LE PARTAGE DES BUTS





.



Celui qui est conscience est le créateur de son univers. C'est un fait, même si c'est inconsciemment qu'on crée, et ceux qui n'en sont pas encore convaincus liront avec profit le

"Livre de l'Infini".

L'une des premières responsabilités d'un créateur est d'aimer sa créature. Une fois créée, la réalité est un enfant qu'on a mis au monde, et chacune de ses parties est une invitation à l'épanouissement. De soi comme de l'autre. Je crée cet enfant pour l'aider à grandir et à s'épanouir et c'est ainsi que je m'épanouis.

Le « partage des buts », c'est l'attitude juste du Créateur : je ne me laisse pas duper par l'apparence que l'autre est un étranger. C'est une partie de moi, et son bonheur est mon bonheur, sa vie est ma vie, son corps est mon corps, sa souffrance est ma souffrance.

Le monde de la concurrence est donc le monde de l'ignorance.

Celui qui se reconnaît créateur ne peut avoir qu'une attitude : tout faire pour le bonheur et l'épanouissement de ces parties de lui-même qu'il perçoit comme extérieures.

Partager les buts, c'est considérer les buts de l'autre, les nécessités d'épanouissement de l'autre, comme des buts et des nécessités pour moi-même. Je suis là pour aider l'autre à se réaliser. Et si chacun avait cette conscience, évidemment chacun serait comblé. C'est comme cela qu'on généralise la Providence. Toute demande de l'autre me concerne et m'implique. Et si l'autre n'a pas encore cette conscience, ce n'est pas pour cela que je dois me renier et ne pas agir avec la justesse relative à mon niveau de connaissance.

Comprendre, c'est aimer, et aimer cela se prouve par le partage des buts. On n'imagine pas un couple prétendant s'aimer dont chacun ne ferait pas tout pour que l'autre fasse tout ce qui lui permet de s'épanouir.

L'autre c'est moi. Si je n'en suis pas convaincu, et que je me sens en concurrence avec l'autre, il n'y aura jamais de nouvelle civilisation pour moi.







L'identification du créateur à une partie de sa création (l'égo, le moi), est indispensable à une relation, quelle qu'elle soit, avec la vie, alors qu'en fait il est un éternel présent sans forme

Le jugement est la conséquence de cette situation. Du fait que je me retrouve un objet parmi d'autres, la signification de chaque autrui est évaluée en fonction de moi. Ceci est bien, ceci et mal, ceci est moins bien que moi, ou mieux que moi, ceci me confirme ou m'infirme, ceci est bon pour moi ou mauvais, etc.

Une autre conséquence assez semblable est la concurrence. Ce que l'autre a, moi je ne l'ai pas. Ce qu'il me prend, je ne l'ai plus. Si c'est moi qui gagne, ce n'est pas lui. S'il réussit, moi je perds etc.

Créer, c'est s'inscrire dans la matière, c'est donc rencontrer des frustrations, et le créateur ne peut pas faire autrement même s'il n'est en fait nullement matériel et limité.

Comme je suis désormais seulement une partie de moi-même, qui suis naturellement infini, j'ai des désirs : tout ce qui peut me compléter, m'aider à redevenir infini est bon à prendre. Ce faisant, j'ai le sentiment d'en priver autrui. Je suis donc en pleine contradiction ontologique, puisque, limité à mon corps et à ma personne, j'ai besoin de m'unir à mon complémentaire (l'univers tout entier), mais si autrui en fait autant, ce qui est toujours le cas, alors je le ressens comme un concurrent qui m'empêche de recouvrer mon infinité.

Ce faisant je me sépare radicalement de lui, je m'isole par rapport à quelqu'un avec lequel j'ai besoin de me sentir en union.

Cette lutte pour la vie, pour l'égoïsme, qui nie les besoins les plus profonds de notre être, est une source de souffrances permanentes, source de guerres, source de désespoir. C'est cette dualité douloureuse qui peuple la vie de six milliards de vivants. Qui lui donne sa substance et entretient les karmas.

Et qui fait que tout homme est capable à la fois du meilleur et du pire.

En résumé, on peut décrire la problématique de l'Etre incarné de la façon suivante : je suis l'infini présent, pour les raisons qu'explique la cause de la conscience, je m'identifie à un corps temporel, ce faisant je reste ce que je suis mais je l'oublie au profit de l'impression de n'en être qu'une partie. Dès lors mon besoin le plus profond est de retrouver la conscience de cette infinité, d'où toutes les tentatives d'union avec le monde ® extérieur ¯ : consommation, sexualité, associations et sociétés diverses à but commun, communion spirituelle avec l'humanité, la planète, "Dieu" etc.

Toutes ces formes d'amour entrent en contradiction avec mon sentiment illusoire d'être un égo, une personne, qui doit acquérir ou prendre tout cet "extérieur" pour devenir le Tout, dans un désir d'hégémonie qui explique toutes les passions du pouvoir, toutes les paranoïas etc, tous les désirs d'argent ou de sexe etc., et qui, pour acquérir tout cela, doit en priver toutes les autres parties de lui-même qui, évidemment, font le même travail et les mêmes tentatives d'union avec l'infini.

Concurrent de tout le monde, en conflit d'intérêts permanents avec tout le monde, je n'ai qu'un réel besoin : aimer et m'unir à tout ce monde afin de m'apercevoir que je suis le Tout.

Cruelle destinée que l'incarnation.

Mais quand on l'a comprise, ce qui est votre cas, on comprend qu'il y a une priorité parmi toutes les priorités spirituelles (la spiritualité consiste à se reconnaître tel qu'on est dès lors qu'on se croit autre chose, donc de chercher l'infini dès lors qu'on est incarné) : cette priorité, c'est de refuser cette illusion de la concurrence, et, à la lumière de la connaissance métaphysique initiatique dont nous vous parlons ici, AGIR COMME SI ON SAVAIT QUE L'AUTRE, C'EST SOI. Une partie de soi. Car je suis, en fait, l'Infini et le Créateur de toute chose.

Certes, j'ai l'impression d'être moi et que l'autre est qui il est, mais je sais, parce que j'ai compris pourquoi il y cette sensation de conscience, pourquoi il y a l'esprit, et donc pourquoi il y a l'univers apparent et toutes ces existences (voir le livre déjà cité), qu'il n'en est rien. Ce que je suis est tout autre. L'illusion est totale. Ce que je suis c'est le Tout. L'infini. L'instant présent nul et éternel qui est la source de toutes ces apparences illusoire qui sont donc des parties de moi, et dont, donc, j'ai le plus grand besoin.

Chaque individu me constitue, est une partie de moi, et moi j'en ai le plus grand besoin pour être moi-même. Sans créature, pas de créateur. Sans apparente multiplicité, pas d'unité, pas d'Absolu. "Dieu" a besoin de chacun de nous.

Et fait en sorte que chacune de ses créatures ait tout ce dont elle a besoin en permanence, sauf si elle s'en prive elle-même, précisément, en croyant que ses buts égoïstes vont lui permettre d'atteindre son but hégémonique. C'est exactement le contraire. C'est renoncer à cet égoïsme qui va permettre de se retrouver en unité avec le tout.

Renoncer au jugement, donc, et à la concurrence.

Renoncer à croire que ce que l'autre a, j'en suis privé. Que ce que l'autre réussit, c'est à mon détriment.

Si je renonce à ces sentiments qui me cantonnent dans mon égo, au lieu de me priver de tout, je m'unis au tout. Et c'est le seul moyen de devenir infini. Il n'y en a pas d'autre. Ou bien je veux prendre et dans ce cas je perds, ou bien J'AIDE L'AUTRE A GAGNER, et alors C'EST MOI QUI GAGNE.

Le vrai moi.

Le Vrai Moi est le Créateur.

C'est cela que Frank HATEM appelle le "PARTAGE DES BUTS".

Chaque fois que j'aide l'autre à réaliser ses désirs, chaque fois simplement que je lui fais plaisir, chaque fois que je fais en sorte qu'il ait ce qu'il lui manque, chaque fois que j'interviens pour que ses objectifs soient plus faciles à atteindre, alors je fais la preuve que l'autre, c'est moi.

J'ai donc gagné un univers de plus, le sien, que je reconnais comme mien. Un univers tout entier.

Chaque fois que je renonce à craindre qu'il gagne ou obtienne ce que moi je voudrais, chaque fois que je n'empêche pas l'autre d'atteindre son but sous prétexte que le mien est prioritaire, chaque fois que je réponds présent quand on me demande un service ou simplement que je ressens un manque, une demande.

C'est le principe de la COSMIC GOLDENCARD : Je reconnais ce que j'ai par une attitude intérieure, au lieu de fixer mon attention sur un manque, et je m'aperçois qu'il m'arrive beaucoup plus encore.

C'est beaucoup plus intéressant et percutant lorsqu'on fait cela de façon concertée à plusieurs. C'est le principe des COSMIC GOLDENCARD CLUBS. Grâce à eux, je sais que je ne suis pas seul à agir ainsi. Je prends beaucoup moins de risques, et j'ai un groupe avec moi pour me soutenir lorsque j'ai du mal à faire taire mon égo. Qui de surcroî ne demande qu'à m'aider dans la réalisation de mes buts, et cela peut être inestimable.

Tout cela est expliqué dans le livre "Plénitude et Prospérité" dont voici un extrait :







    Article Vingt-et-Unième :



Etre le Créateur, c'est être la Providence, Cette Providence ne souffre aucune discrimination. Elle est là, et Je suis là, pour tous.

Donner à l'autre, quel qu'il soit, les moyens de réaliser ses objectifs, l'aider à évoluer, c'est aimer.



LA SOIF DE PROSPERITE EST UNE INVITATION A LA SOLIDARITE.



Je suis la Providence infinie chaque fois que j'aide l'autre à réaliser ses propres buts, et me réjouis de sa réussite.

Toute demande m'est adressée. J'ai tout pouvoir pour y répondre.

Je ne manque jamais une occasion de créer plus de bonheur dans cet univers. Il n'y aura jamais prospérité pour tous tant que chacun ne cherchera pas d'abord le bonheur de son prochain. Alors seulement tous recevront.

L'abondance acquise au détriment d'autrui accroît la misère et aboutira au désespoir de tous.

On appelle "PARTAGE DES BUTS" ce principe qui consiste à assumer les buts d'autrui comme si c'était les siens propres.

Mes propres buts, je laisse la Providence s'en charger à mon égard. Si je suis la Providence d'autrui, autrui sera ma Providence. C'est beaucoup plus efficace que de forcer les moyens pour aboutir à un but personnel.

Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour que l'autre ressente la pleine liberté qui est la sienne dans la poursuite de son évolution et de ses désirs. C'est la preuve d'amour que je manifeste à tout instant vis-à-vis de mon prochain quel qu'il soit, car il EST moi-même.

Le PARTAGE DES BUTS est la loi la plus importante attachée à la COSMIC GOLDENCARD.

Celui qui ne respecte pas cet article du règlement désactive de fait et de lui-même sa COSMIC GOLDENCARD.

Elle ne redeviendra active que lorsqu'il recouvrera sa générosité.



POUR VOUS INSCRIRE, CLIQUEZ SUR L'ICONE :





Annexe : EXTRAIT DU COURS D'ONTOLOGIE PAR CORRESPONDANCE
de l'Académie de la Rozeille




ECOSOPHIE :

La Grande Synthèse de l'Amour et de l'Identification au Créateur par le PARTAGE DES BUTS


Le "Partage des Buts" n'a rien à voir avec le partage de la volonté ou de la décision. Cela est et doit rester solitaire. Cette solitude va d'ailleurs s'exprimer pleinement dans l'expression la plus naturelle et entière de l'amour :

Partager les buts, c'est assumer le but des autres, c'est-à-dire tout faire pour que l'autre parvienne à réaliser ses aspirations.

Aider l'autre à atteindre ses buts, c'est faire comme si le but d'une partie de mon univers était une partie de mon but. C'est donc me positionner comme le Grand But, autrement dit, le SOI.

Je suis le créateur responsable de mon univers. Rien de ce qui se passe dans mon univers ne m'indiffère. Ce qui fait plaisir à mon prochain me fait plaisir. Si je ne l'aide pas à atteindre ses objectifs, c'est que mes objectifs sont plus importants. L'égo‹sme guette.

Si je l'aide, je suis lui, je suis en lui, son désir est mon désir. Je suis sa Providence. L'instrument de "Dieu" dans sa vie. Toujours rendre service pour la moindre chose est donc crucial.

Est-ce que cela est en contradiction avec le principe énoncé dans le cours précédent qu'en décidant mon but personnel, je me mets sur l'autoroute de la réalisation de tout l'univers avec toutes les bénédictions qui s'ensuivent ?

Ce n'est pas du tout contradictoire. Ce sont deux options qui ne correspondent pas au même niveau de jugement. Le choix d'être le But universel n'est pas le même que le choix de réaliser son ego. Le résultat va dans le même sens. Je m'identifie au créateur. Mais ce ne sont pas deux méthodes compatibles. Selon mon authenticité du moment, je dois choisir ma méthode. Le partage des buts est un exercice de sainteté. Avoir pour but que chacun réalise son but. Il n'y a pas lieu de bousculer les étapes. Le plus souvent, l'homme a besoin avant tout de savoir ce qu'il veut et d'épanouir son ego. Qu'il le fasse en s'affirmant seule volonté de son univers. Un jour viendra où cette seule volonté s'apercevra qu'elle est constituée de toutes les petites volontés individuelles.

Je ne dois pas mélanger les niveaux, et savoir auquel je me place. Si je décide d'atteindre mon but personnel, parce que c'est vraiment ce que je désire, aider les autres me sera une forme de dispersion, de fuite, une façon de laisser entrer les volontés des autres et surtout celles qui contrecarreront mes projets.

A l'inverse si je choisis le Partage des Buts, à l'extrême je dois renoncer à tout but personnel. En fait vos arriverez bien à concilier les deux : poursuivre votre but tout en aidant les autres, parce que votre but sera un but profondément en harmonie avec l'environnement, avec votre univers, et parce que vous veillerez à ne pas créer dans votre univers ceux dont les buts sont contraires ou concurrents au vôtre.

Savoir où est ma sincérité, c'est toujours le problème. En fait, elle est à tous les niveaux. Mais je ne dois pas chercher trop et y réfléchir trop. Ma spontanéité me dit où je me situe. Mon mental cherchera toujours à me faire poursuivre des buts trop élevés pour moi.

Le Partage des Buts est un grandiose acte d'amour permanent. Il suppose d'avoir compris que cette vie est limitée, qu'elle est faite pour devenir saint, et que pour ce faire, nous ne disposons que d'une quantité limitée d'occasions de faire plaisir à autrui. Toute occasion perdue, où l'on ne fait pas plaisir, où on aurait pu aider mais où on ne l'a pas fait, où on a préféré son confort ou sa sécurité, est une occasion perdue. Ne pas servir, c'est retarder sa libération, retarder son épanouissement.

En fait, l'amour, c'est très égo‹ste. Le but de l'amour c'est ma paix. Si ma paix passe par la paix dans le monde, je ferai tout pour cela et on me prendra pour un grand altruiste.





Le "Livre de l'Infini" est en vente aux Editions GANYMEDE - BP 50013 - 77221 TOURNAN cedex (France)
contre 24 Euros + 4 Euros de port pour la France.

Egalement à la Librairie de l'Hyperscience.

Pour en savoir plus sur l'ECOSOPHIE (morale laïque moderne consistant en la sagesse d'une relation juste à l'environnement humain, planétaire et cosmique, cliquez ici.






Retour au Now-Age Mall