RESUME du COURS D'ONTOLOGIE SELON L'HYPERSCIENCE
N°7

ACADEMIE DE LA ROZEILLE
BP 50013
77221 TOURNAN cedex (France)

Fax : 01 64 42 86 68












DESIR ET PEUR :
HARMONISER LA DUALITE EMOTIONNELLE

L'être a pour nature de s'identifier à un centre nul où semble se situer sa amour sous toutes ses formes.

Par rapport au tout (notre vraie nature), l'incarnation est une limitation à un corps, à une personnalité, à un destin (un point de vue de l'univers). Cette seule limitation contient en elle-même la source du désir : redevenir ce que nous sommes : infini. Il n'y a donc pas d'incarnation sans désir, qu'elle qu'en soit la forme. Or il n'y a pas non plus de "Tout", d'Absolu, d'infini, sans conscience et donc sans incarnation. Cela aussi se démontre (voir "l'origine de l'esprit"). Par conséquent, il n'y a pas à renier ce désir. Il fait partie du lot de l'incarnation, et comme il est clair que le seul moyen de réaliser l'Absolu est de s'incarner totalement, c'est-à-dire être totalement PRESENT au monde à chaque instant, vaincre le désir ne peut se faire que par son intégration. Autrement dit, le désir ne peut disparaître, mais sa forme change perpétuellement, au fur et à mesure de notre "compréhension" de nous-mêmes, par paliers, en l'expérimentant, ce qui conduit toujours à le relativiser.

Si le désir est le profond besoin de devenir infini, il se limite à certaines formes, domaines et valeurs jugées assimilables, parce que le second besoin de l'esprit, la nécessité de conscience et non plus d'amour, consiste à conserver une distance avec cet infini, donc à limiter ce à quoi on veut bien s'unir, de manière à rester soi-même limité. La cause en est la nécessité que la nullité du néant soit effective : c'est en s'opposant à l'infini que le zéro existe, et cela fait la conscience. Le compromis entre les deux volontés contradictoires de l'esprit, c'est d'assimiler très lentement et très progressivement le monde extérieur, en limitant nos désirs, et en limitant aussi leur réalisation.

Cette résistance est ce qu'on appelle la PEUR. Le besoin de s'unir à l'infini est un désir, le besoin de s'en distinguer se manifeste par une peur.

A la base, c'est la peur de soi-même, c'est-à-dire de l'infini. Par contrecoup, c'est la peur du changement lorsqu'on n'est pas soi-même. Enfin, c'est l'impression que chaque fois qu'on obtient ce qu'on veut, on prend un risque de se retrouver différent. Risque du bonheur qui contient le sentiment de progression vers la toute-puissance de celui qui est responsable de sa création universelle. Cela confine à la peur profonde de la solitude de l'être, seul créateur, et donc du néant, puisque notre "Omniscient" (l'inconscient) sait très bien que cet Absolu est unité entre notre univers et nous-mêmes, entre le zéro et l'infini. L'unité c'est la non-conscience, le rôle de la conscience est donc de la refuser grâce à la peur.

Cette contradiction (vouloir l'infini mais en avoir peur) fait qu'il est donc toujours difficile de distinguer en nous ce que l'on désire et ce dont on a peur, ou de se rendre compte que ce dont on a peur est en fait ce qu'on désire le plus et inversement. Il est clair que la réalisation du désir infini va à l'encontre de l'instinct de conservation, d'où la fréquente fascination de la mort.





LA SYNTHESE ET LA GUERISON, C'EST TOUJOURS L'INSTANT PRESENT

La solution ne se trouve que dans l'association intime de ces deux processus, car jamais on ne pourra faire évoluer l'amour en taisant la conscience, ni entretenir la conscience en faisant taire l'amour. La dualité conscience/amour qui constitue l'être est indispensable au néant dont la nécessité est la cause de toute chose.

Tout changement réveille la peur de l'infini, puisque toute expérience acquise nous rend un peu plus infini. La peur du changement peut être vaincue, et c'est à cela qu'il faut travailler. Le moyen de ne pas avoir peur du changement est de COMPRENDRE profondément que l'on est le créateur de l'univers, de tout ce qui peut nous arriver, et cela du fait d'une seule cause unique qui est paix absolue, "Souverain Bien". Cela se démontre de façon irrévocable (voir le "Livre de l'Infini"). Il exige de comprendre également que ce but est impossible à atteindre, que la conscience ne peut s'éteindre (voir le site sur la NECESSITE DU NEANT et de la conscience).
Il ne faut pas s'étonner que la paix mentale et psychologique exige un tel travail de compréhension. Sinon, pourquoi tant de philosophes se seraient torturé les neurones si le bonheur n'en était pas la récompense. La sagesse existe, elle n'est pas facile à trouver.

Savoir tout cela permet de ne pas avoir peur du changement au niveau le plus profond, et donc de ne freiner ni l'accomplissement des désirs, ni leur extension à l'infini. Car le problème; n'est pas de supprimer les désirs, mais de les appliquer à tout. Tout aimer c'est s'unir au Tout et donc à l'instant présent sans limitations : aimer totalement l'univers que l'on perçoit à un moment donné. Cela n'est plus la manifestation d'un désir (toujours limité et sélectif), mais celle d'une compréhension intuitive ou cognitive : l'autre est moi, l'univers est la forme de mon esprit ; rien ni personne ne m'est extérieur, je suis déjà le Tout.

Le problème de chacun est généralement plutôt de satisfaire quelques désirs particuliers plutôt qu'atteindre cette libération spirituelle. Tout désir est évidemment un leurre, une carotte pour nous obliger à changer. A force de poursuivre et satisfaire des désirs sélectifs, on s'épuise sans rien avoir de plus, et finalement on parvient au détachement et à la sagesse de celui qui aime tout inconditionnellement et possède donc déjà tout.

Vaincre la peur est incontournable pour celui même qui veut satisfaire un seul désir.

Autant la vaincre totalement.

Dans ce cas on découvre vite que la meilleure façon de satisfaire ou annuler ses désirs, ce qui revient au même, il convient de répondre à la demande du monde, à aider autrui à réaliser ses aspirations. Cela n'a rien d'abstrait : faites l'expérience, vous vous rendrez compte que vos désirs rencontrent la satisfaction lorsque vous aidez les autres à réaliser leurs propres désirs, et non lorsque vous essayez de satisfaire les vôtres. Amusant, non ? Tout simplement parce que lorsque vous êtes la Providence pour les autres, vous vous instituez CREATEUR, et votre Omniscient (inconscient qui sait tout et crée tout) est libéré. Sinon vous vous positionnez en CREATURE qui demande et est impuissante à créer.






LE PLAISIR FUIT CELUI QUI LE POURSUIT, MAIS IL POURSUIT CELUI QUI LE FUIT.

Il ne va qu'à celui qui ne se préoccupe que des besoins d'autrui.
Ce qui éloigne de l'instant présent, c'est l'attachement au temps : attachement au passé en particulier (souvenir de ce qu'on a été et veut rester, ou souvenir de plaisirs qu'on veut reproduire), et par suite projection dans le futur : on a des attentes, des "droits", des envies, ou à l'inverse, des craintes : peur de perdre quelque chose, ou de se trouver face à une décision, à une situation qu'on souhaite ne pas avoir à gérer de nouveau. Réagir par peur ou par désir est ce qu'on appelle "ne pas maîtriser ses émotions".

Vivre ainsi dans l'illusion du temps est naturel, mais c'est aussi ce qui enchaîne, si on en est dupe. L'antidote de l'émotionnel, c'est le JEU. Le jeu, c'est prendre les situations comme elles viennent, agréables ou désagréable, comme des défis ou des farces du destin, et d'en tirer une joie toujours renouvelée. Ce n'est possible que si l'on ne compare ces situations présentes à rien, ni mémoire ni projection. C'est la fin du désir sélectif et de la peur. Et chacun est capable de le faire.

Dire "je n'ai pas assez de courage, ou de volonté, ou d'intelligence etc.", c'est simplement privilégier volontairement l'attachement aux habitudes par rapport à la connaissance de ce que nous aspirons profondément à devenir. Simple paresse spirituelle.



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La maîtrise des émotions n'est pas un travail spécifique. C'est le résultat de toute la pensée positive d'acceptation, de libération et de responsabilisation à laquelle conduisent les cinq premiers fascicules du COURS PAR CORRESPONDANCE D'ONTOLOGIE de Frank HATEM. Cette maîtrise est le symptôme de la réussite ontologique. Ceci n'était qu'un très court résumé.

A partir de ce 6e cours commence le développement des dimensions structurelles de l'homme dont l'harmonie est également symptôme de réussite, mais qui, néanmoins, supposent un travail spécifique.

Ces plans de l'équilibre sont :

- l'équilibre matériel ;

- l'équilibre affectif et sexuel ;

- l'épanouissement spirituel  et relationnel;

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Installer la joie à tous les étages en quelque sorte.

























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