PEUT-ON, DOIT-ON CHANGER
LE MONDE ?
"Depuis plus de 25 ans,
George SOROS dirige un des fonds de placement qui peuvent décider
des évolutions de l'économie mondiale. En septembre
92, en débloquant une somme équivalante au déficit
de la Sécurité Sociale, il a mis la Livre Sterling
à genoux en la contraignant à dévaluer. Il
en tirera deux milliards de dollars de profit.
Rupert Murdoch, propriétaire
de 130 journaux, de dizaines de magazines, de maisons d'édition,
de chaines de télé, de satellites, de studios, est,
à 61 ans, l'homme le plus puissant du monde. Son seul rival
est Bill Gates, l'homme le plus fortuné des Etats Unis
(40 milliards de Francs), le patron de Microsoft dont 85 % des
micro-ordinateurs du monde utilise les systèmes, qui règne
sur l'informatique et veut prendre le contrôle d'Internet,
dont l'enjeu est de constituer un réseau dont dépendrait
tout ce qui s'achète, se vend, s'écrit, se dit,
se filme, se sculpte ou se peint à travers le monde. Le
but est bien de contrôler la totalité de l'information
mondiale, ce qui suppose également le contrôle des
société de télécommunication et de
satellites. C'est semble-t-il en bonne voie, la concentration
permise par la dénationalisation s'effectuant en même
temps en France, en Allemagne et en Angleterre. Une autre "Culture
Planétaire", en marche celle-là.
La fortune des 350 plus grands
milliardaires de la planète est supérieure au revenu
annuel de la moitié de la population mondiale.
L'hyper-communication est le
nouveau gisement de profits. Ensemble, médias et loisirs,
télécommunication, informatique et électronique
grand public pèseront plus de 2000 milliards de dollars
en l'an 2010, deux fois plus qu'en 1990.
Les marchés financiers
qui dictent leur politique aux Etats, ne sont animés que
par l'appât du gain immédiat, sans aucune concertation
ni plan d'ensemble. L'intérêt général
y est le dernier des paramètres. Ils sont devenus, d'après
le Financial Times, "le gendarme, le juge et le jury"
de l'économie mondiale. Et il ajoute : "ce qui ne
laisse pas d'être inquiétant, vue leur propension
à voir les événements à travers les
verres déformants de la peur et de la cupidité".
Et l'Evénement du Jeudi,
dont sont extraites ces informations, conclut : En réalité,
les gourous de la finance les manipulateurs de la haute technologie
ont d'abord un trait en commun : l'absence totale de vision, de
stratégie. Ils agissent à l'échelle du monde
et ne le maîtrisent pas du tout. Leur réseau est
comme celui d'Internet : une infinité de connexions, et
aucun ordinateur central. Seul le mouvement crée leur réalité,
et ils ne peuvent pas s'arrêter de bouger sous peine de
se fracasser. Dans un monde où la finalité rationnelle
s'est évanouie, les nouveaux maîtres du monde ne
gouvernent même pas leur destin. Quand les Etats ne parviennent
plus à organiser l'espace social, le véritable maître
de l'univers devient l'incertitude.
C'est dans une spirale imprévisible
que nous plongeons, "une de ces périodes historiques,
écrit Ethan Kapstein, dans la très sérieuse
revue "Foreign Affairs", un de ces moments tragiques
qui amèneront les historiens à se demander ensuite
: pourquoi n'ont'-ils rien fait quand il était encore temps
?".
Face à ce constat qui ne
peut aller qu'en s'aggravant dans l'état actuel des choses,
une question se pose : s'il faut changer le monde, comment faire
dans la mesure où même les hommes politiques n'en
ont plus le pouvoir, et où de toute façon ceux qui
en auraient les velléités sont imbriqués
dans un réseau tyrannique où leur incapacité
à mobiliser des sommes suffisantes pour faire entendre
leurs idéaux les rend totalement impuissants ?
Ceux qui tirent les vraies ficelles ne sont pas de ce monde. C'est le monde de l'Astral reptilien en concurrence permanente avec le Soi.
Et la responsabilité que ce soient nos émotions qui nous dirigent où notre Foi intuitive ne dépend que de nous.
On appelle Illuminati ceux qui ont fait le choix dans le mauvais sens, mais nous sommes un sur quatre dans le monde é l'avoir fait dans le bon sens.
Mais les trois sur quatre qui ne l'ont pas fait sont les jouets et les moutons qui donnent aux Illuminati leur pouvoir. Comme disait Einstein, ce ne sont pas les forces
du mal qui sont responsables. C'est la masse de ceux qui les laissent faire.
Aujourd'hui, il n'y a plus qu'une
seule issue : informer toujours mieux la masse, bien sûr, mais aussi faire en sorte que ceux qui jouent au monopoly planétaire
rencontrent l'idéal qui leur manque, et que certains décident
de mettre leur pouvoir au service de la communauté humaine
mondiale. Pour cela, il convient de faire appel à l'étincelle
spirituelle qui ne peut manquer de vivre en eux, afin de la ranimer
grâce à une connaissance métaphysique de soi
et de l'univers qui fait défauts à tous ceux qui
se trompent de comportement.
Depuis dix ans - en 1996 -, je propose une explication
rationnelle et scientifique de l'origine de l'esprit et de l'existence
à partir du néant, qui constitue une réponse
à la grande question des philosophes "pourquoi quelque
chose à la place de rien". Je suis convaincu que cette
théorie de l'Etre, qui permet de comprendre comment et
pourquoi l'univers et la matière se créent, et qui
place l'homme face à son but et à ses responsabilités,
est de nature à provoquer ce bouleversement des consciences.
Jusqu'à présent, elle
n'a pas été entendue ni des scientifiques, ni des
religieux, ni des médias, ni du grand public, pour la raison
que le concept de néant auquel elle se réfère,
fait peur. Il est de la nature de la conscience de s'opposer au
néant, et pour cela, elle fait en sorte inconsciemment
d'ignorer son origine. Mais son rôle est néanmoins
de mettre en lumière la totalité de cette inconscience
et de s'unir à elle afin que l'individu s'unisse à
sa nature infinie, omnisciente et omnipotente, vers laquelle il
tend depuis l'origine de l'évolution.
Seule la connaissance de ce que
c'est que soi est de nature à éteindre l'individualisme
en montrant à l'homme qu'il n'est pas ce qu'il croit, et
que son but justifie la solidarité universelle.
La cause de l'existence se trouve
dans le fait qu'il ne peut y avoir de "Tout" infini,
que l'infini ne peut être "quelque chose" sauf
à être limité, alors que cette infinité
du tout est nécessaire puisqu'il n'y a rien d'extérieur
au tout. Pour cette raison, l'infini n'est ni un nombre ni une
réalité, mais une tendance, une nécessité,
un but, et donc une ENERGIE qui constitue l'évolution depuis
le zéro jusqu'à l'infini en passant par la succession
de toutes les formes apparentes.
Cette source d'énergie éternelle
permet de comprendre la genèse de la conscience, puis du
magnétisme, puis des particules atomiques, puis de la matière
et de la vie, avant de justifier l'évolution spirituelle
vers l'unité universelle.
Tout comportement quel qu'il soit
est fondé sur une métaphysique, c'est-à-dire
sur un ensemble de croyances quant à ce que c'est que soi
et ce que c'est que l'univers, qui conduisent à un comportement
plutôt qu'à un autre.
Si je considère que je suis
moi, séparé de l'autre, et que ce que l'autre possède
me fait défaut, j'aurai tendance à voler. Si au
contraire, j'ai conscience que TOUT CE DONT J'AI CONSCIENCE EST
FORCEMENT DANS MA CONSCIENCE, UNE PARTIE DE MA CONSCIENCE, alors
je comprends que tout est en moi et que c'est en aidant l'autre
que je m'aide. L'individualisme n'est pas une attitude rationnelle.
Il est vain de respecter l'humain
sans respecter tout ce qui le constitue (les Règnes antérieurs).
L'individualisme est la source de ce non-respect des autres et
des autres Règnes.
Se croyant seulement quelque
chose au lieu de se savoir Tout, l'homme en état de manque
veut prendre à tout prix, au détriment d'autrui
et du milieu. L'individualisme est né. La Métaphysique
a pour mission de démontrer à l'homme qu'il est
Tout, et lui expliquer pourquoi il a l'impression contraire.
Le refus d'être Tout est
notre peur de la solitude. C'est en méditant la solitude
infinie de l'Etre et en l'acceptant au travers de ses expériences
relationnelles, et de ses découvertes métaphysiques
qui aboutissent toujours à l'unité du Soi et à
son unicité, que l'homme éteint son individualisme.
Le monde est en train de se partager
de plus en plus nettement en deux groupes dont l'opposition semble
devenir violente : ceux qui sont attachés aux anciennes
croyances dualistes et matérialistes, et ceux qui les nient.
Ces derniers ont l'intuition que l'autre doit être aimé
comme soi-même, puisque nous sommes un, même s'ils
ne le mettent pas toujours en pratique. Ils constituent le groupe
informel des écologistes, amis des animaux, amis des méthodes
naturelles d'agriculture et de médecine, amis des sciences
holistiques et spiritualistes.
On se souvient par exemple de cette
campagne sans précédent en 1996, contre les "sectes",
faisant soigneusement l'amalgame entre les sectes dangereuses
et les associations inoffensives qui font connaître la naturopathie,
le yoga, la pensée positive, les médecines naturelles,
le végétarisme etc., qui a donné lieu à
l'établissement d'une liste parlementaire des "sectes",
établie sans aucune enquête et au mépris de
la liberté individuelle, et qui a causé la ruine
de nombre de groupes qui ont déjà du mal à
faire connaître leur action si précieuse pour l'évolution
de l'humanité. A cette campagne inique à laquelle
ont participé tous les journaux, télés etc.,
a fait suite une campagne de publicité également
sans précédent pour l'Eglise Catholique, à
l'occasion du voyage du pape. Cette dernière campagne était
tellement éloignée d'une simple information, qu'elle
a provoqué beaucoup de réactions étonnées
ou hostiles. On s'est même interrogé sur la séparation
de l'Eglise et de l'Etat.
Tous ceux qui se sentent un peu
isolés ou rejetés par une société
fondée sur des croyances matérialistes, en contradiction
avec les Sciences le plus avancées, et dont l'idéal
humanitaire et fraternel n'est plus à démontrer,
ont été scandalisés par cette agression "anti-New
Age".
Il semble bien que cette lutte d'esprit
entre deux mondes ne soit pas due au hasard. Elle tend à
supplanter aujourd'hui la lutte des classes, mais se superpose
parfois avec elle, tant il est vrai que les "pouvoirs",
politique, financier, médiatique, supportent mal qu'on
se démarque de la "pensée unique" et qu'un
sous-monde avec son économie, son idéologie, et
bientôt ses électeurs, se constitue. L'ancien monde
tente, en s'appuyant sur des faits parfois intolérables
et probablement réels, d'abattre la "révolution
spirituelle" constituée par toutes ces petites associations
anodines mais tellement utiles sans lesquelles la médecine
allopathique et les grandes chaînes de distribution auraient
le monopole sur les corps et les esprits.
La persécution dont certains
praticiens des médecines non officielles sont l'objet atteint
également des sommets. Il est vrai que tout cela, symboliquement,
remet en cause les limites de l'ego humain, et que cela
a l'art, comme dit Michel SOKOLOFF, d'éveiller la paranoïa
du monde établi. En quelque sorte, nous sommes des cellules
mutantes qui provoquons un phénomène de rejet de
la part des anticorps sociaux, où les intérêts
financiers jouent le premier rôle. Le Nouveau semble "allergénique"
et cela se comprend bien, même si l'ancien finit souvent
par s'apercevoir qu'en fait cette mutation est sa seule planche
de salut.
Il faut s'attendre à ce que
ces tentatives de destruction vis-à-vis de tout ce qui
remet en cause l'ordre (ou le désordre) établi se
multiplient et se renforcent en réaction à l'épanouissement
de conscience de la minorité. Pour cette raison, tout ce
qui facilite la vie et les relations dans ces milieux un peu "extraterrestres"
considérés comme subversifs par les Etats, et étroitement
surveillés en France, par exemple, par les Renseignements
Généraux, ces globules blancs de l'Ordre établi.
Cette lutte des classes spirituelles
est inégale car la classe "exploitante" est profondément
solidaire et organisée, alors que la classe "libératrice"
n'est pas encore très solidaire, et encore moins organisée.
En fait, les gouvernements se sont
laissés prendre au piège de leur propre pouvoir
en donnant libre cours au capitalisme monopolistique qui fait
qu'aujourd'hui les Etats sont à la merci des puissances
spéculatrices mondiales. Les chefs d'Etat n'ont plus guère
de marge de manoeuvre, et se laissent dicter leur loi par les
marchés, manipulés par quelques magnats de la finance
comme Soros, Murdoch, Gates, pour ne citer que les plus célèbres,
qui peuvent, en quelques minutes, mobiliser et déplacer
des sommes équivalentes au budgets annuels d'Etats comme
la Belgique, faisant monter ou descendre les cours des denrées
de leur choix, ou mettant à genoux des banques centrales.
Ceux qui en subissent les conséquences au prix fort sont
toujours les ouvriers de banlieue ou les paysans des pays sous-développés.
Ainsi s'opère une accélération
de la concentration du pouvoir et de la finance, qui accentue
la richesse des possédants, et la pauvreté des autres.
Ce qui, dans les années soixantes,
paraissait être un discours idéologique fermé
et rétrograde, à l'époque où le capitalisme
était florissant, apparaît aujourd'hui comme un discours
d'avant-garde, de plus en plus vrai et dramatique chaque jour.
Cette concentration connaît-elle
un système (tragique) d'auto-régulation ? On peut
le penser si l'on considère qu'à force de surexploiter
le citoyen moyen, de transférer des masses monétaires
colossales des classes laborieuses vers les classes possédantes,
de faire disparaître les petits commerces au profit de chaînes
d'hyper-distribution qui bientôt se mondialiseront, d'anéantir
la production artisanale et paysane au profit de structures et
de groupes impersonnels, on finisse par ne plus avoir personne
à exploiter. Personne à qui ponctionner encore du
pouvoir d'achat. Plus de classes moyennes solvables. Juste des
pauvres qui s'en sortent avec le Système d'Echanges Locaux
d'un côté, des exclus devenus majoritaires, et de
l'autre côté des magnats qui ne manipulent plus qu'eux-mêmes,
les déplacements de masse monétaires n'ayant plus
d'effet qu'entre grosses fortunes.
On peut s'y attendre. Le citoyen
moyen, devenu un non-consommateur de tout ce que les trusts internationaux
proposent, verra ces derniers s'effondrer sur eux-mêmes
comme des baudruches vides, et le monde repartir à zéro
ou presque.
Curieuse perspective. Il faut noter
que ce système du SEL, troc modernisé, fait des
émules là où il s'impose comme seule planche
de salut, dans certains bassins naufragés d'Angleterre
par exemple, mais aussi, sur un plan idéologique, dans
les milieux spiritualistes occidentaux. Finalement, cela apparaît
un peu comme un développement "New Age" qui supplante
ce qu'on appelait auparavant l'Economie Distributive et qui a
eu ses adeptes, précurseurs peu entendus et déjà
oubliés. Le SEL aura peut-être meilleur destin, pour
la simple raison qu'il est plus facilement mis en place directement
là où les circonstances sociales imposent une rupture
avec le système économique imposé d'en haut,
ce qui ne s'est jamais produit avec l'Economie Distributive, restée
une école de pensée idéaliste malgré
sa qualité.
Une solidarité nouvelle est
donc peut-être en train de s'établir entre les braves
"bourgeois" souvent nantis et intellectuels qui constituent
le gros des troupes New Age, et les exclus du système,
pour qui les valeurs spirituelles ne sont pas la priorité
quotidienne.
Que ce soit ou non le cas, cette
nouvelle "Lutte des Classes" plus spirituelle, qui oppose
des valeurs quasi-religieuses, en tout cas métaphysiques,
au matérialisme financier (le seul mondialisme qui ait
marché jusqu'à présent), présente
un avantage sur le Marxisme : au lieu d'inviter à s'identifier
aux victimes, aux exploités, aux inférieurs, à
ceux qui n'ont pas réussi, elle invite à s'identifier
à ceux qui ont la plus haute conscience, ceux qui ont compris,
ceux qui détiennent une certaine vérité d'ordre
cosmique et non plus économique. Il n'est plus question
de tuer ceux qui n'ont pas compris mais de les enseigner. Pas
de les rééduquer, mais de leur faire prendre conscience
que leur intérêt, comme celui de tout humain, est
avant tout de savoir ce que c'est que soi, seule vraie richesse,
et d'ouvrir son esprit à l'immortalité plutôt
que le porte-feuille aux flux d'éphémères
Eurodollars.
La connaissance de soi et de l'univers,
la compréhension de la cause qui nous jette sur cette planète,
et donc du but de l'existence, aboutit toujours à une morale
et à une seule : NE PAS CHERCHER A TIRER PROFIT DE SON
PROCHAIN, sous aucune forme, ni du monde dans son ensemble.
Le monde ne peut rien m'apporter
parce que je suis le Tout. L'infini ne pouvant être divisé,
il est clair que là où je suis, je suis l'infini
personnifié, et ne devrais en conséquence ressentir
le moindre manque. Tant que j'ai peur, ou crois pouvoir prendre
quelque chose à l'autre, c'est que je n'ai rien compris
à l'Etre que je suis. Je suis donc dans une spirale de
souffrance, même s'il y a des accalmies.
Qui plus est, ce n'est ni le plaisir
ni la richesse qui sont coupables. Au contraire, on sait que tout
désir non assouvi empêche de se libérer du
Karma. Cela se démontre scientifiquement. Tout désir
doit être satisfait tôt ou tard. Ce qu'il faut éviter,
c'est de créer des désirs. Sinon la souffrance n'en
finit pas. Et on crée des désirs notamment lorsqu'on
s'attache aux plaisirs et veut les reproduire, au lieu de les
vivre au présent en se détachant de tout souvenir.
Cela peut paraître bouddhiste,
mais ce ne l'est pas tout à fait. Et ce n'est pas parce
que ce serait bouddhiste que ce serait faux.
On a aussi la preuve, depuis la
découverte de l'origine de l'esprit, que chacun est le
créateur unique de son univers, seul responsable, et que
s'ouvrir dans les meilleures conditions à la toute-puissance
consiste avant tout à aider l'autre dans la réalisation
de ses objectifs, et non à tirer la couverture à
soi. On appelle cela le "partage des buts.
C'est plus que d'une solidarité
qu'il s'agit, c'est se positionner en Providence les uns pour
les autres, afin que le Tout soit harmonie parfaite. Certes chacun
ne va pas du jour au lendemain être convaincu des principes
fondamentaux de la Haute Métaphysique, et encore moins
les mettre en application comme on respire, mais les grands manipulateurs
échevelés de notre monde, qui n'ont ni idéal
ni vision sérieuse, et dont la vie personnelle est souvent
dramatiquement vide de sens, ne sont généralement
ni les plus bêtes ni les moins cultivés. La Métaphysique
est faite pour eux. Elle y entrera comme dans du beurre. Et la
solution est peut-être là. Car le pouvoir de la matière
s'associera alors à la beauté de l'esprit, et tous
les espoirs redeviennent permis.
C'est à cela qu'il faut travailler.
Le reste est vain. Un enfant ne s'accroche à son jouet que parce qu'on ne lui en a pas montré
un plus beau.
C'est ce que l'artiste photographe
Ed Sommer veut dire, à notre sens, lorsqu'il parle d'un
"Socialisme" comme d'une dimension de prospective indispensable
ayant pour mission de contrebalancer le capitalisme triomphant
tourné exclusivement vers le passé, vers le
maintien des privilèges acquis au plus haut niveau.
Un "pouvoir prospectif"
qui s'ajoute aux pouvoirs exécutif, législatif,
judiciaire, tous trois destinés à entretenir les
intérêts matériels des classes dominantes.
Pourquoi prospectif ? Précisément
parce qu'il ouvre à l'intérêt des générations
futures, éloigne des préoccupations immédiates
qui ont l'exclusivité des politiques économiques,
et impose une vision des conséquences de ces actes, mettant
les autres pouvoirs face à leur responsabilité morale.
Métaphysiquement, on sait
que le socialisme est associé à l'AMOUR, c'est-à-dire
à la recherche de l'unité, poursuite du but absolu
qui tire toute l'évolution universelle vers la découverte
du Soi ultime, tandis que le capitalisme est associé à
la CONSCIENCE, qui a pour nature d'entretenir le passé
de façon à freiner cette évolution. C'est
grâce à la conscience que l'amour existe, puisque
s'il n'y avait un frein à l'évolution, elle se ferait
à vitesse infinie, ce qui conduirait immédiatement
au néant, puisque l'unité, c'est le néant
(il faut une séparation, une dualité, pour qu'il
y ait conscience et donc "Etre"). Conscience et Amour
sont inséparables. Ils s'opposent inévitablement
et sont là pour se compenser. Lorsque le socialisme domine,
ce qui, en "faisant table rase du passé", conduit
nécessairement à l'anarchie et/ou au fanatisme,
il est urgent que le capitalisme se développe pour faire
revenir aux réalités. Lorsque le capitalisme, comme
c'est le cas actuellement en Europe, devient monopolistique voire
dictatorial, il devient vital que les idéaux socialistes
viennent le compenser, faute de quoi l'évolution de l'humanité
va à l'auto-destruction et non à l'épanouissement.
Le problème de tous ceux
qui n'ont aucune notion de Métaphysique, c'est qu'ils ne
se rendent pas compte de la solidarité de fait entre les
différentes formes de l'Etre. Chacun est indispensable
à chacun, et c'est en aidant l'autre qu'on devient soi.
Celui qui est de droit haït ceux qui sont de gauche, et réciproquement.
C'est stupide, mais l'éducation de l'humanité est
longue, et elle n'en est encore qu'à l'école maternelle.
Cela dit, si on peut faire l'économie de quelques cataclysmes,
autant essayer.
L'intuition métaphysique
est l'outil de ceux qui cherchent le soi au travers de la compréhension,
philosophes ou scientifiques.
La vision artistique est l'outil
de ceux qui cherchent le modelage idéal de l'univers sans
passer nécessairement par cette compréhension.
Le service est l'outil du religieux.
Le pouvoir est l'outil de celui
qui se cherche. Il attend de l'argent la liberté qu'il
n'a pas su se donner par la sagesse. Qu'importe qu'il entraîne
le monde dans la destruction, les autres font pour lui figure
de terrain d'expérimentation, et lorsqu'il prend conscience
et regrette, il est généralement trop tard.
Ensemble, les philosophes, les artistes,
les religieux, n'ont jamais réussi à lui faire entendre
la voix de sa vérité intérieure, sans doute
parce que leurs langages apparaissaient trop disparates, allant
dans des directions paraissant contradictoires. Il est temps qu'on
unifie ce langage, non dans les formes, qui restent nécessairement
variées, mais dans les intentions et les symboles, qui
doivent être univoques et communicables. La responsabilité
des trois premiers est d'être conscients de cette nécessaire
unité, de cesser de se considérer comme la voie
du salut, et de préciser l'objectif : que celui qui cherche
à tirer profit de son prochain comprenne que son intérêt
réel est ailleurs. Et l'Homme sera loué.