FRANK HATEM DSD,
co-auteur de l'HYPERSCIENCE










QU'EST-CE QUI EMPÊCHERAIT DE FONDER UNE MORALE LAÎQUE ?


Une des idéologies dominantes de notre civilisation consiste à dire « il n’y a pas de vérité, à chacun ses convictions, de toute façon on peut tout démontrer et le contraire, une opinion en vaut une autre et croire ne concerne que celui qui croit ».


C’est pour cela qu’aujourd’hui il n’y a plus moyen de fonder une morale. Il y a longtemps que les religions se sont discréditées, et elles n’ont plus guère d’audience dans la jeunesse. La science est un ramassis d’hypothèses fondées sur d’autres hypothèses, et dont les conclusions, souvent péremptoires, ne fondent que le chacun pour soi et la violence légitimés puisque tout est matière sans esprit et que tout est issu du hasard d’une explosion pour disparaître une fois l’énergie usée. Pas de quoi enthousiasmer les chercheurs d’idéaux.


Quant aux philosophies modernes, elles n’ont rien à dire. En l’absence d’une pensée véritable, profonde et en prise avec la vérité (ce qui suppose de ne pas en nier l’existence), il n’y a rien à dire de la morale. On tourne en rond sur des sujets comme les droits de l’homme ou la démocratie, mais cela ne dira jamais à un jeune pourquoi il faut qu’il dise pardon à la dame quand il lui marche sur le pied. Au contraire. Cela lui enseigne l’absence de possibilité de trouver des références, avec pour résultat le refus d’écouter les pensées véritablement profondes, celles entachées du bon-sens et non celles qui se vautrent dans l’intellectualisme.


Le plus drôle est que les mêmes qui appellent à la nécessité de redonner un sens à l’existence et un contenu à la morale, sont aussi ceux qui rejettent tout possiblité de parler de vérité. Le Principe d’Incertitude, idéologie épistémologique à la mode, est appelé systématiquement à la rescousse de ceux qui, en fait, ne font que constater la vanité de l'idéologie du doute et du scepticisme. Incapables de comprendre le pourquoi de l’univers et d’intégrer psychologiquement les vérités éternelles que l’univers leur crie (car pour comprendre, il faut renoncer à la prédominece de l’ego, c’est une règle absolue et aisément démontrable refusée par tous), ils préfèrent enseigner qu’il n’y a rien à comprendre, que l’homme n’est pas fait pour cela, que l’univers est une vaste incertitude probabilste à laquelle les chercheurs de vérité doivent se soumettre.


On cherche trop pour trouver, en général. Ceux qui veulent vraiment trouver n’ont pas besoin de chercher. Ils sentent. Ils savent. Et ce qu’ils sentent et ce qu’ils savent est vérité parce que c’est l’évidence de l’Etre qui le leur dicte.


Passer sa vie à prétendre qu’il n’y a pas de vérité est en contradiction avec l’évidence première : JE SUIS. Cela est universellement et éternellement vrai. Personne n’a jamais pu exhiber l’absence d’Etre, même provisoirement, et prétendre dans ces conditions qu’il n’y a pas de vérité est une pure escroquerie intellectuelle.


A partir du moment où on peut être certain d’une chose, tout le reste de la connaissance peut y raccrocher ses wagons, et le fait de ne pas avoir de réponse aux grandes questions n’est plus qu’une preuve d’impuissance, certainement pas la preuve qu’il n’y a pas de réponse possible.


Evidemment, Descartes et d’autres s’y sont essayé sans toujours un très grand succès. Mais ces tentatvies étaient raisonnables et légitimes. Le fait qu’il y ait eu des échecs ne justifie pas qu’on renonce et qu’on ait le culot d’enseigner l’incertitude.


Tout cela fait sourire nos lecteurs qui ont depuis longtemps pris connaissance de l’Hyperscience et de son épistémologie inédite, qui a permis, enfin, d’aller plus loin que « je suis ». Un corpus de vérités incontestables fondé sur des évidences absolues dont la fécondité est exceptionnelle, et cela peut faire rire d’affirmer les choses de façon aussi péremptoire, mais c’est ainsi. Seuls ceux qui font de la recherche pour leur ego peuvent porter des jugements sur l'orgueil des autres. Il n'y a rien que de plus normal que d'appeler un chat un chat, et une nouvelle Genèse répondant aux questions laissées en suspens par les précédentes n'a aucune raison de se proposer comme une possible avancée. On ne cherche ni à convaincre ni à plaire. On affirme et ceux qui ont envie d'entendre écoutent. Ceux qui veulent perdre leur temps en craignant que d’autres aient trouvé ce qu’ils cherchent depuis si longtemps sont libres de le perdre un peu plus longtemps encore. Ceux qui amusent également leur ego en jugeant ceci prétentieux ou cela arrogant sont tout aussi libres de le faire. Ils ne privent qu’eux-mêmes du bonheur de savoir avant que l'heure de la Nouvelle Dimension ait sonné. Ceux qui ont compris ont fait abstraction de toutes ces réticences psychologiques superficielles et goûtent la joie de la certitude. Chaque jour ils en témoignent, et cela n’est la source d’aucune congratulation déplacée ni d’aucun gonflement égotique de la part de ceux qui n'ont été que les canaux de ces découvertes uniques dans l’histoire connue de l’humanité.


L'attitude conservatrice dont nous parlons est largement responsable de l'impossibilité aujourd'hui de fonder une MORALE LAÎQUE. Les seuls qui peuvent dire « j'ai une morale » sont ceux qui croient en « quelque chose » qui « ne s'explique pas », et tous les autres diront « prouvez-moi d'abord, je croirai après ». OK, c'est ce que nous faisons. Et ceux qui prennent le prétexte de la prétention ou le masque de l'indigation pour fermer leurs oreilles sont les principaux responsables de la débâcle planétaire actuelle. S'ils étaient des chercheurs sincères, ils diraient « enfin une doctrine explicative satisfaisante permettant de fonder le comportement relationnel que le monde attend pour être en paix. Ecoutez-la tous ! ». Mais jamais ils ne tolérerait que d'autres fassent de la science mieux qu'eux.


Nous travaillons pour la Nouvelle Civilisation, ceux qui s'accrochent à l'ancienne couleront avec. Dommage pour eux mais on n'y peut rien.


Simplement il arrive un moment où l’humanité tout entière se met en position de tirer les conclusions de ses millénaires d’expérience collective, et il y a pour cela des moments privilégiés. Nous en vivons un actuellement, une fin des temps marqués par les sciences matérialistes et les religions irrationnelles, pour désormais ouvrir devant nous une ère où science et spiritualité ne sont qu’une seule et même chose. Il y a un vieux nom pour exprimer cette unité retrouvée entre cerveau gauche et cerveau droit, c’est la METAPHYSIQUE. Mais on peut comprendre que ce terme vous déplaise. Peu importe d’ailleurs. Elle n'est pas à vendre. La Vérité n’est pas là pour séduire. Elle n’est pas là pour le plaisir orgueilleux de ceux qui l’expriment ni pour faire peur aux petits enfants philosophiques que sont les êtres humains. Elle est là parce qu’elle ne peut pas faire autrement, et parce que l’humain, un jour ou l’autre, ouvre les yeux et les oreilles. Et pour ceux qui y sont prêts, elle est là. C’est dans la programmation originelle de l'Etre que de mettre la presque éternité avant d'oser se regarder en face. En ce moment, en cette fin de siècle douloureuse, il passe cette étape. Il mettra encore quelques décennies ou siècles avant de s’habituer aux concepts qui réunifieront sa pensée quand il se sentira vraiment prêt, mais il finira par y parvenir. Chacun d’entre nous, dans cette vie ou dans une autre, y parviendra. Parce que la vérité est la vérité, c’est tout. On peut y échapper soigneusement pendant quelques milliards d’années, mais en même temps on ne fait que la chercher, ce qui prouve bien qu’elle est plus vraie et plus réelle que toutes les formes provisoires qui, en tendant vers elle, changent tout le temps.


La Vérité est un idéal absolu, et en tant que tel, elle est la source d’énergie qui anime toute l’évolution. S'il n'y avait pas UNE vérité, personne ne serait là pour la nier.


Dire qu’elle n’existe pas n’est pas tout à fait une sottise dans la mesure où, effectivement, matériellement, elle n’est jamais totalement détenue par untel ou unetelle. Mais cela n’enlève rien à son « être ». Car ces étapes provisoires sont illusion. La réalité c’est la Vérité en tant qu’Absolu, même inaccessible de façon absolue, mais en tant que BUT, en tant que NECESSITE ABSOLUE. Il ne peut pas ne pas y avoir cette vérité du « Je-Suis » dont la cause explique toute chose puisque le Je-Suis est tout. Chercher qui « Je-Suis » est, est la justification et la source d’énergie de toute la machine universelle jusqu’à vos plus petits gestes et les plus ténus frémissements de chacune de vos cellules ou de vos atomes.


Vous n’y pouvez rien.


Encore une fois, ceci n’est qu’un message, ce n’est en aucun cas une tentative pour vous convaincre.


Cette page s’adresse avant tout à ceux qui ont déjà compris et qui n’ont que hâte de tirer tous les bénéfices de cette connaissance, dans tous les domaines de leur vie. Et ils le font, que vous y croyiez ou pas.


L'important est d'abord de comprendre que l'homme a besoin de règles dans les relations sociales, qu'on appelle « morale », qu'une morale ne peut se justifier qu'à partir d'une compréhension de la nature de la relation moi/univers, qu'il ne peut exister la moindre morale autre qu'arbitraire tant que cette nature de l'Etre est méconnue ou fondée sur des dogmes, scientifiques ou religieux ou autres, et qu'en conséquence si on veut fonder une morale sans dogmes fondateurs, dans des circonstances où tous ces dogmes sont à juste titre remis en cause, il faut d'abord se mettre d'accord sur une compréhension de ce que c'est que soi et l'univers, pourquoi il y a une relation, avant de se demander comment doit être cette relation.


Il était donc plus que naturel que l'Hyperscience donne naissance à une morale simple, aussi simple que son fondement métaphysique (on n'a jamais fait plus simple même si c'est ce qu'il y a de plus difficile), mais le terme « morale » n'est pas le meilleur. Il contient trop la connotation d'arbitraire ou de conservatisme, et même celle de culpabilité. Et surtout la notion de comportement vis-à-vis de soi dans sa vie personnelle, or il ne s'agit pas de cela. Il ne s'agit que de relation à ce qu'on considère comme extérieur, et lorsqu'on a compris l'Hyperscience, on a compris que même notre corps et notre personnalité est un « objet » de relation de l'Etre au même titre que les autres, et que ce n'est pas soi.


Le terme ECOSOPHIE, déjà utilisé par Michel Tavernier, nous a paru le plus approprié. C'est la sagesse dans la relation à la « maison », à l'environnement jusqu'à l'humanité tout entière, la planète, le cosmos.





QU’EST-CE QUE L’ECOSOPHIE


Ce concept a été inventé par quantité de gens différents dans différents pays et à des dates diverses, généralement dans ce siècle. Il faut reconnaître qu’il est un bon concept, ayant obligé chacun de ses inventeurs à en avoir une idée assez semblable.


L’Ecosophie est la sagesse d’une relation juste à son milieu, ou la recherche de cette sagesse.


Vous connaissiez l’Ecologie, qui est l’étude scientifique du milieu, en tant que système de relations.


L’Economie aussi est un système de relations, mais du point de vue du mesurable. Des masses d’échanges etc.


L’Ecosophie est la tentative d’une relation juste à l’univers, et les lois pouvant régir cette relation juste.


D’une certaine façon, c’est synonyme de spiritualité, et c’est encore plus synonyme de MORALE dans un sens moderne.


Il y a longtemps que les religions ne déterminent plus les comportements que superficiellement, et de toute façon les mélanges ethniques font que les repères culturels disparaissent. Bien et Mal ne veulent plus dire grand chose et les émissions de télé-réalité se chargent de casser ce qu'il en reste, en poussant les gens à montrer qu'ils peuvent avoir des comportements ignobles de trahison d'amitiés, de simulation de sentiments, de mensonge etc. pour de l'argent et la gloire, dans la joie et la bonne humeur. C'est fait pour meurtrir le châkra du coeur et reptiliser la population. La confusion du bien et du mal est le but de ceux qui n'ont rien compris à ce qu'ils sont, c'est leur façon de survivre à leurs propres yeux. Mais on peut faire ce qu'on veut, on ne change pas la nature humaine qui sait intuitivement ce qui est bien et ce qui est mal sans avoir besoin de justification théorique. Dans toutes les civilisations on sait qu'on ne trahit pas un ami et qu'on peut se sacrifier pour lui et non le sacrifier pour soi comme y invitent ces émissions de télévision de fin du monde.


Compte tenu que tout est fait pour que les jeunes n'aient plus ces repères intuitifs, il faut bien apporter des fondements théoriques. Les fondements religieux utilisent la peur du châtiment, mais quels que soient les enseignements des Maîtres, on arrive toujours à les recycler pour justifier les comportements habituels, n’en jamais changer, et satisfaire les egos qui restent le seul véritable enjeu tant qu'on ne s'identifie pas au Soi.


L’ECOSOPHIE, à la différence de la morale, insiste essentiellement non sur la forme ou l’apparence d’un comportement mais sur la qualité d’une relation à l’environnement.


Cette relation n’est pas à sens unique. L’autre est là pour dire si la relation lui convient ou non. On ne peut plus dire qu’un acte est moral en soi. Il l’est à partir du moment où l’autre l’intègre avec joie. C’est tout.


Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. Pas besoin de chercher plus loin. Mais ce qui peut évoluer, c'est la notion d' « autrui ». Tout est autrui : les humains bien sûr, mais tout autant les animaux, les plantes, les minéraux, la planète, l'air qu'on respire et les Extraterrestres. Et même les Reptiles.


De surcroït, le fait que la cause de l’univers soit désormais connue, et donc le BUT de l’Etre, fait que la seule attitude conforme au but est une attitude d’amour. Toute attitude privilégiant l’intérêt personnel est illégitime car elle suppose l'identification à cette personnalité. Or ce qui est scientifique aujourd'hui c'est de ne pas croire qu'on est un être humain, une personne, mais au contraire l'Etre, dont tout ce qui nous apparaît, personnalité comprise et jusqu'au fin fond de l'univers, est le corps, et par conséquent l'autrui, l'enfant créé qu'il convient d'aider à aller vers son épanouissement maximum. L’intérêt personnel (à quoi on peut étendre l’intérêt d’une entreprise, d’une civilisation etc.) ne peut justifier l’atteinte à autrui. Au contraire, le Partage des Buts est la Loi. Je suis la Providence, puisque Je-Suis est le Créateur, tes besoins je suis donc là pour t'aider à les satisfaire. Mais pas au détriment d'une autre personne, la mienne. Un autre de mes enfants.


Où est la limite de la défense des intérêts de l'ego ? Car c'est bien là que restera le problème. Cette limite est dans les limites de ma compréhension. Si je considère que ma personne mérite d'être défendue face aux menaces que sont les demandes de l'autre, soit. Je peux continuer à détruire la planète, à accepter la vivisection ou à justifier la domination d'une classe sociale sur une autre. Mais l'avenir, parce qu'il y aura un avenir, si si, est à un changement de paradigme. Mon corps, c'est l'outil que je construis pour servir le But d'une façon personnelle. Il est au service de ces demandes extérieures lorsqu'elles manifestent le même besoin de réaliser ce même but. Qui en jugera ? Mon coeur en jugera. C'est à cela qu'il sert : comprendre l'autre, c'est-à-dire le prendre avec soi pour que la Paix règne. Et aller le chercher là où il est. Sans morale.


La sainteté est devenue logique, voilà tout. Comme on dit dans le « Livre de l’Infini » où tout cela est largement expliqué et démontré.


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