'univers est énergie, ou amour, c'est qu'il manifeste
une nécessité. Cette nécessité c'est
celle du néant, nullité infinie ou infinité
nulle. Un jour ou l'autre, cela vous semblera évident.
Quand on a parlé ainsi de l'amour,
on a évacué toute sentimentalité, et c'est
heureux. L'amour n'est pas une affaire sentimentale, ni émotionnelle.
Moins l'émotion intervient, plus l'amour est "pur", c'est-à-dire inconditionnel et désintéressé. La Logique
est de l'amour, relation immédiate de similitude
de lois entre ce qu'on perçoit et soi-même.
Je suis la conscience. Je ne vis donc
que par amour, et tout ce qui est issu de ma conscience est amour.
Je suis totalement incapable d'agir autrement que par amour. Lorsque
j'ai compris cela, l'essentiel est fait. Je vais pouvoir commencer
à m'aimer moi-même, à me pardonner, à
aimer les autres et à les pardonner, à déculpabiliser
tout l'univers : il n'est pas un seul acte au monde qui ait été
fait pour autre chose que pour un amour plus grand.
Comprendre c'est aimer. Si je comprends
l'autre, je vais l'aimer. Si je comprends que tout est amour,
je vais tout aimer. Mon jugement devient un jugement universel
de bien absolu. Mon épanouissement spirituel est sur de
bons rails.
L'intelligence consiste à comprendre,
et comprendre signifie aussi "prendre avec soi", "contenir".
Je comprends l'autre si je le reconnais comme une partie de moi-même.
En général, j'aime les gens
que je connais, les choses auxquelles je suis habitué.
Le reste m'est plutôt indifférent. Ce n'est que dans
la mesure où mon univers a reconnu tel objet ou telle personne
comme sien que je parviens à l'aimer ; pourtant, tout dans
l'univers constitue l'infini que ma conscience est appelée
à aimer. Pas tout à la fois cependant.
Pour développer l'amour en moi,
pour me reconnaître un peu plus amour, il n'y a qu'un moyen
et un seul : comprendre. Et cela veut dire très exactement
: comprendre que cette chose ou cet être est amour, pur
amour, exclusivement amour, exactement comme moi qui ne suis rien
d'autre qu'amour. Tant que je ne le comprends pas, je le refuse,
je ne le considère pas comme une partie de moi-même.
C'est pour cela qu'on aime ce dont on a l'habitude. A force de
côtoyer les gens, on finit par se rendre compte qu'ils sont
comme nous ; que leurs faiblesses n'enlèvent rien à
leurs intentions qui sont toujours dictées par l'amour.
On finit par les reconnaître tels qu'ils sont, et donc par
les intégrer comme une partie de soi-même, constituée
du même amour.
Si on veut aimer ce qu'on ne connaît
pas, il suffit donc de SAVOIR. La Connaissance consiste à
ne pas douter une seule seconde que tout est amour, que tout est
"Dieu", et que rien ne mérite d'être rejeté
ou condamné. Le mal n'est que le bien qui se cherche.
Il n'est pas très compliqué
de trouver l'amour dans les choses et dans les êtres dès
l'instant qu'on est convaincu qu'il s'y trouve, et en exclusivité.
Il devient même difficile de voir autre chose, et par suite
difficile de ne pas aimer. On voit bien à quel point la
Métaphysique la plus abstraite a des résultats concrets
inestimables, beaucoup plus rapides que la simple expérience
sensible.
Si je parviens à aimer ce que je
reconnais comme moi-même, alors en fait, je n'ai jamais
aimé que moi-même. Suis-je un sale égoïste
ou un Narcisse ? Et cela veut-il dire qu'il n'y a en fait jamais
eu amour puisque pour aimer il faudrait être deux ?
L'égoïsme n'est pas la question.
Il n'y a que Soi parce qu'il n'y a qu'un seul "je suis".
On le sait depuis la nuit des temps, tout est l'esprit. Et il
n'y a qu'un seul "Dieu", un seul "être",
et ce "Dieu" dit : "je suis le je suis". S'il
n'y a qu'un seul je suis, et qu'il est la source de tout amour,
qu'aime-t-il ? Rien. Il n'aime que l'illusion de ce qui lui paraît
provisoirement extérieur, et juste le temps de le reconnaître
comme intérieur, car une fois vraiment intégré,
cela disparaît de la création. On l'a dit précédemment,
l'amour est là pour annuler la conscience, qui est dualisation
moi/autrui. L'amour absolu est inconscience absolue. C'est ce
qui nous fait peur, et la conscience veille à maintenir
toujours un univers extérieur à aimer. C'est là
son travail de "créateur". Elle se défend
car elle défend la nullité de l'indispensable néant,
qui n'est assurée que grâce à cette dualisation.
Je m'aime moi-même ! En voilà
une affaire ! Et pourtant combien d'entre nous, illusions d'humanoïdes,
sommes capables de nous aimer nous-mêmes ? Très peu,
surtout dans les milieux spiritualistes. Car précisément,
nous ne sommes pas ces humanoïdes, nous sommes l'amour, à
l'infini. Et se voir limité à un corps humain est
un peu une injure, en tout cas une limite, que nous haïssons
toujours un peu. Cette identification à une partie de soi
au lieu de s'identifier à tout soi, est la cause de toutes
les souffrances. Il m'est difficile de m'aimer si je suis un humain.
Par chance je n'en suis pas un. Par chance, la Métaphysique
m'a appris aussi à ME comprendre, et à comprendre
que cet homme, ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi, mais j'en ai
besoin au même titre que tous les autres hommes et toutes
les créatures, afin qu'une création extérieure
multiple permette à la conscience de se maintenir en opposition
avec cet infini, toujours pour la même raison : que le néant
soit effectivement nul en plus d'être effectivement infini.
Donc si je ne suis pas l'homme, mais que
je suis l'amour, la conscience qui a créé cet homme
et tous les autres pour pouvoir les aimer, pourquoi m'en priver
? J'aime mon "moi", il fait partie de moi. Tout est
question d'identification de soi, donc de COMPREHENSION. Je n'ai
jamais été limité, je me fais croire que
je le suis, et ce pour mon bien. Youpi.
Voilà que désormais toutes
mes imperfections, toutes mes limitations, toutes mes faiblesses
d'homme sont justifiées. Je les ai créées
au même titre que toutes les autres, et c'est l'ensemble
qui est parfait. Le tout. "Dieu". Et pour que le tout
soit, il faut "tout".
Il n'y a plus d'obstacle à l'amour
d'autrui, il n'y a plus non plus d'obstacle à l'amour de
moi-même. C'est tout de même chouette, la Métaphysique.
Essayez, vous verrez. Comprenez, et vous aimerez. On ne peut se
forcer à aimer tant qu'on n'a pas compris Ceux qui aiment
sans avoir jamais fait de Métaphysique en ont fait sans
le savoir. Ils ont compris autrement, souvent après de
longues souffrances répétées.
Alors il y a place pour la GRACE. La Grâce,
c'est de se dire : "je ne suis pas cette personne, je suis
son créateur". Mais je ne peux pour le moment me ressentir
vraiment créateur de l'univers. Cela viendra, mais pour
le moment je me limite à une petite création personnelle.
"Epigénétique" comme disait M. Gauthier-Walter.
Ce créateur, qui ne veut évidemment que mon bien,
me pousse à m'identifier à cette personne dont les
défauts, vices, erreurs, ombres diverses, tout ce qui me
faisait jusqu'à présent me détester moi-même,
est la totale responsabilité. La personne ne s'est pas
créée elle-même. C'est le créateur
en elle, la conscience du "je suis", qui l'a créée,
et maintenant ce je-suis se prend pour sa créature. Soit.
Je lui laisse cette responsabilité, et cesse d'en souffrir.
Mieux, je le remercie de m'avoir donné ce jouet qui me
permet de jouer le jeu de la vie. Non seulement je lui laisse
cette responsabilité, et me retrouve donc déchargé
du fardeau de l'incarnation et du péché, mais en
plus je sais parfaitement qu'il m'adore et me remercie, car en
fait, je souffrais à sa place. Lui n'a jamais souffert.
Moi j'ai souffert d'être ce qu'il m'a fait. Terminé.
Désormais j'assume ce qu'il me donne et lui en rends grâce,
mais si ce n'est pas parfait, c'est son problème. C'est
dans le but qu'Il soit parfait qu'Il m'a fait imparfait. Je suis
son instrument. Me voilà libre de le servir parce que libre
de tout fardeau. Le Grand Pardon est accompli.
Merci " Seigneur "
de m'avoir fait ce que je ne suis pas : une partie de Toi, toi
qu'en fait je suis tout entier et de toute éternité.
Mais cela, ma conscience ne le connaîtra jamais car son
rôle est de me séparer de moi-même. Elle ne
peut que le comprendre, et cela suffit. Merci. Tout est accompli.
Ce texte est un court extrait fascicule 5 du COURS D'ONTOLOGIE PAR CORRESPONDANCE de l'ACADEMIE DE LA ROZEILLE. Ce fascicule n°5 développe
tous les moyens de grandir en amour, d'ouvrir le chakra du cur
qui dépend tellement de la maîtrise mentale des jugements.
Il apprend à passer du petit
amour au grand amour, vers cette inconditionalité et cette
compassion qui fait les maîtres.
Il enseigne aussi l'acceptation par la compréhension. Comme dit Nietzsche : "comprendre
le pourquoi permet de supporter presque tous les comment".
Mieux : d'aimer presque tous les comment.
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Merci infiniment pour votre contribution à la Connaissance de Soi.
- L'origine et la nature de l'amour ne sont
plus un mystère depuis la découverte de l'origine
de la conscience en 1985. Il est démontré que la
conscience a pour raison d'être qu'elle permet à
la nullité du néant d'être effective. En effet,
la conscience consiste, pour la nullité du néant,
à maintenir son infinité à l'extérieur
d'elle-même, à s'en vider, assurant ainsi la nullité,
alors que, naturellement, puisqu'il ne devrait rien y avoir (ni
conscience ni univers), le principe de nullité devrait
être uni à (et donc contenir) l'infinité.
Le néant est l'unité, l'indifférenciation,
entre l'infini (tout) et le zéro (rien) ; l'être
est leur opposition. Voir le livre "La Fin de l'Inconnaissable - d'où
vient l'esprit, comment il engendre l'univers" (Editions
GANYMEDE,
BP 50013, 77221 TOURNAN cedex France.

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