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INVESTIR DANS LA CRISE
Par Fr. Ankh-Atem
Civilisation allopathique qui a l'habitude de supprimer les symptômes au lieu d'écouter les avertissements
cherche une fois de plus à sortir de cette crise en faisant l'économie de remises en causes de ses comportements.
Mais à la longue, le corps bourré de médicaments finit par s'effondrer.
On sait que seuls les investisseurs s’en
sortent. Il y a dans le monde la grande majorité qui travaille
ou voudrait travailler, salariés, chômeurs,
indépendants, chefs d’entreprises, et la minorité
de ceux qui n’ont pas besoin de travailler pour vivre :
les investisseurs. Ils investissent grâce au travail de ceux
qui rêvent d’en faire autant. La crise actuelle est un moyen magnifique
pour les plus grands investisseurs, principalement les deux cents
familles qui mènent le monde, de devenir propriétaires
de la quasi-totalité des biens de production et immobiliers
mondiaux. En effet, la ponction qui s’opère par la
dégringolade des bourses ne touchera vraiment que les petits
investisseurs, ceux qui épargnent avec le peu qu’ils
gagnent de leur travail. Car ce sont eux qui vont compenser les
pertes des responsables de la crise, et dont certains actifs fondent
à vitesse accélérée. Ainsi les
travailleurs, les petits propriétaires etc. vont voir le peu
qu’ils possédaient leur être retiré pour
renflouer les comptes de ceux qui possèdent les banques
privées internationales (car toutes les banques sont privées
de fait, y compris les banques nationales et les banques centrales)
et qui sont responsables de la crise. Et à ceux ont recevront
encore plus. On a déjà lu cela quelque part. Pour ces derniers il n’y a pas de
risque. Les risques sont pour les intermédiaires, ceux qui
agissent entre les deux extrêmes. Pour ceux d’en bas ce
n’est pas un risque, c’est une condamnation sans
équivoque. Ils sont cuits. Ils sont cuits car le crédit
est mort, leur maison saisie, l’entreprise qu’ils avaient
créée en faillite faute de soutien bancaire et faute de
clients (privés aussi de crédits), et également
pour les entreprises où ils travaillent s’ils sont
salariés, pour les mêmes raisons. Le chômage a de
beaux jours devant lui.
Ceux d’en haut au contraire sont
toujours gagnants. Ils gagnaient quand ce n’était pas la
crise, ils gagneront même si la crise s’aggrave. Il n’a
jamais été question pour le Gouvernement Bush d’aider
les familles à ne pas être expulsées lorsque les
taux d’intérêts des maisons qu’ils ont
achetées à taux variable ont grimpé. On sait que
les banques avaient ordre d’accroître artificiellement le
volume de crédit, même à risque, afin de
maintenir un niveau d’activité élevé
malgré le choc financier et économique consécutif
aux événements du 11 septembre 2001. Lorsque ces
crédits revendus sous d’autres formes entre banques,
sont devenus des chiffons de papier du fait de l’insolvabilité
avérée des clients et la multiplication des maisons
saisies à brader, les banques ont cessé de se faire
confiance entre elles et donc refusent les arbitrages de liquidités
indispensables entre banques, pensant que telle ou telle risquait la
faillite d’un jour à l’autre. Ce blocage du crédit
qui pourrait devenir total, ne peut être résolu que par
l’inflation (la planche à billet) pour remettre des
fausses liquidités à disposition, ce que les
gouvernements ont l’intention de faire s’ils ne trouvent
pas d’autre solution. Avec une conséquence double pour
les populations : l’effondrement de l’économie,
de l’investissement devenu impossible pour les entreprises
jusqu’à la consommation devenant de plus en plus
difficile, ce qui a pour effet la paupérisation généralisée,
le chômage, la pénurie, et toutes ses conséquences
en termes de pillages, d’émeutes ou autres, qui seraient
la conséquence directe de cette crise si elle se prolonge, ce
qui est très possible mais pas sûr.
C’est très vraisemblable parce
que les garanties gouvernementales risquent d’être
nécessaires au bout du compte, pour dédommager les
détenteurs de comptes courants et d’épargne,
lorsque d’autres banques disparaîtront et donc lorsque
les petits déposants perdront tout du jour au lendemain. Ces
garanties pour leur rembourser leurs pertes avec de la monnaie de
singe dans une économie bloquée ne peut que provoquer
une inflation galoppante, le moindre morceau de pain valant une
fortune, comme cela s’est produit à l’époque
de la République de Weimar où la planche à
billet a servi à payer les compensations exigées de
l’Allemagne après la guerre de 14-18. C’est le
scénario le plus vraisemblable car même si les
institutions financières sont plus solides, plus organisées,
plus concertées, la planche à billet c’est
toujours la planche à billet, et l’heure de vérité
toujours l’heure de vérité. Faut-il se réjouir ou se plaindre de
cette situation ? Du point de vue le plus positif, il faut
absolument s’en réjouir. C’est le seul moyen
aujourd’hui d’interrompre cette course folle de la
croissance qui caractérise l’ancienne civilisation. Or
la croissance était en train de détruire la planète
à vitesse grand V. Une seule solution si on veut que nos
enfants aient encore une planète viable sous leurs pieds, un
air respirable et des légumes à manger : l’arrêt
de la croissance. Comme on l’a dit dans un précédent
article sur le journal « Changer d’Ere »
(http://www.hatem.com/changere.htm),
il y a environ trente à quarante ans, on pouvait
réformer la croissance et concilier économie et
écologie. Aujourd’hui il est trop tard, et même
avec la meilleure volonté du monde (et il n’y en a en
fait aucune malgré les discours), les gouvernements ne peuvent
plus sauver la planète. Car pour qu’ils y parviennent il
faudrait qu’ils prennent des mesures beaucoup trop radicales.
Les lobbies ne le permettraient pas et même les populations le
refuseraient : exemple : interdire totalement ou à
peu près le trafic aérien ; arrêter la
production automobile et la circulation automobile ; réduire
de moitié ou plus la production d’électricité ;
considérer la déforestation ou la pêche comme un
casus belli. Seules des mesures aussi radicales pourraient inverser
la tendance, et en quelques années, la nature reprendrait ses
droits, les forêts réapparaîtraient. Inutile de
dire que c’est impensable comme décisions politiques et
les responsables le savent bien. Ils sont les fossoyeurs de
l’humanité mais doivent faire bonne figure jusqu’au
bout. Face à cela, la crise peut imposer
elle-même les décisions qui ne sont pas prises
volontairement. Une économie effondrée permettrait la
remise en ordre des équilibres écologiques, mais au
prix de souffrances humaines incalculables, en tout cas pour les gens
du commun, car pour les responsables qui ont mené la planète
où elle en est, il n’y a rien à craindre ou
presque. En fait on peut trouver odieux ce discours, mais de toute
façon la souffrance de l’humanité ne sera pas
évitée. Si l’économie reprend le dessus,
que les Bourses se rétablissent, que l’investissement
reprend, évidemment la spéculation va repartir de plus
belle pour compenser et sauver le plus vite possible ce qui peut
l’être par crainte d’une prochaine crise qui ne
manquera d’ailleurs pas d’arriver, et ils le savent. Ils
l’utilisent d’ailleurs au mieux. Donc dans ce schéma,
le climat va continuer de se réchauffer, les forêts de
disparaître, les banquises de fondre, les populations menacées
de se précipiter dans les pays riches et protégés,
les lois martiales se multiplier dans de nombreux pays, et la famine
s’étendre évidemment pour devenir courante même
dans les pays habituellement riches. Ce n’est pas une vision
catastrophiste, c’est la logique d’une économie de
croissance fondée sur le prêt à intérêt
depuis des centaines d’années. Donc que cette crise aille jusqu’à
son terme ou au contraire que les économies redeviennent
florissante, le résultat sera une souffrance insupportable de
la majorité de la population humaine. La solution crise
permettant de sauver sinon l’humanité, du moins la
planète, et la solution reprise économique ne
permettant de ne sauver ni l’humanité ni la planète.
Mais dans les deux cas, les deux cents familles s’en sortent
royalement. Pas de problème pour elles. Si vous ne comprenez
pas à quoi nous faisons allusion dans ces lignes, le livre
« LES CINQ CLEFS » chez Louise Courteau vous
éclairera. La crise n’est pas un problème
à leur niveau, ni la reprise. Dans les deux cas ils gagnent.
C’est pourquoi la crise est pour eux une péripétie,
qu’ils ne maîtrisent pas d’ailleurs, mais qu’ils
savent avoir provoquée sans savoir vraiment ni où ni
quand. Il n’est pas à notre avis juste de dire que la
crise est construite de toute pièce. Elle est la suite logique
de la spéculation accélérée après
le 11 septembre, que ce 11 septembre ait été une
manipulation des sociétés secrètes ou pas. Pour
les êtres astraux qui se nourrissent de nos émotions
négatives et n’ont plus besoin depuis longtemps de
manipuler les événements pour arriver à leurs
fins, la victoire est totale dans tous les cas (mais provisoirement).
Ils sont spectateurs et tirent les marrons du feu. Quant aux illuminati, pour qui finances et
pouvoir terrestre sont le véritable enjeu, certains sont
paniqués, d’autres pas. Tout cela c’est leur
affaire. Ce qui vous concerne personnellement, c’est comment
vous en sortir et comment œuvrer pour que la souffrance soit
limitée, pour rehausser les vibrations chaque fois que c’est
possible. La solution est toujours vibratoire (voir « LA
SIXIEME CLEF » chez Louise Courteau). La solution est simple. David, dans ses
psaumes, disait pour les situations de crise : « ne
quitte pas ton rocher de vue ». Le rocher c’est le
centre de notre être, c’est Soi. La seule réalité
à laquelle on puisse se raccrocher lorsque tout nous échappe. Et tout n’a pas fini de nous échapper.
Car dans les quelques années qui sont devant nous, tout ce qui
est artificiel ou mensonger va être sacrément secoué
par l’élévation vibratoire déjà
largement entamée, à laquelle il est difficile de
résister quand on s’accroche aux vieilles valeurs. Pour
la finance charlatanesque, ce n’est à notre avis qu’un
début. Pour les politiques sans sagesse et sans cœur,
pour les sciences sans conscience, le compte à rebours est
commencé.
C’est d’ailleurs parce que les
suppôts de la Reptilerie savent que leurs heures sont comptées
qu’ils font bêtise sur bêtise et utilisent cette
crise pour opérer une dernière ponction généralisée
de tous les moyens financiers. Car cette crise est un formidable
aspirateur pour accélérer les transferts financiers des
populations vers les « élites ». Mais attention de ne pas mettre la faute sur
l’autre. Le responsable c’est toujours soi. C’est
nous qui, par attachement au confort technologique, à la
consommation criminelle de viande ou poissons, de fruits hors saison,
de laitages, de bois exotiques, par l’acceptation de pratiquer
des métiers ou occuper des emplois nuisibles à autrui,
payons quotidiennement nos persécuteurs pour qu’ils
accentuent leur pression. ET NOUS EN DONNONS A NOUVEAU LA PREUVE
LORSQUE, FACE AU CRASH GENERALISE, C’EST LE CHACUN POUR SOI
POUR PRESERVER SON PATRIMOINE ET PLACER SES BIENS LA OU ILS SERAIENT
PLUS EN SECURITE. On peut acheter de l’or, changer de
banque, acheter de la pierre ou des terres, vendre des actions pour
des placements plus sûrs. Ce sauve-qui-peut est un suicide, car
il montre notre attachement à la matière, et la
priorité que nous donnons à l’artificiel plutôt
qu’à l’essentiel. C’EST UN TEST. L’époque est aux tests
spirituels, les hautes vibrations cosmiques obligeant à
choisir son camp. Et si nous signons des deux mains pour
préserver le système qui nous a mis en esclavage, alors
nous choisissons le camp de ce qui est appelé à
disparaître. On a le droit. On a le droit de fermer les
yeux. Depuis toujours on a le choix. Le choix
d’investir notre énergie dans l’ego, dans le
passé, dans la facilité. Ce n’est qu’à
l’heure de la facture qu’on remet parfois ces choix en
cause. Dernière chance. Mais aujourd’hui comme hier, il
n’y a jamais eu qu’un seul lieu sûr où
investir cette énergie, quelle qu’en soit la forme :
c’est SOI. On peut faire des études, on s’aperçoit
souvent qu’on a perdu son temps et qu’on n’a pas
l’emploi qu’on voudrait. On peut construire ou acheter
des maisons, on s’aperçoit (pas toujours bien sûr)
qu’il faut les abandonner à l’huissier ou au
banquier, ou courir après les loyers impayés. On peut
créer des entreprises puissantes, ce sont des tigres de papier
dont la valeur s’effondre du jour au lendemain au détour
d’une tempête financière.
Finalement qui avait raison ? La cigale
ou la fourmi ? La cigale peut-être, qui a investi dans le
plaisir de l’instant, dans la vibration du moment, dans la joie
d’une note de musique ou d’une harmonie de couleurs, car
comme disait Piaf, cela « vous laisse un goût de
miel, et l’amour c’est éternel ». Les
autres n’auront connu que le stress au quotidien.
Ceux qui se réjouissent le plus
d’avoir investi ont investi dans ce qui est éternel :
le développement personnel. Ce qu’on acquiert par
l’expérience ou par l’exercice, par la lecture ou
par la créativité et le travail manuel, cela ne peut
être volé par personne. Et les témoignages sont
nombreux de ceux qui ont d’abord développé leur
caractère, leur connaissance, leur discernement, leur capacité
de communication réelle, leur habitude d’aider les
autres, et qui au bout du compte sont récompensés, car
c’est vers eux qu’on va quand tout va mal, à eux
qu’on confie ses économies, eux avec qui on veut
travailler ou à qui on veut confier des responsabilités.
C’est le choix du long terme, qui est
finalement le même que le choix de l’instant présent. Le court terme est toujours la recherche des
egos impatients, des attachements anxieux. C’est le court terme
de la politique et de la finance qui détruisait la planète
et l’humain jusqu’à présent. Où investir aujourd’hui dans
l’urgence ? Il est urgent de prendre son temps, et de
commencer le travail qu’on n’a pas fait jusqu’à
présent : distinguer Soi et moi, comprendre ce qu’on
fait là et pourquoi, par une vraie
rationalité enfin en accord avec notre intuition mystique,
reconnaître la valeur et le but de l’incarnation et
n’avoir qu’une préoccupation : réaliser
sa mission de vie. Tout cela s’apprend, et ce n’est pas
avec la crainte qu’il est trop tard qu’on progressera. Au
contraire, dès qu’on se met dans la bonne direction, on
s’aperçoit que c’est un tapis volant qui nous
emmène beaucoup plus loin beaucoup plus vite qu’on ne le
pensait quand on ne croyait qu’à ses propres moyens.
Tant que l’échéance
n’est pas venue, il n’est pas trop tard. Jusqu’au
dernier souffle chacun peut choisir sa voie. Les événements
ne sont là que pour presser notre décision. Pour nous
mettre au pied du mur. Faire le choix de l’éternel et
non plus du provisoire. Le choix de l’autre et non plus du moi.
Car en donnant un peu, on fait la preuve qu’on ne se sépare
plus de l’infini extérieur, et c’est tout l’infini
qui devient notre patrimoine, la Providence, la Corne d’Abondance.
En voulant garder, au contraire, on se prive de tout puisqu’on
fait la preuve qu’on ne croit pas être un potentiel
infini. De quoi ai-je donc le plus peur ? Que
cet ego ne soit plus défini par ses limites financières
et corporelles ? Ou de passer à côté du
bonheur qui est toujours une aventure ? Seule la familiarisation avec la notion
d’infini peut me guérir, car tant que je ne sais pas ce
que je pourrais être, je m’attache à ce que je
croyais être.
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