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QU’EST-CE QUE L’ILLUMINATION
Le sens réel de l’expression ILLUMINATION est simple : VOIR LA LUMIERE EN TOUT.
« Etre ébloui spirituellement par tout ce qui nous entoure en n’y voyant que lumière ».
Beaucoup cherchent l’interrupteur, mais savent-ils vraiment ce qu’ils cherchent dans le noir ?
Difficile de trouver quelque chose quand on ne sait pas ce que c’est.
L’interrupteur c’est la Foi.
Elle se construit.
Certains cherchent l’illumination sans passer par la foi. Pour cela, ils peuvent faire des exercices répétés de méditation ou de divers yogas, c’est toujours utile, ou bien pire : tenter d’accélérer leur vision par des drogues ou l’hayahuesca. Bien entendu c’est faire fausse route. La lumière artificielle ne vaut pas celle du grand jour. Vouloir accélérer les choses c’est toujours les retarder. Il n’y a pas de précipitation dans les mondes spirituels. Seuls les inconscients s’inquiètent du temps car ils sont attachés au corps.
La spiritualité ne consiste pas à fuir la matière au profit d’un idéal onirique. Elle consiste à illuminer la matière. Non pas « objectivement », mais pour soi.
Tout au moins à voir la lumière là où on voyait matière.
Car la matière a toujours été lumière. L’éveil consiste à s’en apercevoir. Le sommeil animal consiste à croire à ce qu’on voit.
Le mental a besoin d’être remis au pas. Il croit que la lumière est extérieure. Quand on parle de lumière, on croit à une puissance physique (non spirituelle) rendant physique (visible) un monde physique en soi (objectivement matériel).
Newton lui-même disait « la lumière est en nous ». Les physiciens modernes y compris quantiques ont fait largement marche arrière en créant pour leur confort théorique la superstition du photon. Il n’y a pas plus de particules de lumière qu’il n’y a de particules d’esprit. L’effet de particule c’est l’esprit lorsqu’il se fige en croyance.
La Foi est le contraire de la croyance.
La Foi est la certitude de ce qui est. La croyance est une hypothèse à laquelle on s’accroche par peur du Vrai.
La lumière n’est pas extérieure. Il n’y a rien d’extérieur. S’il y avait un extérieur, en aucun cas vous ne pourriez en avoir conscience. VOUS NE POUVEZ AVOIR CONSCIENCE QUE DE CE QUI EST INTERIEUR A VOTRE CONSCIENCE.
Si vous avez conscience de tenir un livre en mains, c’est évidemment que ce livre est intérieur à votre conscience. S’il était extérieur, comment voulez-vous pouvoir en avoir conscience ? S’il était extérieur A VOUS (sinon, « extérieur », qu’est-ce que cela voudrait dire ?), cela voudrait dire que quelque part VOTRE CONSCIENCE S’ARRETE DANS L’ESPACE et qu’à partir de là commence le monde extérieur dont le livre.
C’est évidemment absurde. Vous ne pouvez dire où se termine votre conscience puisque par définition, conscience et espace, c’est la même chose. La conscience c’est l’espace. Nous n’avons conscience que parce que nous concevons l’espace : l’impression qu’il y a un extérieur, un AUTRUI.
Quelque chose qui n’est pas soi, voilà l’effet de conscience.
Cela dit, il est clair que cette sensation, cet ensemble de sensations qu’est la conscience, est un processus d’illusion. Car bien entendu, ces sensations sont dans votre esprit. Une sensation objective, cela ne veut rien dire. Une sensation, c’est soi qui ressent, c’est la conscience. La forme de la conscience à un moment donné. En ce moment, votre conscience a une forme qui contient le fait d’avoir un bras avec un livre au bout. Cela est évidemment intérieur à vous-même. Et donc il s’agit d’« illusion ». Ce terme n’a rien de péjoratif ni d’inquiétant. Vous avez toujours vécu l’illusion, il n’y a pas de raison que cela change lorsque vous le savez.
La lumière c’est cela. Il n’y a rien de lumineux là-dedans, il y a simplement le fait que CE QUE VOUS ETES VOUS APPARAÎT EXTERIEUR. Mais il est bien évident que cela vous est intérieur puisque vous en avez conscience et que vous êtes cette conscience.
La conscience consiste donc à se croire au centre de soi-même au lieu de se percevoir comme la totalité de soi-même. Ce faisant, l’essentiel de moi-même m’apparaît extérieur, créant la sensation d’espace. Si je me percevais comme je suis, c’est-à-dire comme la totalité, je ne percevrais rien du tout en fait. Il n’y aurait pas de conscience. Qui dit conscience dit dualité sujet/objet et non unité du Tout en Soi.
L’illumination ne peut donc pas être l’unité absolue car c’est un état de conscience. C’est un état intermédiaire entre le sommeil animal, la croyance que le monde nous est extérieur, et le néant, l’extinction de toute perception si tout est consciemment soi. Mais l’illumination n’est pas l’extinction de la conscience. C’est un état intermédiaire. Je continue d’avoir conscience de moi et du monde, mais je n’ai plus de doute que le monde est moi, même si l’unité n’est pas réalisée. Elle ne le sera jamais.
On pourra donc toujours progresser en illumination à partir du moment où on a commencé à concevoir que tout ce que je perçois est en fait moi.
C’est cela le sens final de «illumination». Le mot «lumière», dans les étymologies antiques (en Phénicien AOR, ou UR, ou EOUR etc. d’où vient notre mot «or» - ce qui brille– et qu’on traduit par «lumière» dans les textes anciens comme la Bible) signifie en fait CONSCIENCE au sens moderne. Partout où vous lisez le mot «lumière» («que la lumière soit… et la lumière fut» etc.), qui est un terme allégorique et poétique, dans les textes anciens, lisez le mot «conscience» si vous voulez comprendre quelque chose dans un sens scientifique. Vous verrez que tout est beaucoup plus clair. Et plus véridique car l’idée de lumière donne l’impression que c’est quelque chose d’objectif, d’extérieur, dont la conscience aurait conscience alors que c’est la conscience elle-même. Tant qu’il n’y a pas conscience, il n’y a pas lumière. Lumière sans conscience, cela ne veut rien dire, mais il ne faudrait pas en conclure qu’il y avait conscience d’abord et que «Dieu» a créé la lumière. Le comprendre autrement voudrait dire qu’il n’a rien créé du tout puisque s’il n’avait créé qu’une lumière physique, cela sous-entendrait qu’il y avait préalablement notre conscience pour la percevoir.
Donc, l’illumination consiste à RECONNAÎTRE LA CONSCIENCE EN TOUTE CHOSE.
Soudain, par une prise de «conscience» inattendue mais découlant de nombreuses expériences de vie et méditations, vous vous apercevez que tout est vous, que tout est en vous, qu’il n’y a que vous, donc tout est conscience, donc tout est lumière. Il n’y a plus d’objet étranger, tout constitue votre vie, tout vous permet d’être, tout vous est indispensable, vous êtes la vie, vous êtes le monde, tout vibre au diapason de votre être, il n’y a plus rien qui ne soit pas vivant ou qui ne fasse pas partie de votre corps. Votre tendresse pour ce corps devient infinie, car l’amour vient toujours du fait de s’apercevoir que l’autre est soi. D’un coup vous vous sentez investi d’un amour total et inconditionnel pour tout ce qui vous entoure, sans aucune exception, et TOUT CE QUI VOUS APPARAISSAIT COMME OBSCUR OU FAISANT PARTIE DE L’OMBRE VOUS APPARAÎT LUMIERE.
Votre vie a subitement changé. Cela ne peut pas ne pas être subit. Cela ne peut être progressif même si le processus pour parvenir à cet état de conscience est progressif. Mais il y a un avant et un après. Avant vous n’aviez pas vu. Maintenant vous voyez. Vous êtes éveillé. Plus rien ne sera jamais plus ennemi ou concurrent ou simplement indifférent. Il n’y a plus rien dans l’univers qui ne soit une partie de vous, indispensable à vous, vivant comme vous et avec vous.
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