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Par définition, la
démocratie impose à la minorité les décisions
de la majorité. Ce modèle est reconnu comme un moindre
mal, mais il n'est en général pas appliqué
au niveau des Etats. Même dans les Etats réputés
" démocratiques ", la réalité
est tout autre : on a généralement affaire
à une oligarchie qui prend toutes les décisions
importantes sans rendre aucun compte à quiconque. Parfois
la population n'est même pas informée. Cette oligarchie
se confond avec les dirigeants ou principaux actionnaires des
grandes entreprises, multinationales souvent, et quelques hauts
fonctionnaires et technocrates qui ont été ou seront
souvent responsables des mêmes entreprises. Il est rare
que les ministres en fassent partie. Bien souvent, ils ne peuvent
que constater après coup, et prendre note de la non-application
des mesures qu'ils ont décidées.
Pour imposer les décisions de la majorité,
ou de l'oligarchie dans les faits, la " démocratie "
dispose de l'administration et de la force armée. Il n'est
donc pas possible de concilier non-violence et démocratie.
Il n'est pas non plus possible de la concilier, comme on le croit
souvent, avec le respect de l'individu et de ses libres-choix.
C'est antinomique : ou bien on respecte la volonté
du citoyen, ou bien on lui impose, dans le cas où sa volonté
est contraire aux lois, censées être l'expression
de la majorité, la volonté du plus grand nombre
ou du pouvoir.
Pourtant, dans l'esprit de beaucoup, démocratie
signifie non-violence et suppose respect des volontés individuelles.
Existe-t-il un mode de représentation gouvernementale
qui puisse respecter ces deux principes qui, a priori, semblent
aller de soi pour quiconque dispose d'un peu de réflexion
sur les relations idéales entre êtres humains, et
ont du mal à imaginer que la coercition puisse être
une relation juste ?
On ne peut vraiment compter sur l'Anarchie pour
répondre à ce besoin. L'Anarchie, certes, attache
le plus grand prix à la liberté individuelle, mais
pas forcément à la non-violence. Tout au moins tant
que l'Anarchie n'est pas instituée. Mais comment instituer
un système sans direction ? L'auto-discipline ne peut
fonctionner que dans une communauté de saints ou d'anges,
où les egos, appelant à défendre un
intérêt personnel, sont sinon inexistants du moins
mis en sourdine.
De toute façon, en l'absence d'un niveau
d'évolution spirituel général suffisant,
il n'est pas envisageable que l'Anarchie ne soit pas interrompue
par la prise de pouvoir par un individu ou un groupe d'individus.
Sans garde-fou institutionnel, c'est toujours la dictature qui
s'impose.
D'où peut bien venir ce garde-fou institutionnel
en l'absence d'un garde-fou moral ?
On l'a évoqué à l'occasion
des élections européennes du 13 juin 99, et aussi
dans le site SOCIO-THERAPIE. On y a parlé d'un " Gouvernement
du Long Terme ", européen d'abord, mondial un
jour.
Qu'est-ce que cela signifie ?
Cela émane d'une règle absolue en
politique, qui n'a jamais été reconnue comme telle :
plus une règle vient de haut par rapport au citoyen de
base, plus elle doit être générale, et moins
elle doit avoir d'incidence sur ce que le citoyen est en droit
de vouloir gérer par lui-même. Autrement dit, une
loi édictée par un gouvernement national peut certes
porter sur l'impôt, mais il lui est par nature illégitime
de porter sur l'éducation des enfants ou sur la santé
des individus pour imposer un mode de fonctionnement ou de protection.
Cela ne regarde que les niveaux les plus localisés. Par
contre, cette loi nationale est légitime si elle a pour
but de permettre à ces niveaux locaux de décider
de ces modes de fonctionnement. Autrement dit, plus un niveau
de décision est élevé, plus sa mission est
de protéger la souveraineté des niveaux inférieurs,
et de moins en moins d'intervenir dans le détail des procédures.
Cela est une nécessité. Tout fonctionnement
différent est source de dictature. Soit lorsqu'un niveau
éloigné des désirs individuels impose des
procédures fixes, soit lorsque l'absence de garde-fou aux
niveaux élevés permet à des dictatures locales
de s'imposer.
Ce qui est vrai pour un gouvernement national
par rapport aux régions, aux communes, aux familles etc.,
l'est d'autant plus pour un gouvernement européen. Aujourd'hui,
une technocratie européenne impose des procédures
précises dans des domaines qui relèvent de la décision
individuelle, c'est illégitime. Par ailleurs, elle n'impose
pas des limites au développement des monopoles qui ont
tôt fait de constituer des dictatures, ce faisant elle ne
joue pas le rôle qui doit être celui d'une délégation
de pouvoir venant d'en-bas. Elle ne protège pas les souverainetés.
Ce sera encore plus vrai lorsqu'un gouvernement
mondial sera institué. Il est hors de question qu'un tel
gouvernement se préoccupe de la culture du soja ou du maïs
dans telle ou telle région du monde. Cela concerne les
habitants. Par contre il devra veiller à ce que ces habitants
aient toutes latitudes pour le faire s'ils le désirent,
sans subir des limitations extérieures de souveraineté.
Et de même, il devra fixer les règles sanitaires
valables pour toute la planète, en conformité desquelles
on peut garantir la qualité génétique et
diététique des produits. C'est encore une protection
de la souveraineté des individus en leur permettant de
ne pas subir des atteintes illégitimes à leur santé.
Cela n'est pas l'objet d'une discussion. Ce sont
des principes naturels qui finissent par sembler évidents
à quiconque réfléchit suffisamment longtemps
au problème. Tant qu'on défend une option différente,
c'est ou bien qu'on n'a pas encore étudié la question
suffisamment, ou bien qu'on défend des intérêts
autres que ceux de la collectivité planétaire.
Ces principes naturels sont peu nombreux, et ensemble
ils portent un nom : c'est l'HOLOCRATIE.
" HOLOCRATIE "
signifie " le pouvoir au Tout ". L'Hyperscience démontre que le Tout est un But, non un état. C'est une direction d'évolution. Il n'y en a qu'une de légitime. Et il n'y a qu'une façon d'y résister. En privilégiant l'ego au détriment de l'unification. Cela n'a rien de nouveau, ce qui est nouveau c'est la démonstration et aussi la douceur indispensable dans l'application des principes.
LES CINQ CLEFS Editions Louise Courteau LA SIXIEME CLEF Editions Louise Courteau
A une époque où science et religion
s'opposent, il est clair que l'Holocratie n'est pas d'actualité.
Car cette séparation entre deux approches de la réalité
indissociables est une signe de manque flagrant de sagesse. Aucun
citoyen sain d'esprit ne devrait admettre de recevoir un enseignement
en science ou en religion si l'enseignement scientifique est en
contradiction avec l'enseignement religieux, et si l'enseignement
religieux est en contradiction avec l'enseignement scientifique.
De toute évidence, cela signifie que les deux, très
probablement, sont faux.
Si la science était véritablement
scientifique, à aucun moment elle n'évacuerait les
réalités de l'esprit mais les intégrerait
dans ses démonstrations. Et si la religion était
vraie, elle permettrait d'expliquer la matière et sa stabilité contraignante.
Cette situation erronnée ne durera pas éternellement.
Les échéances approchent et l'élévation vibratoire globale fera qu'elles iront dans le sens du Vrai et non de la volonté des Illuminati et leurs maîtres.
Il va de soi que l'évolution de l'humanité
finira par la conduire à unifier la connaissance, ce qui
consiste aussi en une unification cerveau droit-cerveau gauche.
Alors il paraîtra évident que Science, Religion,
et Gouvernement des collectivit2s humaines, ne sont qu'une seule et même chose. L'époque
sera alors mûre pour l'holocratie, puisqu'il n'y aura plus
de débat d'idées sur l'origine de l'univers, sur
la vie et la mort, sur le sens de l'existence et la morale humaine,
mais seulement d'évidentes certitudes claires pour tous.
Dans l'état actuel des choses, la démocratie
reste le système le moins exécrable. Cela étant,
elle gagnerait à disposer au-dessus d'elle d'une instance
d'inspiration proche de l'holocratie suseptible de la défendre.
Et cela, c'est ce qu'on appelle le Gouvernement Européen
du Long Terme, pour ce qui concerne l'Europe, ou plus tard, quelque
instance mondiale ayant pour objectif cette protection des générations
futures et des démocraties face aux coups de bouttoir des
multinationales et des oligarchies qui remettent en cause quotidiennement
l'intérêt du plus grand nombre.
CHANGER LA POLITIQUE
Actuellement, les démocraties
sont partagées entre socialisme et libéralisme.
Le libéralisme économique n'est pas la démocratie,
au contraire. C'est la liberté laissée aux transferts
de capitaux. C'est la liberté des intérêts
économiques auxquelles tout un chacun doit soumettre ses
intérêts familiaux. C'est une forme de dictature.
Le socialisme aussi a souvent été
une forme de dictature. Au nom du partage imposé à
ceux qui ne veulent pas partager, on a remis en cause la propriété,
baffoué l'individu au nom d'un idéal collectif sans
réalisme car trop en avance sur l'évolution spirituelle
de l'humanité.
Qui dit Holocratie suppose que les désirs
des égos sachent s'effacer d'eux-même chaque fois
qu'on risque de faire subir à l'autre ce qu'on ne voudrait
pas qu'il nous fît, fondement de toute morale universelle.
L'opposition entre le socialisme et le capitalisme
exprime en fait l'opposition métaphysique entre l'amour
et la conscience. L'amour est la force unique d'évolution
de l'univers. C'est l'énergie, qui n'existe en tant qu'énergie
que dans la mesure où elle est limitée par la conscience.
Phénomène de conservation et de séparation.
On voit tout de suite l'opposition entre progressistes
et conservateurs. On comprend aussi à quel point ils sont
inséparables, comme les sont l'amour et la conscience. Mais il ne viendrait à l'idée de personne de sensé de supprimer la conscience au nom de l'amour, ou l'amour au nom de la conscience. Yang-Yin.
L'évolution spirituelle, qui consiste d'un
côté à ne plus opposer science et religion,
c'est-à-dire matérialisme et spiritualisme, consiste donc
à marier les deux en reconnaissant que toute matière
est esprit et qu'il ne peut y avoir d'esprit sans matière.
La Métaphysique le démontre. L'Holocratie consiste donc aussi
d'un autre côté à marier progressisme et conservatisme,
socialisme et capitalisme en attribuant à chacun le rôle qui lui revient.
C'est pour cela que l'évolution de la conscience
humaine amènera la fin de la démocratie, qui ne
vit que dans l'alternance des partis. Lorsque la Métaphyique
unifiera le monde, il ne sera plus possible d'opposer l'homme
et l'argent. L'argent sera nécessairement au service de
l'homme, à condition que celui-ci produise de l'argent.
Le monde sera mûr pour l'Holocratie, unanimité du
point de vue de la connaissance, et donc unanimité du point
de vue du gouvernement.
On voit en tout cas par quoi il faut commencer.
Il serait absurde de vouloir imposer une Holocratie aujourd'hui
dans la confusion scientifique et le dogmatisme religieux.
Cela étant, l'Europe propose un état
intermédiaire tout à fait passionnant, et c'est
pour cela que son aventure institutionnelle est si importante
pour l'humanité. C'est la première fois que des
Etas s'unissent autrement que par la guerre ou la révolution,
et cela est parti d'intérêts économiques,
ce qui montre bien l'unité symbolique entre expansion et
séparation : l'intérêt économique
est une forme de défense de l'ego, tandis que l'unité
politique est une forme de renoncement à l'ego.
Le fait que l'Europe ait été confisquée par les Illuminati pour en faire l'outil de leurs sinistres desseins n'enléve rien à cet intérêt. Les institutions passeront, les multinationales aussi. L'Europe restera.
C'est pourquoi il est essentiel de défendre
à cette occasion le principe consistant à réserver
au Gouvernement et au Parlement communautaires des prérogatives
qui concernent le Long Terme. L'Europe a vocation à être socialiste car elle a vocation à s'occuper exclusivement du Long Terme. Et aux Etats ou plutô aux REGIONS la responsabilité du court terme et donc de l'Economie,
Voilà tout le sens d'un gouvernement du
long terme. Un garde-fou préservant l'avenir des décisions
immédiates prises localement. Un garde-fou d'essence socialiste,
parce que par essence, le local, l'immédiat, le court terme,
l'intérêt de caste ou de personne, c'est la droite.
On ne peut pas laisser au libéralisme la
liberté de détruire la planète. C'est au
socialisme d'y parer, comme sa vocation est de s'occuper
de tous les intérêts collectifs. C'est l'artiste et philosophe allemand Ed SOMMER
qui est à l'origine de ce concept du socialisme réservé à la prospective au niveau mondial.
En résumé, mais en schématisant,
car on ne pourra, dans la pratique, être aussi tranché,
le court terme c'est l'Economie, l'éducation, le travail,
la sécurité, les impôts etc. Le Long terme,
c'est les conséquences et les conditions de l'économie :
écologie, droit des monopoles et concurrence, conséquences
à long terme des évolutions technologiques, respect
des libertés individuelles et associatives, de l'intégrité
physique des personnes et des espèces, sauvegarde de la
démocratie face aux pouvoirs économiques, justice,
diplomatie, défense. Vous pouvez aussi cliquer ici pour plus de détails.
Un Gouvernement du Long Terme a vocation à
être financé par une taxe sur les exportations et
importations de capitaux entre l'Europe et les autres continents,
puisque ce sont essentiellement ces mouvements de capitaux qui
mettent en cause les démocraties et l'équilibre
naturel de la planète.
Ainsi, il faut s'habituer à ce que, dans
l'avenir, socialisme et libéralisme ne s'opposent plus
mais se complètent, dans une répartition des tâches
fixe et définitive : au libéralisme
Il n'est plus question de libéralisme absolu
ou sauvage, plus question non plus de collectivisme économique.
Et certainement plus question d'oppositions politiques.
Les démocraties, protégée du libéralisme
Merci infiniment pour votre contribution. Frank HATEM, ontologue, diplômé de Sciences Po-Paris.
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