VIVRE,
POUR QUOI FAIRE ? Il
est habituel de ne pas comprendre ce qu’on fait là, d’où
on vient et à quoi sert l’existence. Alors on meuble. En
général, nos vies ne sont qu’une suite de
péripéties sans direction, où l’univers
décide bien souvent à notre place, et dont on a du mal
à tirer un enseignement. Pourtant
la vie et l’univers ont un sens. Ils ont même une
direction et une seule. Le futur devient passé, non l’inverse.
La connaissance s’accroit, elle ne diminue pas au fur et à
mesure des expériences. On est des humains aujourd’hui
parce qu’on a été des animaux ou des végétaux
hier. Et tous les matins on se lève parce que quelque chose
nous y pousse. En fait, visiblement, cet univers est une énergie
éternelle qui pousse tout et chacun à courir vers
l’infini, et à se reproduire faute d’avoir atteint
l’Absolu en une vie.
Est-ce
que la vie serait meilleure si on comprenait d’où on
vient et où on va ? On a le droit de le penser puisque
depuis la nuit des temps scientifiques, religieux et philosophes, et
d’ailleurs tout le monde est un peu scientifique, un peu
religieux et un peu philosophe, consacrent leur vie à
comprendre. Comme si c’était notre mission de
comprendre. Oui,
c’est notre mission de comprendre, et toute l’évolution
de l’univers autant que nos vies personnelles et ses aventures
nous y conduisent. Mais ce n’est pas notre seule volonté.
Il y a aussi une autre volonté, inconsciente celle-là,
qui consiste à SURTOUT NE PAS COMPRENDRE. Curieux, non ? Vous
en doutez peut-être mais c’est tout aussi certain. Car
l’Etre est double. Dualiste. Il est à la fois divin et
humain, inconscient et conscient, vrai et faux. Et tant qu’on
n’a pas compris cette dualité et sa cause, on
s’interroge sur le sens de la vie.
Une
chose est essentielle à comprendre : il n’y aurait
pas d’évolution de la vie s’il n’y avait
cette dualité. En effet, si le but de l’Etre (l’Etre
a une cause et cette cause est son but. Il est absurde d’imaginer
l’existence sans cause ou sans but quoi qu’en disent ceux
qui veulent justifier leur incapacité à les discerner)
se réalise si progressivement et si lentement, c’est-à-dire
si nous évoluons d’âge en âge, c’est
PARCE QU’IL Y A UN FREIN qui nous maintient en arrière
et empêche ce but de se réaliser instantanément.
C’est ce processus qui est responsable du TEMPS : le but
n’est jamais atteint, mais on y va quand même. Car ce but
est contrarié par un but contraire.
Nous
sommes cette dualité, et tout notre vie est marquée par
cette indécision et cette hésitation. On veut Dieu à
tout prix, mais on veut quand même défendre ses intérêts
personnels et cela nous retient en arrière. On veut l’amour
et la paix, mais à la première occasion c’est la
haine et la guerre qui l’emportent. On veut bien être
généreux mais pas trop n’en faut.
Bref,
l’appel de l’infini (qui est en fait le seul vrai but,
car il y a nécessairement un tout, et ce tout est
nécessairement infini) se heurte à une autre
nécessité : l’impossibilité que
l’infini soit atteint. Car il n’y a ni nombre ni espace
ni temps infini. Rien ne peut être infini. Et c’est cette
contradiction qui fait qu’on est tous limités, chacun
étant un aspect, un nombre, une limite personnelle constituant
progressivement un infini jamais atteint. Mais chacun, chaque nombre,
chaque limite, est indispensable pour que l’infini soit, même
s’il n’y a aucun nombre infini. Donc nous existons tous
et sommes tous indispensables les uns aux autres. Et indispensables à
« Dieu », ce But infini inaccessible créateur
de non-finis provisoires. Voilà la cause de l’existence,
de l’incarnation, de l’individu face à l’Absolu.
On n’y peut rien, il en sera toujours ainsi. Tout cela est
démontré et expliqué depuis 1985 dans les livres
de Frank Hatem dont on peut consulter des extraits (et qu’on
peut acheter) sur le site indiqué ci-dessous ou auprès
de la personne qui vous a donné ce papier. Par
suite, notre nature est double : nous avons le plus grand besoin
de comprendre et d’inclure en nous toute la connaissance de
l’univers, s’unir à l’Etre absolu qui est
notre potentiel infini, mais en même temps nous avons besoin de
défendre notre ego, nos limites, notre personnalité
provisoire, nécessaire également, et qui se sent
menacée par l’infini où il se fondrait. Donc
quelque chose en nous, le mental en fait, refuse de comprendre ce que
nous faisons là, d’où nous venons et où
nous allons. Provisoirement, car comme vous le voyez, il y a moyen
d’aller plus loin. Mais en général, nous faisons
tout inconsciemment pour ne pas tirer les enseignements utiles des
expériences que nous vivons, par peur d’être
confronté à l’infini, c’est-à-dire
au néant, et donc nous progressons péniblement et dans
la souffrance sur un chemin qui nous paraît vide de sens. Alors
que consciemment, nous sommes certains d’avoir envie d’être
libres, d’être purs, d’être infinis. Au point
que bien souvent, ce corps et cette vie matérielle nous paraît
insupportable et que nous finissons par renier cette existence.
Cruelle erreur, c’est notre création indispensable à
notre évolution. Voilà
pourquoi on s’interroge sur « Vivre, pour quoi
faire ». Mais à partir de là ? Une fois
qu’on a compris ce qu’on fait là et pourquoi on
s’interroge, que peut-on, que doit-on faire pour souffrir
moins, pour être plus épanoui et plus en paix ? Eh
bien précisément, aimer ce corps, aimer ces limites,
aimer cette vie matérielle en sachant que c’est elle qui
permet de progresser vers l’Absolu, que tout cela est
indispensable à l’Etre et ne doit pas être comparé
à un infini inaccessible. Cette comparaison ne peut mener
qu’au désespoir et au refus de vivre. Aimer cette vie
avec ses limites, c’est s’incarner avec joie et courage
et aller au bout des possibilités que nous offre cette
personnalité, cette nature humaine, SANS S’Y ATTACHER et
sans en regretter les changements ou les pertes, puisque de toute
façon, ce n’est pas cette vie qui est le but, ce n’en
est que le moyen. S’y attacher au point de n'en rien vouloir
changer, vouloir tout conserver en l’état, utiliser
mensonges et subterfuges pour éviter toute remise en cause,
c’est renier le But, renier l’Absolu, quel que soit le
nom qu’on lui donne, et c’est s’assurer beaucoup
d’ennuis car de toute façon, le But est le plus fort et
tout finira toujours par changer et disparaître au profit de
quelque chose de plus grand. Cela
ne veut pas dire qu'il faille renier le passé, mutiler son
corps ou modifier les structures chromosomiques. Le support du passé
est infiniment précieux, et lorsqu'on est mort, on regrette
fort le temps où on pouvait évoluer, apprendre,
découvrir, partager, aimer. Grâce à ce corps sans
lequel rien n'est possible. C'est une affaire de discernement, de
jugeotte. Ce n'est pas l'outil de travail que je dois changer, c'est
le travail que je dois FAIRE. Et qui me changera. C'est trop facile
de changer le corps. Le corps change par lui-même lorsque l'ego
change. Lorsque le niveau spirituel ne peut plus se contenter de ces
limites. Mais en aucun cas je dois intervenir à la place de
mes besoins spirituels. Eux-seuls doivent décider, et ils
décideront si je manifeste davantage de preuves d'amour, et
moins d'attachement à mes habitudes, à mes limites
d'amour. MA
VIE SERA UN SUCCES SI JE ME FOCALISE SUR MA MISSION, SI
JE LA DEDIE AU GRAND BUT AUQUEL MON BUT PERSONNEL CONTRIBUE, ET
SI JE LA DISCIPLINE EFFICACEMENT EN FAISANT CONFIANCE A MA GUIDANCE
PAR CE BUT ET EN FAISANT PREUVE DE VIGILENCE POUR DEVELOPPER MON
DISCERNEMENT ENTRE CE QUI VA VERS LE BUT ET CE QUI M'EN DETOURNE. Alors
j'aurai vécu pour quelque chose car tout homme qui s'épanouit
aide les autres à s'épanouir. Ainsi
va l’évolution, et on n’aura jamais fini de mieux
la comprendre pour avoir une attitude quotidienne personnelle,
sociale et planétaire de plus en plus juste. Au
plaisir d’en parler avec vous.
SITE METAPHYSIQUE HATEM.COM |