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JE NE PEUX PAS NE PAS CREER
L'UNIVERS
Si certains doutent encore que l'univers
soit tout entier leur esprit, qu'ils essaient d'exhiber de la
"matière" qui ne soit pas leur propre sensation
de matière. Tout ce dont j'ai conscience est une partie
de ma conscience, toute sensation est esprit par définition,
toute "matière" est sensation. Ceux qui veulent
à tout crin envisager l'existence éventuelle de
matière qui soit indépendante de la sensation de
matière, devraient se demander si ce désir a un
sens : l'idée de matière est entièrement
construite sur une suite de sensations. Il n'y a pas de concept
de matière qui repose sur autre chose que notre esprit
seul et unique. Dans ces conditions, il faut vraiment aimer l'incertain,
l'illusoire et l'hypothétique pour imaginer l'application
de ce concept à "autre chose" qu'à l'esprit.
L'esprit, de fait, a une forme de matière. C'est tout ce
qu'on peut dire, car toute pensée peut s'analyser comme
une forme apparemment "matérielle" de l'esprit,
ce qui veut bien dire que c'est de l'esprit et pas du tout de
la matière indépendante de l'esprit.
La question "est-ce que l'esprit
est créateur" tombe d'elle-même. Si tout est
esprit, si les pensées changent, l'univers change.
On doit cependant aller plus loin et dire
: l'esprit, seul créateur, n'a de sens que pôur MOI
dans MON univers. Je suis le seul esprit de mon univers, et donc
je suis le seul créateur de ce dernier. Me voilà
face à une responsabilité brutale et difficile à
assumer.
Ma responsabilité est encore plus
grande lorsque je prends conscience que tout ce que je crée,
certes je le crée la plupart du temps inconsciemment, mais
c'est néanmoins ce que je veux. Je suis seul responsable
des pensées qui en moi créent, même si elles
sont inconscientes.
En effet, le phénomène créateur,
on l'a démontré, est le fait qu'il y a un BUT. L'esprit a un but unique qui se subdivise
en une infinité de buts personnels, et je suis un de ceux-là.
Il ne m'est donc pas possible de me cacher derrière mon
inconscient. Si je crée, même "involontairement",
en fait c'est très volontaire puisque cela a pour seule
source le fait de me définir aujourd'hui comme l'individu
que je suis, étant entendu que c'est cela qui détermine
mon but personnel. Fonction de ce que je crois être (et
j'en suis seul responsable), mon but se met en place pour aller
de cet état vers l'état parfait absolu.
Or, la définition de moi-même
qui suscite ce processus créateur, c'est à chaque
instant que j'en suis entièrement responsable, de par l'ensemble
de mes réactions face au monde et à l'univers. En
toute circonstance, j'agis comme ceci ou comme cela, machinalement,
ce qui délimite ma conscience morale et ma personnalité,
et il s'ensuit l'univers correspondant pour aller vers le but.
Donc pas d'hésittion, plutôt
que de faire la police de mes pensées, comme on le préconise
généralement, je dois avant tout faire la police
de mes AttITUDES MENTALES et de mes réactions dans le monde,
pour gérer au mieux ma relation au monde, relation qui
me définit, et donc engendre l'univers que je suis appelé
à vivre.
Voilà donc que l'Ontologie devient
beaucoup plus exigeante qu'elle ne me paraissait auparavant. Il
ne suffit plus de faire de belles affirmations pour me changer
ou pour obtenir ce que je veux. Il faut d'abord et avant tout
rechercher l'harmonie des rapports avec les autres et le monde,
en toute circonstance, afin de définir l'image de moi dont
j'ai besoin pour vivre ce que j'ai envie de vivre.
"Il faut prier pour être et
non prier pour avoir". La pensée créatrice
nous procurera ce dont nous rêvons à condition que
cela corresponde à notre personnage. Changer ce personnage
c'est changer sa relation au monde. Pour me redonner à tout moment le courage et l'envie de rester vigilant et de mettre en pratique ce que je sais, rien de tel que le petit livre "LA REGLE DU JE" que vous pouvez commander tout de suite.
DEVENIR LE DECIDEUR DE MA
VIE
Ensuite je ne dois pas croire que je crée
véritablement. On ne doit pas parler de création
mais de "manifestation". L'esprit ne crée rien de réel,
j'en constate la forme "extérieurement", voilà
tout. S'il n'y a pas création à proprement parler,
il y a néanmoins quelque chose qui y ressemble beaucoup
: tout d'abord, puisque le "tout" me paraît extérieur,
ses modifications me paraissent indépendantes de moi, donc
"créées" par quelque chose. Je n'ai pas
le sentiment que je suis spectateur de mes propres modifications.
Ensuite, l'influence de ce qu'on appelle
généralement l'esprit, c'est-à-dire la partie
de l'esprit reconnue comme personnelle, intérieure, est
manifeste : avec un peu d'expérience, je constate rapidement
que le monde répond à mes états d'âme
et à mes besoins spirituels. Je peux donc penser que "mon"
esprit "crée" ces univers successifs.
Or ce n'est pas le cas. Les univers que
je perçois, au même titre que tous ceux que je ne
perçois pas, existent de toute façon, et de toute
éternité. Il est impossible de créer véritablement
quelque chose. Ce qui permet de dire cela est que le tout est
le tout. Il ne peut rien lui manquer, toute chose, toute réalité,
toute idée, fait à l'avance partie de ce tout. On
ne fait que la "sélectionner" parmi l'infinité
des possibles, et c'est celle qu'on sélectionne que l'on
perçoit. En tant que personne, je suis un filtre qui évacue
presque tout l'univers pour n'en assumer qu'une infime partie,
et cette sélection de moi-même est manifestée
dans l'univers que je vis.
Pour qu'une création soit possible
à proprement parler, il faudrait qu'il y ait des choses
qui n'existent pas, et donc qu'il y ait des "trous"
entre la division absolue du zéro et de l'infini, et leur
unité absolue. Ceux qui connaissent bien l'origine de l'esprit
ont depuis longtemps acquis la certitude que tous les univers
existent simultanément entre ces deux extrêmes, et
que la conscience ne fait que se déplacer de l'un à
l'autre, c'est-à-dire d'une croyance à une autre.
Je n'ai donc pas besoin de croire à la "matérialisation"
des choses. Simplement, en me changeant, je me mets en condition
de goûter de ce qui existe de toute éternité.
CONCLUSIONS PRATIQUES
1°) Je suis, cela signifie "je
crée". Toute activité de l'esprit sous forme
de pensées se manifeste sous la forme de mon univers, puisque
cet univers n'en est que la forme. Une pensée sans forme,
cela n'existe pas puisque la pensée est une délimitation
dans l'infini de l'esprit. Cette forme paraît forcément
extérieure puisque la conscience se croit forcément
au centre. Donc toute pensée, quelle qu'elle soit, positive
ou négative, engendre l'univers que je vis. Plus que leur
reflet, cet univers EST mes pensées.
A la question "y a-t-il pour autant
des faits ou réalités qui ne soient pas issues de
ma pensée", la réponse est non. Mon univers
est celui que JE perçois.
2°) Par conséquent, telles
sont mes pensées, tel est l'univers que je vis. Il faut
et il suffit que je change mes pensées pour que mon univers
change. Reste à savoir comment faire.
3°) Je suis l'unique responsable
de tout ce que je vis et perçois. Il n'y a pas d'autre
source créatrice de quoi que ce soit dans cet univers.
Dès que quelque chose pénètre dans mon champ
de conscience, j'en suis le responsable unique et entier.
4°) Ce que je crée n'est pas
un hasard et correspond exactement à mes besoins, puisque
le créateur est la poursuite du but absolu et parfait.
Je suis donc dans la reconnaissance permanente, quel que soit
le résultat.
5°) Plus j'assume le fait d'être
ce "créateur" permanent, plus je m'autorise à
être moi-même, plus je manifeste mon absence de peur,
et plus je m'approche de "Dieu" : ma réalité
ultime.
6°) Je suis certain que ce que je
vis existe de toute éternité. Je n'ai pas à
craindre l'impuissance de l'esprit à "créer
une matière ou une situation qui n'existe pas". Puisque
tout est, mais que ma conscience sélectionne, à
moi de lui apprendre à sélectionner en connaissance
de cause. Ma confiance dans le résultat est entière.
7°) Le processus de sélection
est le processus de la croyance. La croyance est le fait de s'accrocher
mentalement à ce qui nous donne existence en tant que conscience.
Ma conscience s'éteindrait si je ne vivais pas une limitation
de l'infini à l'extérieur de moi. C'est impossible,
mais le moyen de cette impossibilité est l'attachement
à la matière. Il y aura toujours nécessité
mentale de m'accrocher à quelque chose qui me permette
d'être conscient. La croyance en "ce qui est",
apparemment "constaté" et "tangible",
ne peut être remis en cause sans risque de perdre son équilibre
mental. La conscience en a le plus grand besoin. Cela étant,
elle peut reculer à l'infini les limites de l'attachement,
et celles de ses croyances. Il restera toujours, de toute façon,
un univers personnel créé à aimer. Le sachant
(et cela est démontré par la nécessité
de la conscience pour que le néant soit), je peux désamorcer
cette peur de perdre cette matière, cet attachement, et
changer mes croyances de plus en plus aisément.
8°) Les croyances sur lesquelles
je dois et peux agir ne sont pas celles qui concernent l'univers.
Il est vain d'essayer de croire que la Terre tourne autour d'Alpha du Centaure. Le sens de la création
allant de la définition de soi-même en tant que sélectionneur
d'univers, vers la perception extérieure de cette pensée,
et non l'inverse, la seule croyance que je sois fondé à
changer est mes croyances sur MOI-MEME, c'est-à-dire sur
l'image de soi. Cela est le point central, crucial, fondamental.
Cela se résume par la maxime : "il faut prier pour
être, et non prier pour avoir". Cela signifie que
je dois m'autoriser à tout penser de moi-même, ce
qui est un effort de contestation de tout conditionnement, et
de toute influence du passé. Le passé n'existe pas,
or c'est à lui que j'attribue le soin de me définir.
Devenir créateur, c'est nier être un passé.
Désormais, je suis un BUT, un objectif, mon avenir. Telle
est la source de la Thérapie Métaphysique à
l'opposé de la Psychanalyse.
LA HIERARCHIE CREATRICE
Souvent, on dit que nos prières
ne marchent pas parce qu'on a des idées inconscientes contraires.
C'est un peu vrai dans la mesure où, si la pensée
"crée", nous ne sommes pas constitués
que d'une seule pensée, mais d'une légion de pensées
dont beaucoup sont contradictoires. Dans ces conditions, il ne
faut pas s'étonner que l'univers que nous vivons soit si
peu satisfaisant. Je pousse dans un sens, je pousse dans l'autre,
je désire autre chose qui n'a rien à voir, de toute
façon j'ai peur du résultat, etc. L'ensemble produit
une vie gentiement erratique où on a vraiment l'impression
de laisser les choses à vau-l'eau, sans influer dessus.
Il est donc clair qu'il y a du ménage
à faire pour arriver à la pensée convergente
ou "pensée laser" comme dit Pierre Gardelle.
C'est un des objectifs qu'il faut avoir en tête si l'on
veut progresser. Cela s'appelle : savoir ce qu'on veut, savoir
qui on est, et ne pas avoir peur. Rude tâche pour laquelle
mille techniques peuvent être utiles.
Mais une fois cela résolu, on n'en
devient pas pour autant un magicien capable de faire la vaisselle
à la façon de Mary Poppins ou de Merlin. Parce que
notre volonté est hiérarchisée. Il y a notre
volonté consciente, qui peut être multiple et contradictoire,
mais il y a en plus nos volontés inconscientes. Sont inconscientes
celles qui sont trop habituelles ou trop anciennes pour être
conscientes, les avoir à l'esprit ne serait d'aucune utilité.
Ainsi, on ne décide pas de respirer, ni de subir la "gravité".
Mais par conséquent il est d'autant plus difficile d'y
changer quelque chose.
Cette volonté profonde et ancestrale,
que nous avions déjà en tant que particules atomiques,
n'est qu'une des strates de notre volonté. On peut sérier
découper cette volonté en tranches successives :
- la simple volonté d'être,
qui entretient les peurs fondamentales de notre conscience et
permet de la maintenir : rejet de l'infini, de la solitude, de
la toute-puissance etc.
- la volonté de la forme matérielle
qui permet à cette conscience de fonctionner. La "gravité"
est une des lois de la Physique que nous reproduisons à
chaque instant dans ce but ;
- la volonté d'être au niveau
de l'évolution qui nous convient : je ne vais pas changer
du jour au lendemain le fait d'être un humain vivant sur
une planète bleue. Ce ne sont là nullement des nécessités
absolues, mais simplement des croyances auxquelles on tient dans
un but utilitaire d'ordre "cosmique" ;
- la volonté de conserver l'expérience
de mes vies d'humain ; croyance en un passé plus ou moins
personnel. C'est à ce niveau que se décide l'essentiel
des expériences de ma vie, fonction de mes "besoins
spirituels" ;
- la volonté de détenir
certaines caractéristiques émotionnelles, sentimentales,
intellectuelles etc. Tout ce qui constitue mon "tempérament",
ainsi que la forme de mon corps personnel et qui permet à
mes expériences d'avoir un sens et de m'apporter des enseignements
;
- l'image de moi dans le cadre de ce tempérament
; je suis capable de ceci, de cela, mais pas de ceci ou de cela
;
- ce que je crois être bon pour
moi par rapport à cette image ; je décide consciemment
des tas de choses dans le but (en général) de me
magnifier à mes propres yeux, de ressembler à mon
idéal. C'est seulement là que commence la volonté
consciente ;
- les décisions habituelles conscientes
et modifiables, mais généralement machinales ;
- le choix de mon but, en liaison avec
le Grand But cosmique : la nécessité du néant,
recherche de l'unité entre le zéro et l'infini,
c'est-à-dire amour de mon univers à tout instant.
On comprend bien que la pensée
créatrice ne tente de modifier que les couches les plus
superficielles de l'existence. Elle ne peut guère, d'ailleurs
faire davantage. Et on comprend bien que si une décision,
une affirmation, une prière pour vivre telle chose, entre
en contradiction avec un besoin plus profond, elle sera tout simplement
nulle et non avenue. Ainsi je peux décider des tas de choses,
mais s'avérant non conforme à mes besoins spirituels
du moment, j'ai peu de chances que cela se produise. Néanmoins,
je peux le faire si je change ces besoins spirituels, et cela
est possible par mes prises de conscience a priori, c'est-à-dire
avant l'expérience, par la compréhension des choses,
et par la décision ferme et déterminer de changer
mon mode de réaction dans telle ou telle circonstance.
Ainsi je manifeste un autre niveau de conscience, donc d'autres
besoins, et cela peut faire que désormais telle chose m'est
offerte.
Je peux aussi vouloir changer la gravité
et que le Soleil n'attire plus la Terre. J'ai le droit. Pour y
parvenir, il faudra que j'intervienne encore plus haut, au niveau
où cela se décide, et donc que je change les besoinsd'évolution
sous forme de matière, ce qui n'est pas une mince affaire.
Mais c'est théoriquement possible.
Rien ne s'impose à l'être que ses propres croyances.
On comprend donc bien comment cette hiérarchie
des volontés est une hiérarchie des croyances, et
par suite une hiérarchie créatrice. Je crois à
ce dont j'ai besoin à un moment donné (c'est ma
volonté), et ce à quoi je crois forme mes pensées
qui se manifestent "matériellement" dans le monde.
Changer ces croyances est possible, encore faut-il que cela ait
une signification profonde en accord avec mes nécessités
supérieures. Sinon, je me leurre.
Le sage n'a nulle envie de changer ce
qui lui paraît bon. Cela peut paraître une "lapalissade",
mais ce n'en est pas une. Il est très difficile d'estimer
ce qui doit être décidé ou non, créé
ou pas, changé. Combien se demandent s'il est bon de vouloir
telle ou telle chose ! Choisir à bon escient ne peut se
faire qu'en développant son intuition, son discernement,
sa connaissance de soi-même. Y parvenir avec précision
et rapidité est un yoga des plus élevés,
et le sage n'hésite pas. Il sait suivre ses désirs
à bon escient. Il sait aussi ne pas les suivre sans frustration.
Créer n'est pas un jeu, même si cela doit être
vécu comme tel. Le jeu est une affaire sérieuse.
Je n'ai pas à vouloir n'importe quoi pour mettre à
l'épreuve ma capacité créatrice. C'est dans
le cadre de ma vie humaine présente, avec ses conditionnements
profonds et nécessaires, que je peux jouer pleinement mon
rôle de créateur responsable de ma vie. Il y a là
bien assez de travail à faire, assez de "mercis"
à dire pour que tout, dans ma vie, soit harmonie, beauté
et joie.
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