RESUME du COURS D'ONTOLOGIE SELON L'HYPERSCIENCE
N°4

ACADEMIE DE LA ROZEILLE
BP 50013
77221 TOURNAN cedex (France)

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PRINCIPES PREMIERS DE TELEOLOGIE
(science du BUT)

La Téléologie est la "science du but". La Téléopraxie est la pratique de cette science. On peut parler de science car elle est une composante fondamentale de la Métaphysique. En effet, sans connaissance du but de l'être, il est impossible d'en connaître la cause. Seule la compréhension de ce but a permis la compréhension des origines. C'est d'ailleurs pourquoi la Science physique refuse de s'interroger sur le but de l'univers : cela lui paraît du domaine mystique alors que c'est d'une rationalité absolue. Hélas, ce refus lui interdit de comprendre la source d'énergie de l'univers.

TOUTE ENERGIE EST LA MANIFESTATION D'UNE NECESSITE, c'est-à-dire la nécessité d'atteindre un certain but. Sans but, point d'énergie. Lorsque je n'ai plus de but, je déprime. Pour sauver quelqu'un, aidez-le à découvrir son but, sa mission sur Terre. Il recouvrera son énergie.

La source de l'animation universelle, la cause de toute énergie et donc de toute action, est, cela est démontré par ailleurs, la NECESSITE DU NEANT. Le fait que le néant (unité de l'infini et de la nullité) est la seule possibilité engendre la conscience qui, seule, permet sa nullité effective, grâce à son opposition à l'infini. Ce faisant, la conscience s'interdit d'être infinie, bien que son but est le néant (donc son unité avec l'infini). L'énergie qui s'ensuit de ce paradoxe est un phénomène de conscience se rendant progressivement infinie. Tout l'univers est une recherche d'infinité en partant du centre nul (soi)..

La conscience apparaît donc au départ comme une négation du néant dont elle est pourtant le moyen, et cela a pour conséquence deux choses principalement : tout d'abord le refus de se comprendre soi-même, refus qui prend la forme d'un freinage à l'évolution vers l'infini, et d'une interdiction de penser au "néant", mot auquel on préfère généralement substituer "Dieu-but inaccessible de l'être", ou "infini indifférencié ou non-manifesté", ou encore "plénitude infinie" ou "paix absolue". En vérité, qui dit "paix absolue" ou "non-manifestation" ou "conscience ou amour infini", dit "néant". Car de deux choses l'une : ou bien il y a conscience, c'est-à-dire dualité, et par suite manifestation, et alors il n'y a pas néant, ou bien il y a unité infinie, mais alors il ne peut plus y avoir conscience puisque la conscience est dualité moi/non-moi (univers). L'unité, ou amour absolu, c'est donc la non-conscience. C'est le néant. Cela peut choquer l'égo, mais il faut s'y habituer si on veut comprendre quelque chose à l'existence.

On peut appeler "inertie du moi" ce refus naturel de connaître la réalité absolue de l'être, ce rejet du néant, qui définit la conscience (volonté de rester le centre de l'infini et donc de maintenir celui-ci à "l'extérieur", entretenant la dualité, ce qui est permis par l'identification à un ego).

La seconde conséquence du fait que la conscience est une négation du néant, est le fait que nous ne connaissons jamais consciemment la cause réelle de nos actions, la source d'énergie. Il s'ensuit que ce qu'on appelle l'"inconscient", mais qu'on devrait plutôt appeler l'"omniscient", est toujours le maître. C'est lui qui poursuit le but absolu refusé par le conscient, d'où d'ailleurs cette distinction artificielle entre les deux. On devrait préférer le terme "multiscient" au terme "conscient". Ce phénomène de séparation de l'omniscient et du multiscient, source de toute l'illusion universelle, peut s'appeler "nescience" ("Maya") plutôt qu'"ignorance". En effet, "ignorance" a une connotation péjorative qui suppose qu'on finisse par savoir. Le propre de la nescience est qu'elle est naturelle, non source de culpabilité, et qu'elle a pour objet d'empêcher définitivement la conscience totale de soi (en tant que but en particulier).

Bien entendu, on peut comprendre intellectuellement la nécessité du néant. On peut aussi avoir mystiquement la sensation d'être infini, et le sentiment que c'est l'omniscient ("Dieu") qui agit en nous ou à travers nous. Mais tout cela n'est pas la conscience du néant. Par définition, on ne peut jamais se ressentir totalement néant. La conscience reste éternellement indispensable à sa nullité, et par conséquent, tout "Nirvana", tout "Samadhi", tout "Satori", toute extase dans une vacuité apparemment sans fond, reste consciente, et se situe toujours à une distance infinie de l'Infini, du néant. Cela ne doit pas nous gêner dans notre recherche d'Absolu ; cela nous promet simplement une évolution spirituelle éternelle et sans limite.

L'important à retenir est que ce qui pousse à l'action ou à la vie est forcément inconscient tandis que le conscient n'est là que pour permettre cette action ou cette vie. Le but lui-même ne se suffit pas à lui-même, ce n'est qu'un concept, il faut pour qu'il soit réel qu'il se manifeste concrètement par une action énergétique. D'où d'ailleurs la raison pour laquelle l'univers existe malgré que "Dieu" est. "Dieu" est un absolu, un but présent vers lequel toute l'énergie universelle tend. Sans univers, point de "Dieu". Les théologiens (pas assez téléologiens) ont cherché mille raisons bâtardes pour expliquer la création par un "Dieu parfait", donc censé se suffire à lui-même.

Le conscient, le "multiscient", est cette manifestation de la nécessité première, la poursuite du but ; le "chemin". Mais il lui est indispensable d'ignorer ce vers quoi il va. Le fait que le but ultime soit et reste inconscient, mais que le conscient soit là pour le poursuivre, fait que le conscient s'invente des buts personnels, expressions limitées du besoin absolu, et sa volonté trouve sa source dans l'appropriation partielle de cette "volonté cosmique", la "nécessité du néant". Il ne saurait trouver de volonté ailleurs. L'ego a donc le sentiment d'agir de sa propre volonté, selon ses propres désirs. Ce faisant, il sert totalement le but réel qu'il poursuit sans le savoir. Il ne peut d'ailleurs faire autrement. Ceux qui prétendent qu'un désir ou une volonté humaine n'est pas divin, ou est contraire à l'intérêt de l'univers, jugent en fonction de ce qu'ils s'imaginent être le but. C'est leur ego qui le leur dicte, car le but réel est tout aussi inconscient pour eux. On peut dire la même chose de celui qui écrit ces lignes : le fait de penser quel est le but réel n'est pas le vivre. Personne n'a jamais eu conscience du néant, c'est incompatible. Sauf erreur. A vous d'en juger.





PRINCIPES PREMIERS DE TELEOPRAXIE
(pratique de la Science du But).

Toutes mes actions, toutes mes paroles, toutes mes pensées, sont des manifestations de l'énergie poursuivant le but réel, ces actions étant justifiées consciemment par la poursuite d'un but personnel. Que je donne telle coloration personnelle au but, ou telle autre, n'enlève rien à son "onticité" (est "ontique" ce qui est directement propre à l'être absolu ; synonyme de "divin"). Lorsque j'agis, parle ou pense, naturellement je crois être l'auteur conscient de ces activités. Il va de soi qu'elles sont en totalité manipulées par l'inconsciente poursuite de mon vrai but, puisqu'il n'y a pas d'autre source d'énergie créatrice. Cela a deux conséquences importante dans ma vie psychologique concrète :

1°) JE NE M'ATTRIBUE AUCUNE RESPONSABILITE NI AUCUN MERITE DANS LE RESULTAT DE MES ACTIONS PAROLES OU ACTES ("c'est le Père en moi qui fait les oeuvres"). C'est bien sûr tout d'abord la déculpabilisation par rapport au passé, étant entendu que ma responsabilité est par ailleurs entière en ce qui concerne les INTENTIONS. Ce sont elles qui manifestent mon niveau de conscience morale, et je suis libre d'avoir telle intention ou telle autre. Le résultat ne m'appartient pas. Mais c'est aussi ensuite la non appropriation personnelle de mes propres oeuvres. Je n'agis pas par moi-même, c'est l'Absolu qui agit à travers moi, et moi, le conscient en moi, est son serviteur.

2°) JE M'ATTRIBUE LA TOTALITE DE LA RESPONSABILITE ET DU MERITE DE LA FORME QUE PREND L'ACTION (cette forme de l'action à un moment donné est présente ; il ne s'agit pas de la forme de son résultat à chaque instant qui est passée). En effet, si l'énergie n'est pas mon fait, ni le but atteint, la forme qu'elle prend à tout instant est mon fait, c'est-à-dire le but poursuivi consciemment, qui est uniquement lié à l'image que j'ai de moi-même. Selon ce que je crois être, j'agis de telle façon ou de telle autre, ce qui est bien ou mal en fonction de ma sincérité. Le résultat est toujours celui qui ne pouvait pas ne pas être.

Celui qui est parfaitement sincère par rapport à lui-même poursuivra toujours le but absolu sans détour, il se sentira canal au service de son "Seigneur", débordant de sa présence. Celui qui se fuit lui-même en subira et en fera subir aux autres toutes les conséquences. Etre soi-même, c'est dire : je suis au service d'un but que j'ignore, et je reste à son écoute, à l'écoute de mon authenticité profonde. C'est possible lorsque je ne me crois rien, que le but. Alors je suis le divin responsable de tout. Mais cela suppose un renoncement total à l'image que j'ai de moi-même, c'est-à-dire de mon PASSE. Mon passé ne me concerne pas. C'est un résultat parfait, comme tout résultat, créé par la volonté cosmique. Je n'ai ni haine ni plaisir à son égard. Ce qui me concerne, c'est le but que je poursuis consciemment maintenant, et qui manifeste mon niveau de conscience, plus ou moins authentique, plus ou moins en accord avec ma vraie nature divine.

Si je ne sais pas ce que je veux, ou si je poursuis un tas de buts contradictoires, c'est que je fuis mon but réel, que je refuse ma place dans le grand concert cosmique. Il peut y avoir à cela de multiples raisons à débusquer. Mais une chose est certaine : celui qui est sincère sait où il va. Ce n'est pas forcément un but matériel ou égotique, ce peut être le désir d'être sans désir et de tout accepter, mais cela aussi est un but. Puissant. LA MOTIVATION, C'EST LE PLAISIR.

Un but n'est sincère que dans la mesure où il est :

- REALISTE, PRECIS, ET VERIFIABLE A TERME RAISONNABLE ;

- SANS BUTS CONCURRENTS OU CONTRADICTOIRES ;

- PERSONNEL (en aucun cas je ne dois faire intervenir autrui dans mes projections, sauf prières très générales) ;

- EMOTIONNANT (si le résultat m'indiffère, ce n'est pas un but, et le visualiser ne me procurant pas de joie (plan émotionnel), ne permettra pas le passage du mental au physique).

- STABLE. Le désir doit passer au stade de la DECISION, qui n'est réelle que si elle se maintient avec constance et régularité (sans à-coups dans la volonté) jusqu'à sa réalisation ou le remplacement par un autre but s'il apparaît clairement nécessaire de décider d'en changer.

Un but qui répond à ces critères est déjà réalisé. Ce qui n'est pas défini n'existe pas, mais ce qui est défini existe déjà. Je n'ai pas à créer la matière, toute pensée précise est déjà matière. Je n'ai pas à me préoccuper des moyens, ni eux ni le résultat ne m'appartiennent. Mon travail, c'est de DECIDER. Et la décision contient la magie.





COMMENT SAVOIR CE QUE L'ON VEUT

Là est la principale difficulté. En général on "voudrait bien", mais "on ne sait pas quoi". Ou on veut trop de choses. Fuites classiques. La première chose est de savoir que l'on a quelque chose à faire. Une "mission". A chaque outil correspond un travail et je suis un outil. Le fait d'en être convaincu permet de s'ouvrir à l'apercevoir. Tant que je n'y crois pas je ne le vois pas. La seconde chose est d'aimer changer. Si je veux que tout en moi reste en l'état ou soit confirmé, c'est que ma volonté est régie par la peur. Mes buts ne sont pas portés par l'énergie universelle. La troisième chose est d'accepter d'apprendre : les leçons du passé, l'intuition pour l'avenir. Si on n'y parvient pas, on peut s'aider du guide joint en annexe.

Ce que j'ai à faire finira par se faire. Autant que j'accompagne le mouvement au lieu d'y résister. Savoir ce qu'on veut n'est pas une chance. C'est un acte de courage.




BUT implique CHANGEMENTS
CHANGEMENTS impliquent PEUR
PEURS impliquent OBSTACLES.


Lorsque j'ai un but, il sous-entend des changements, qui se heurtent forcément aux peurs de l'égo. Ce sont ces peurs (inconscientes pour la plupart) qui sont crés;atrices d'obstacles. Ce sont donc les peurs qu'il faut vaincre, non les obstacles.




LE MONDE S'OUVRE TOUJOURS AU PASSAGE DE CELUI QUI SAIT OU IL VA.






Exercice pour

SAVOIR CE QU'ON VEUT ET LE REALISER

d'après Michaël BESSON
Psychologue Holistique à l'Ile de la Réunion

- Faire un inventaire écrit de tout ce que l'on a envie de faire, sans restriction aucune ni souci de réalisme. Quinze minutes d'attention à soi-même. Qu'est-ce qui me satisfait, qu'est-ce qui ne me satisfait pas. Si je n'ai envie de rien, j'essaie de me souvenir de ce que j'ai désiré dans le temps, ou dans mon enfance.

- Passer la liste en revue, et estimer combien de temps il faut pour parvenir à réaliser chacun de ces objectifs. Ne renoncer à aucun, même les plus irréalistes, qui sont souvent les plus motivants.

- Définir des étapes progressives et choisir pour l'année qui vient quatre étapes.

- Préciser les raisons pour lesquelles on choisit ces étapes ; pourquoi on est sûr d'y arriver, pourquoi on veut absolument réussir cela. Préciser les intentions. On s'aperçoit alors qu'il y a des choses auxquelles on ne tient pas vraiment. Apparaît alors ce pour quoi on est le plus motivé.

- S'en tenir à ces buts et en améliorer la formulation pour qu'elle soit précise et aussi exacte que possible.

- Vérifier la valeur intrinsèque de ces buts : pour soi-même, pour autrui, pour le monde. Un but néfaste à autrui ne sera pas poursuivi avec une foi complète.

- Décrire ce qu'on ressentira lorsqu'on aura atteint chacun de ces buts. Plus le ressenti est clair, plus on pourra réaliser facilement.

- Reconnaître que ce (ces) but(s) ne dépend(ent) que de moi, et ne met pas en cause l'intégrité des autres.

- Faire la liste des ressources dont on dispose (matérielles, psychologiques, spirituelles, amicales, relations, finances, temps, santé, talents etc). Ceci n'est pas un critère d'élimination (lorsqu'on ne trouve pas suffisamment de ressources utilisables).

- Se remémorer si on a eu des réussites dans sa vie : ai-je été fier de réaliser telle ou telle chose ? Sentiment de plénitude, de reconnaissance par la collectivité, ou de confiance en soi en une occasion quelconque, et utiliser ce sentiment pour se remettre dans la même énergie au sujet du nouveau but. Transposer ce ressenti dans la visualisation du nouveau but réalisé.

- Quel genre de personne dois-je être pour atteindre mes objectifs ? Si je reste tel que je suis, je resterai avec les mêmes manques. Cela suppose-t-il une discipline, un niveau d'instruction, une nouvelle gestion du temps, une guérison psychologique ou autre, une nouvelle attitude dans telles circonstances ou face à telle chose, etc.

- Noter ce qui m'empêchait jusqu'à présent de réaliser ce que je désire ; ce que je considère comme des limites (organisation, santé, échecs passés traumatisants, paresse etc.). Comment m'y suis-je pris pour échouer ? Généralement on s'y prend toujours de la même façon. On a des stratégies d'échec comme on a des stratégies de réussite, toujours semblables.

- Y a-t-il quelque chose au fond de moi qui m'empêche de réaliser mes désirs. Il peut arriver que ce soit par non-conformité de mes désirs avec mes besoins, ou avec mon plan de vie inconscient. Mais en général, c'est simplement la peur qui est la cause de ces obstacles. Quelle peur ? Je dois aller au-devant de mes peurs. Ce dont j'ai peur est souvent précisément ce dont j'ai besoin pour mon évolution. Le constater est une façon de se fixer un but.

Enfin, si malgré tout cela, je ne sais pas ce que je veux, je peux choisir au hasard. Mon but étant d'avoir un but, je m'en fixe un arbitrairement et fais comme si c'était le mien. L'important étant de décider et non ce que l'on décide, de façon à mettre l'énergie en route. Ensuite, je saurai si c'était un bon but ou pas. C'est souvent par l'absurde que l'on se découvre : à force de se tromper et de vivre ce que l'on n'aime pas, on finit par découvrir ce pour quoi on est fait. La non-décision est la pire des choses.

Développer l'intuition est du même ordre. Plus j'hésite, moins je fais confiance à mon intuition, et plus elle me fuit. Au contraire, si je lui fais confiance, elle se multiplie. Il vaut donc mieux toujours écouter son intuition même si elle nous a toujours mené à "la catastrophe", car ainsi elle finira par se développer. "Au hasard, Balthazar". Acte de foi dans la vie. Si je me trompe de décision, le fait de savoir que je me suis trompé est un enseignement précieux, alors que la tergiversation ne me permet aucun enseignement, si ce n'est que rien n'est pire que l'immobilisme. En général, la première impression est celle de l'intuition, tous les sentiments ultérieurs étant le produit du mental. En effet, le mental ne peut agir qu'en réaction à quelque chose, et l'intuition au contraire est une création. Ce qui vient après la première impression est rarement une intuition. C'est généralement une peur envisageant toutes les raisons de ne pas décider, car c'est en décidant que JE devient libre et créateur.



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