COMMENT VIVRE AVEC LA CONNAISSANCE

Ceci est une série d'articles de 2018 intitulés

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

 

  

 

 

 

 

COMMENT VIVRE DESORMAIS AVEC LES

12 CERTITUDES FONDAMENTALES DECOULANT DE LA DECOUVERTE DE LA CAUSE ORIGINELLE DE LA CONSCIENCE

avant tout « Big Bang ».

 

 

Un résumé de cette découverte et un mini-historique

feront suite à ces articles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMENT VIVRE DESORMAIS AVEC LES 12 CERTITUDES FONDAMENTALES DECOULANT DE LA DECOUVERTE DE LA CAUSE ORIGINELLE DE LA CONSCIENCE

avant tout « Big Bang ». 

 

Un résumé de cette découverte fera suite à ces quinze articles

publiés en août 2018

 

 

 

 

 

 

 

Introduction et plan

 

 

 

Comme pourrait dire Einstein, il ne faut pas s'attendre à comprendre l'univers, l'existence et l'esprit avec ces mêmes raisonnements et ces mêmes croyances qui ont sous-tendu depuis des siècles les grandes questions fondamentales apparemment inextricables : d'où nous venons et qu’est-ce que « soi » ; pourquoi et comment tout paraît « matière » atomique et cosmique si en fait tout est esprit ; ; et en vertu de quoi il y a un univers (conscient) à la place de rien, alors que « Rien » et « l’absence de conscience » seraient si simples.   

 

Des questions que vous vous posez encore, mais auxquelles la Physique,  notamment quantique, a depuis longtemps renoncé à répondre, et que bien entendu seule la Métaphysique peut élucider : ni l'univers ni la conscience ne sont des objets physiques mesurables, observables globablement,  et reproductibles, comme l'exigerait la science physique. La Métaphysique est la Science des Causes et donc du non visible, tandis que la Physique est la science des effets observables, « l’illusion ».

 

Beaucoup l’ignorent encore, mais cela fait plus de trente ans que les réponses à ces grandes questions sont parfaitement claires, mais au prix de remises en cause fondamentales, ce qui, jusqu'à présent, a rendu ces découvertes inaudibles pour la Communauté scientifique et une grande partie du public. Il est temps d’accepter ces remises en question. 

 

D’ores et déjà, pour ceux qui sont ouverts à des âges nouveaux (car qui dit Nouvelle Science dii Nouvelle Civilisation), il est possible de donner quelques clefs pour en tirer les inestimables conséquences dans sa vie quotidienne, pour le plus grand bien de la planète et de l'humanité.

 

Les douze conclusions commentées ici sont issues de démonstrations incontournables contenues dans les cinq premiers modules (sur douze) enseignés en exclusivité par l’Université Francophone de Métaphysique. Ces conclusions sont parfois difficiles à accepter lorsque prendre conscience de « ce que c’est que soi et l’univers » remet en cause l'ego, et c’est pourquoi dès le départ il est bon d’entrevoir ce qui va se passer d’extrêmement positif dans la suite de notre évolution. En particulier éliminer ce qui a été jusqu'à présent la source essentielle de beaucoup de souffrances : l'attachement aux mémoires émotionnelles au travers desquelles nous nous conditionnons et acceptons l’inacceptable.

 

La liberté créatrice est ce qui fait le plus peur.

 

On considérera bien entendu dans ces articles que les lecteurs ont déjà largement assimilé ces douze conclusions et leur démonstration hyper-rationnelle, et donc on ne reviendra pas ici sur les explications de ce que c'est que la conscience et d'où elle vient, ce que c'est que l'esprit et d'où il vient, ce que sont l'espace et le temps et d'où ils viennent, ce que c'est que l'énergie et d'où elle vient, ce que sont la matière et l'atome, pourquoi et comment ils se forment et constituent les systèmes planétaires et galactique pour finir par engendrer la vie et toute l'évolution. Tout cela est aujourd'hui parfaitement clair (et n'a pu être remis en cause par personne à ce jour ni dans les milieux scientifiques, ni dans les milieux psychologiques, ni religieux, ni épistémologiques), et si vous avez besoin de nouveaux éclaircissements, nous sommes à votre disposition. Un résumé de rappel sera d'ailleurs proposé à l'issue de ces quinze articles que vous recevrez quotidiennement via vos réseaux sociaux.

 

Toutes nos excuses auprès des physiciens quantiques et astrophysiciens, aux théologiens et philosophes, aux biologistes et psychologues dont les travaux et théories se sont révélés caducs, mais il faut bien que l'humanité évolue, et on ne va pas cacher les vérités dont l'humanité a le plus besoin dans le seul but de ménager les susceptibilités.

 

On ne va pas non plus faire croire par opportunisme marketing qu'il s'agit de nouvelles « conversations » ou « communication » avec telle ou telle entité, maître ascensionné ou « dieu » dont l'aspect mystérieux et invérifiable fait office sinon de légitimité, du moins d'attractivité. Beaucoup de ces communications sont fort intéressantes et parfois très proche de la vérité, mais le problème avec les « entités » supérieures est qu’elles n’ont quasiment plus de mental, et donc leur discours est très peu explicatif. Or dans la situation actuelle de l’humanité, c’est précisément d’explications rationnelles que l’homme a le plus grand besoin. Et si leur discours est mental sans être véritablement logique, c’est qu’elles nous tirent vers le bas. 

 

Beaucoup d'ailleurs ont depuis longtemps reconnu la véracité et la pertinence de cet enseignement nouveau et « hyper-rationnel » sur lequel s’appuient les présents articles, mais bien entendu ils ne peuvent pas en faire état dans le cadre de leurs travaux universitaires ou de leurs recherches, du simple fait que c'est toute la notion même de scientificité qui est remise en cause. Notamment le fait que la Physique n'est pas la science adéquate permettant de comprendre un univers qui, en fait, est un « objet » de conscience et non un objet de

« matière ».

 

L'esprit est parfaitement en mesure de tout comprendre et de SE comprendre, car l'esprit est tout. Et cela se démontre. Et parce que l'esprit est tout, tout est accessible à la Rationalité, la Logique manifestant le fait que l'univers et l'esprit sont strictement régis par les mêmes lois. Le problème ne commence que lorsque l'esprit se prend pour un être humain (ego), il se croit irrémédiablement limité, et a surtout peur de voir sa réalité en face.

 

Eh bien précisément c'est une nouvelle Dimension qui s'ouvre avec tous ceux qui ont compris qu'ils sont l'Etre et son évolution, et non la personne et ses limites. Et que cet Etre-évolution issu de la Nécessité du néant à chaque instant est collectif, universel, unique, sous toutes les apparences.

 

Nous ne sommes pas plusieurs esprits ayant conscience d’un univers,

mais un seul esprit ayant conscience de plusieurs univers.

 

Tel est le vrai (et enfin démontrable) nouveau paradigme de la nouvelle Ere en devenir.

 

 

 

 

 

 

VOICI LES THEMES DES AUTRES ARTICLES QUI VONT SE SUCCEDER ICI POUR VOUS AIDER A INTEGRER CES CONNAISSANCES DANS VOS VIES PERSONNELLES ET EN TIRER LES INESTIMABLES AVANTAGES :

 

 

 

 

 

CHAPITRE 0 :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE SEULE LA CONSCIENCE EXISTE ET PAS L’UNIVERS

 

 

CHAPITRE 1 :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE HASARD N’EXISTE PAS

 

 

CHAPITRE II :

COMMENT VIVRE EN SE SACHANT CREATEUR ET RESPONSABLE, DE SA VIE MAIS AUSSI BIEN AU-DELA

 

 

CHAPITRE III :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT EST ILLUSION 

 

 

CHAPITRE IV :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QU‘ON EST SEUL EN TANT QU'ETRE, TANDIS QUE L'EGO A TELLEMENT PEUR DE LA SOLITUDE PERSONNELLE 

 

 

CHAPITRE V:

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT A VOCATION A ETRE NEANT (ce qui ne veut pas dire que la mort existe)

 

 

CHAPITRE VI :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE BUT ABSOLU QUI ENGENDRE L'UNIVERS NE PEUT ETRE ATTEINT

 

 

CHAPITRE VII :

COMMENT VIVRE ET FAIRE LE BIEN EN SACHANT QUE LE MAL N’EXISTE PAS 

 

 

CHAPITRE VIII :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE PASSE N’EST QUE MEMOIRE 

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT CE QU’ON PERCOIT EST PASSE ?

COMMENT VIVRE EN SACHANT QU'ON EST CREATEUR DE SON PROPRE PASSE A CHAQUE INSTANT

 

 

CHAPITRE IX :

COMMENT VIVRE QUAND ON N'A JAMAIS CRU EN RIEN ET QUE SUBITEMENT ON DECOUVRE QUE LA CONSCIENCE EST ETERNELLE

 

 

CHAPITRE X :

COMMENT VIVRE SANS UN « DIEU » EXTERIEUR QUAND ON Y A TOUJOURS CRU

 

 

CHAPITRE XI :

COMMENT NE PLUS S’IDENTIFIER A L’EGO ET A L'IGNORANCE SOURCE DE SOUFFRANCE ?

 

 

CHAPITRE XII :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TU ES MOI ? COMMENT DEVELOPPER L'AMOUR INCONDITIONNEL

 

 

 

 

Bien entendu, ces articles sont loin de pouvoir tout dire, rappelons-le, et il vous restera des questions à poser si vous n'avez pas encore étudié les réponses. Nous nous tiendrons à votre disposition dans toute la mesure du possible via des VISIO-CONFERENCES EN DIRECT sur la page Facebook FRANK HATEM OFFICIEL, (également en direct sur Youtube et disponible en différé payant) pour vous aider à tirer le meilleur profit psychologique, relationnel, spirituel, et même physiologique de cette révolution de la pensée. Restez branchés.

 

UNIVERSITE FRANCOPHONE DE METAPHYSIQUE

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE ?

 

Suite 1

 

 

 

 

Depuis longtemps les physiciens ont démontré officiellement que « l'acte d'observation » est nécessaire à la « réalité » : tant qu’il n’y a pas d’acte d’observation (et donc de conscience, il ne faut pas avoir peur de le dire), les choses ne sont que probabilités, et non réalités. De même que les expériences sont influencées par l'esprit de l'opérateur, et que des évidences comme « l'intrication quantique » remettent en cause l'épistémologie sur laquelle ces théories sont fondées. Ces « observations » « quantiques » qui remettent en cause l’existence absolue de la « matière » telle qu’on y croyait (mais Einstein disait déjà que « tout est relatif ») sont d'ailleurs en contradiction avec les théories macrocosmiques et astrophysiques, puisque a priori, pour qu’il y ait un « observateur », un « acte de conscience », il faut qu’il y ait « conscience », or on nous enseigne généralement que la conscience est un développement de l’évolution de la matière. Qui devrait donc exister effectivement préalablement et pas seulement en tant que potentiel.

 

Cette contradiction est bien normale puisque l’univers s’observe dans l’espace et le temps alors que les expériences quantiques qui voudraient bien cerner la particule atomique se rapprochent de plus en plus du PRESENT en étant obligé d’interrompre les mouvements pour « photographier » les corpuscules. Et le présent n’est pas du tout dans l’espace et le temps, c’est l’inverse.

 

 

 

Cette opposition entre Astrophysique et modèle atomique a conduit à inventer une « gravitation quantique » mais cela ne résoudra aucun problème car autant l’univers macrocosmique que l’atome relèvent en fait d'une toute autre science que la Physique. 

 

On sait qu'étudier la matière ne peut que conduire à une impasse. C'est la conscience elle-même qui doit être étudiée, et par définition, il ne peut y avoir de « physique » de la conscience car personne n'a jamais pu observer la conscience, seulement ses effets.

 

Puisqu’on ne peut s’appuyer sur l’observation, on ne peut s’appuyer que sur la RATIONALITE, et cela déplait beaucoup aux physiciens qui n’y voient que philosophie, et donc opinions subjectives. Mais ce n’est pas vrai : LA RATIONALITE N’EST PAS DU TOUT AFFAIRE D’OPINIONS (d’ailleurs toutes les sciences tentent d’être rationnelles sinon ce ne sont pas des sciences). Et lorsqu’on fait l’effort de rationalité suffisant, il n’y a plus de mystère de l’univers. C’est ce qui a permis en 1985 de découvrir l’origine et la nature de la CONSCIENCE. Le reste suit.  

 

Beaucoup cependant n'ont pas encore pris le temps d'étudier les dernières découvertes hyper-rationnelles de la Métaphysique, et donc ignorent tout de cette avancée unique dans l'histoire de la Science.

 

C'est sans importance, compte-tenu que ces connaissances nouvelles sont accessibles à tous sans aucune mathématique, et donc ne nécessitent pas que des spécialistes les valident et les enseignent. Chacun s'en est bien rendu compte, le bon sens est de retour dans le domaine scientifique, et il est suffisant (pour peu qu'on ait une rigueur suffisante dans la gestion du mental et la rationalité). Certains physiciens cependant l’ont reconnu.

 

« Comprendre fait peur à notre mental, car il est là pour défendre l’ego, et il sait que la Connaissance va remettre en cause cet ego. Evidemment, j'ai pu mesurer à quel point cela ne se fait pas sans remises en cause, mais est-ce pour cela qu’il faut y renoncer ? De toute façon tôt ou tard la vie se charge de nous mettre face à nous-même. Alors autant s’y attendre et préparer les choses, surtout lorsqu’on a pris le parti de sortir des habitudes mentales, parce qu’on n’en peut plus de constater combien l’ignorance rend nos vies parfois insupportables, et à quel point la Physique théorique est dans l'impasse avec cette multiplication de théories souvent contradictoires (une théorie par problème). Et pris également le parti de s’ouvrir à des vérités que notre cerveau droit connaît depuis longtemps, mais que notre cerveau gauche feint d’ignorer. Et il feint très bien au point qu’il nous fait prendre pour vrai ce qui est à l’envers de la réalité. Grâce à la Métaphysique hatémienne, que l'on dit à juste titre hyper-rationnelle, on ne peut qu'accepter ce retournement de conscience auquel, au fond de soi, tout le monde aspire. Même si on fait souvent en sorte d’en retarder l’échéance ».

 

 

 

 

 

CHAPITRE 0 :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE SEULE LA CONSCIENCE EXISTE ET PAS L’UNIVERS ?

 

Le passé n'existe plus, le futur n'existe pas encore. Qu'est-ce qui reste ? Le présent. Combien de temps dure-t-il ? ZERO. LE PRESENT EST NUL. Tout le monde le sait bien, personne n'en tire aucune conséquence. Pour échapper à l'évidence, les physiciens ont décrété (arbitrairement bien sûr) que « le présent a une certaine durée ». De la sorte, on peut continuer de croire qu'il y a un univers effectif, objectif, et justifier les crédits destinés à l'étudier et éventuellement à tenter de l'expliquer. C'est rassurant, la matière.

 

Hélas c'est faux. Il n'y a jamais eu d'univers il n'y en aura jamais, il n'y a toujours eu que le présent, ET LE PRESENT EST UNE SENSATION D'UNIVERS. Pas du tout un univers réel. Cela, beaucoup de philosophes et de sages l'ont remarqué, et cependant on n'en tient aucun compte.

 

Ne pas en tenir compte ce n'est pas simplement continuer de vivre comme s'il y avait un univers. Evidemment on vit ainsi. Evidemment on continuera éternellement à avoir cette sensation et à vivre « comme si » tout était réel, et c'est bien ainsi. Vous pouvez être rassuré, cela ne va rien changer, il faudra toujours payer vos impôts et sortir le chien.

 

Non. Ne pas en tenir compte, c'est simplement ne pas en tirer la conclusion évidente, immédiate et incontestable que s'il n'y a rien d'autre qu'une SENSATION D'UNIVERS dans le présent, une impression fugace car toujours changeante, qui, elle non plus n'a pas de durée (mais évidemment on a toujours l'impression que les choses durent, c'est cela qui maintient la conscience en l'état), CELA SIGNIFIE QUE TOUT EST SPIRITUEL. Il ne peut y avoir de « matière » sans durée. Il ne peut y avoir d'univers sans impression de matière, sinon on n'appellerait pas cela un univers. Et donc si tout est SENSATION, cela signifie que c'est de l'ESPRIT. En fait un acte de conscience perpétuellement reproduit.

 

Bon. Ce n'est pas grave. Cela ne va rien changer à votre vie quotidienne, SAUF QUE CELA EST LE POINT DE DEPART D'UNE LIBERATION ET D'UN EPANOUISSEMENT SPIRITUEL SANS LIMITE. Qui va avoir de merveilleuses conséquences sur le plan de l'équilibre psychologique de celui qui veut bien reconnaître les évidences, et sur le plan de ses relations avec le monde, avec les autres, car c'est le point de départ du NON-ATTACHEMENT. Peut-être n'en tirerez-vous pas tous les profits instantanément, il faut du « temps » pour assimiler et tenir compte du fait qu'il n'y a pas de « temps », mais la machine à liberté est en marche.

 

Soit dit en passant, ce qu'on appelle « l'illumination », c'est le fait de voir la conscience en toute chose : « conscience » = « lumière » car on appelle « lumière » le fait de percevoir des choses. Tout est conscience puisque j’en ai conscience. 

 

EST-CE QUE JE PEUX AVOIR CONSCIENCE

DE QUELQUE CHOSE

QUI NE SOIT PAS DANS MA CONSCIENCE ?

 

 Voir tout sous forme de lumière instantanée et non de matière temporelle, et donc reconnaître que tout est LA conscience, c’est-à-dire soi, puisque soi est conscience et que le corps est un objet DANS la conscience. Cela est la clef de l’illumination.

 

C’est le Swami Vivekânanda qui disait : « partout vers quoi mon regard se tourne, voici, je suis cela ».

 

Ce n'est pas vous qui demandiez « comment accéder à l'illumination et donc à la paix » ?

 

 

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 2

 

 

 

 

CHAPITRE 1 :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE HASARD N’EXISTE PAS

 

Dès l’introduction du module 1 de l’Université Francophone de Métaphysique, on a établi de façon certaine et incontournable que le hasard ne peut jouer le moindre rôle ni dans l’univers ni dans nos vies personnelles. C’est évidemment la première fois dans l’histoire de la Philosophie que cette démonstration est faite.

 

Comme toutes les autres démonstrations fondées sur des certitudes absolues selon un protocole rigoureux, ces conclusions ne seront plus remises en cause dans l'histoire future de l'humanité. Elles ont pour vocation de construire le nouveau monde supra-mental qui est promis depuis la nuit des temps par les plus grands sages de l'histoire.

 

Cette démonstration suffit à elle seule à mettre bas l'édifice fragile de la Physique théorique d'aujourd'hui qui est, au bout du compte, fondée sur le hasard. Par exemple, le fait que « l'acte d'observation » (en fait la conscience qui ne veut pas dire son nom) est indispensable pour donner sa réalité aux phénomènes, n'est pas considéré comme une preuve que l'esprit est premier et créateur, sous le prétexte qu'il existerait une infinité d'univers sans conscience, et évidemment, nous vivons par hasard dans celui où il y en a une.

 

Cela ne rend évidemment pas compte de l'existence éventuelle de cette infinité d'univers, et l'argument se retourne facilement : ce serait aussi par hasard et sans cause qu'il y ait cette infinité d'univers. Dans ce cas, il a pu y avoir une infinité d'univers un moment, mais pour qu'il y ait une infinité d'univers tout le temps, le hasard ne suffit pas. Il faut une cause. Et ce domaine des causes, c'est le domaine de la Métaphysique.

 

Tant qu’on ne dispose pas de ces preuves rationnelles, on peut avoir un doute et donc penser que peut-être le hasard est la vraie cause de toute chose, et qu’il régit nos vies. Mais s’il peut être considéré comme responsable d’un fait dans le présent, il ne peut être considéré comme responsable de la reproduction de ce fait d’instant en instant. Or il est démontré (modules 2 et 3) que l’univers se recrée en totalité à chaque instant. A partir de là le hasard n’a plus cours et on peut alors décider de comprendre la CAUSE de toute chose. Ou bien il y a une cause, ou bien c’est le hasard. Et si un effet se reproduit à chaque instant (bien malin celui qui pourra établir que les choses durent sans que leur cause soit permanente), c’est que sa cause est permanente (voir l’e-book gratuit sur le hasard, offert sur demande sur le site de l’Université Francophone de Métaphysique). Ou alors cela consisterait à établir le fait de DURER comme un absolu sans cause, comme une Loi éternelle, autant dire « Dieu », et donc on tourne en rond, il n'y a rien de scientifique là-dedans.

 

Vous commencez à comprendre ce que c’est que la rationalité ?

 

Dès, lors si on recherche la cause sans laisser place à la croyance au hasard, on va la trouver. En l'occurrence sous la forme du BUT absolu que la rationalité absolue met en évidence. Ce But est la Cause telle que décrite dans le module 1, et qui permet de rendre compte de la totalité des phénomènes physiques, psychologiques et spirituels tels que nous les vivons tous.

 

Ayant reconnue cette cause, il faut choisir : ou bien cette cause est LA cause universelle, et dans ce cas il n'y a plus la moindre place pour le hasard, ou bien le raisonnement est faux, ce qui reste à démontrer.

 

Comme il n'est plus possible de contester ce raisonnement et donc de revenir sur cette évidence qu'il ne peut y avoir le moindre hasard, toute notre vie s’en trouve bouleversée : lorsqu’un fait se produit dans ma vie, désormais je sais qu’il n’est qu’un moyen de progresser vers le But-cause qu’on a démontré, ce qui va m’aider à deux choses : d’abord l’accepter une fois qu’il a eu lieu, et même m’en réjouir compte-tenu qu’il est indispensable à ma réalisation. C’est la clef de la paix et de la sagesse, et c’est d’autant plus facile lorsqu’on a compris qu’en tant qu’ego on est un filtre ayant engendré cette manifestation indispensable de l’énergie créatrice. 

 

L’énergie définie par son BUT (il n’y aurait aucun mouvement sans énergie, et le mouvement ou changement d’état ne s’explique que par son objectif, non par son point de départ. Cela est parfaitement démontré.). Mais l’énergie n’est créatrice qu’à travers les egos (tous les egos, pas seulement humains) qui sont des « stocks de mémoire » présents, et qui constituent les filtres nécessaires pour que le potentiel devienne « réel ». Les physiciens appellent cela « réduction du paquet d’ondes de probabilités », mais ils ne savent ni pourquoi ni comment. 

 

Ma responsabilité créatrice dépend donc de mon attachement à cet ego. Si je veux vivre un autre univers, c’est cet ego que je dois faire évoluer, et le faire évoluer c’est changer ma relation à ces mémoires qui le constituent : leur donner plus ou moins d’importance.

 

Cela est la source d'une grande confiance en soi et en l'avenir, une grande paix vis-à-vis des événements, et donc une solidité émotionnelle qu'aucune approximation théorique ou observationnelle ne permettrait.

 

 

 

 

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 3

 

 

 

 

CHAPITRE II :

COMMENT VIVRE EN SE SACHANT CREATEUR ET RESPONSABLE

 

Cela est en rapport avec le module II, qui s'appuie évidemment sur le premier car tant qu'on ignore la cause, on ne peut savoir si oui ou non on est responsable de ce qui nous arrive.

 

On ne reviendra pas ici sur la démonstration de cette cause première à l'origine de toute énergie, que les étudiants en Métaphysique ont découverte dans les deux premiers modules, on est là simplement pour en tirer les conséquences et permettre de gérer ces certitudes nouvelles.

 

Si je peux donc facilement accepter le passé en tant que ma propre création pour le bien de mon évolution, quel que soit ce passé, cela me libère énormément. Je n’attribue plus la responsabilité à l’autre, aux événements ou au hasard, et si je veux changer les choses, je sais désormais comment je dois faire.

 

Etre responsable n’est pas culpabilisant. Je suis comptable de mes intentions à chaque instant et de mes attitudes. J’ai le choix puisque je suis le gestionnaire de cet ego. Ce n’est pas contradictoire avec le fait qu’il y a un but : ce but ne préjuge pas de mes buts personnels. C’est moi qui gère cela. Et les événements qui se produiront dépendront de cette définition de mes buts personnels, de mes intentions, donc de mon ego.

 

C’est évidemment plus délicat que de se laisser aller en croyant que tout m’arrive sans raison, et que je dois faire avec, mais c’est plus enthousiasmant au sens propre. La déprime vient de la dépendance et de l’impuissance. Voilà ce que la Connaissance va me permettre de nier de façon certaine : je ne suis ni dépendant ni impuissant, je ne le suis que tant que je crois au hasard et n’ai pas compris la Cause qui fait de moi un créateur responsable.

 

Je ne puis même pas accuser mes conditionnements, même s'ils ont joué leur rôle, car je sais aujourd'hui comment les remplacer par d'autres conditionnements que je sais gérer. On ne peut vivre sans conditionnements, l'important est d'en rester responsable sciemment et non de les subir en croyant à une malédiction ou aux « punitions » des vies antérieures.

 

Comme vous le savez, le module II est celui où est expliquée pour la première fois l'origine de la conscience : pourquoi je suis. La cause perpétuelle de « l'acte d'observation » créateur des particules atomiques, dont la formation inévitable est expliquée dans le module III.

 

Etre créateur n’est pas culpabilisant, c'est une nécessité absolue, et tout le problème est dans l'interprétation de ce qu'on a créé « extérieurement ». Tout le module V et les modules X et XII permettent d'ailleurs de gérer correctement cette relation à Soi et à son passé.

 

On aura compris une des raisons pour lesquelles, en général, on fuit la Connaissance : lorsque la lumière est faite, la responsabilité grandit évidemment. Et on commence à mesurer la solitude de l'Etre. Ce sont les principales craintes du mental qui préfère positionner l'ego en victime qui subit un monde objectif extérieur, et non comme responsable face uniquement à lui-même.

 

On sait qu’on n’est plus cet ego (c’est l’ego qui se positionne en victime), puisque c'est notre création, mais on sait aussi qu’on en a besoin et qu’on est responsable de ses limitations pour le meilleur. Il n'y a pas à se comparer. On a une vision juste du But et on sait que la joie passe par la reconnaissance de ce but et sa poursuite consciente, qui ne peut se faire qu'au travers de l'ego. C'est son rôle. Tout devient alors possible, il suffit de moduler ses mémoires, ses croyances quant à soi-même.

 

On explique d’ailleurs comment dans les modules opératifs de Métaphysique (modules 7 à 10).

 

Cela étant, on peut avoir tendance, au début, lorsqu’on découvre la Métaphysique et qu’on panique un peu à l’idée d’avoir été créateur de son passé, surtout quand il a été douloureux, à confondre acceptation et résignation. Cela n’a rien à voir. L’acceptation porte uniquement sur ce qui est déjà arrivé, sur le passé. Il n’y a rien à y changer. On peut seulement y changer l’attitude émotionnelle par rapport à ce passé. Par contre, dans le présent, où on est en fait face à une page blanche même si on a l’impression d’un univers figé et irrévocable, il n’y a rien à accepter du futur. Rien de ce qui ne m’est pas encore arrivé ne doit être accepté d’avance. Et pas davantage la continuation de ce que j’ai vécu jusqu’à présent. On en parle largement à partir du module 5. C’est fondamental pour la libération de l’individu, mais ne craignez rien, de toute façon, la Connaissance ne peut que mener à l’illumination tôt ou tard, et l’illumination ne peut mener qu’à la liberté et à la joie. Si ce n’est pas pour tout de suite ce n’est pas grave, l’attachement à l’ego peut prendre du temps, comme cela peut aussi ne pas en prendre, cela dépend de mon courage face aux événements de la vie, et à ma capacité de méditer et d’intégrer les grands Principes métaphysiques. Chacun son rythme, l’important est de faire confiance, et on ne peut plus que faire confiance lorsqu’on a compris que le hasard n’existe pas, car ce que l’idée de hasard servait à camoufler dans notre psychologie, c’est notre destinée sans limites, par peur du changement. L'ego ne veut pas changer, et pour éviter toute évolution, il préfère occulter la Connaissance. 

 

L'ignorance est confortable, croit-il. En réalité c'est sa principale source de souffrance.

 

 

 

A suivre très bientôt (un article trois fois par semaine). 

 

 

  

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

Suite 4

 

 

CHAPITRE III :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT EST ILLUSION ?

 

 

En s’en réjouissant, bien sûr. Mais encore faut-il comprendre ce qu'est l'illusion. « Illusion » signifie simplement qu'il ne s'agit pas de réalité objective, « matérielle ». Donc que ce monde n’est pas indépendant de l'esprit, « extérieur » à l’esprit. Il est largement prouvé au contraire que tout est dans l'esprit. Donc que tout est illusion. Et c'est cela qui est merveilleux.

 

Si vous avez besoin de vous rappeler un peu pourquoi, posez-vous à nouveau la question :

 

EST-CE QUE JE PEUX AVOIR CONSCIENCE DE

 

QUELQUE CHOSE QUI NE SOIT PAS DANS MA CONSCIENCE ?

 

Il n'y a qu'une seule réponse possible, et cette réponse est non. A partir du moment où j'ai conscience de quelque chose, c'est bien que c'est DANS ma conscience et pas extérieur, pas « objectif ». Donc tout est illusion (sauf l’illusion elle-même : le fait qu’il y un processus éternel d’illusion). Tous les grands sages de l'histoire l'ont toujours reconnu. Mais pas les physiciens les plus attachés à la notion de « matière », bien sûr.

 

Si tout n’était pas illusion, cela voudrait dire que ce n’est pas dans l’esprit : de la matière réelle indépendante de celui qui la perçoit ! L’horreur. Comment voulez-vous dans ce cas en avoir conscience, et comment voulez-vous communiquer avec, comment voulez-vous l’aimer ?

 

On ne peut aimer que grâce à l’illusion. Si l’autre n’était pas le même esprit que nous, il nous serait inconnaissable et indifférent.

 

Car pour qu’il soit réjouissant que tout soit spirituel, encore faut-il qu’il n’y ait qu’un seul esprit. S’il y en avait plusieurs, si chacun était un esprit séparé des autres, en quelque sorte des planètes étrangères, il n’y aurait aucune communication possible. Rien de ce que je ressens ne pourrait avoir le moindre sens pour l’autre. La couleur verte ne serait pas la même pour chacun. Et souffrir ne voudrait rien dire en l’absence d’autrui dont on aurait conscience.

 

De toute façon, je ne pourrais avoir conscience de rien ni de personne. Et le mot « conscience » ne voudrait strictement rien dire. On ne peut avoir conscience de soi que par opposition à ce qu’on considère comme n’étant pas soi.

 

Evidemment, cela paraît contradictoire qu'on soit UN et que néanmoins on soit séparé pour pouvoir communiquer. Cela est précisément le PARADOXE de l'Etre, et nos étudiants savent bien sûr quelle est la cause de ce paradoxe et donc de la dualité. La dualité (malgré l’intuition de « Dieu » ou de l’unicité) est toujours restée le grand mystère pour les théologiens autant que pour les scientifiques. Pourquoi le mal si « Dieu » est bon et juste ? Pourquoi l’autre si JE SUIS L’AUTRE ? Il n'y a plus aucun mystère à ce sujet, et c'est comprendre la cause de la dualité qui permet d'expliquer l'univers (après la conscience bien sûr).

 

Le bonheur passe par la dualité, par la relativité, par le bon et le mauvais. Il n’y a aucune joie possible sans ce sentiment qu’ « on est innombrables à être seul ». Sans s.

 

C'est ce qu'on constate sous le terme de « discontinuité » dans le vocabulaire quantique. Sans explication évidemment. Une seule énergie, mais la discontinuité de cette énergie ! A l’origine de la notion-même de « quantum ». 

 

Tous sur la même planète en perpétuel changement, et tout apparemment séparé. Il est important de comprendre que cette illusion de séparation PERMET l'unité réelle (en tant que but). « E pluribus unum » comme disaient les Romains.

 

C’est tout un apprentissage. Au début, on vit normalement, avec des hauts et des bas, parce qu’on vit le monde au premier degré, dans l’illusion complète mais sans le savoir, avec tous les inconvénients et tous les avantages de la matérialité apparente.

 

Le souci commence lorsque l’on sait que c’est de l’illusion, qu’il n’y a rien d’objectif, que tout est pensée, vue de l’esprit. De soi.

 

Souvent on n’arrive plus à gérer : « si l’autre est illusion, pourquoi j’en tiendrais compte ? ». « Si le monde est illusion, à quoi bon se fatiguer ? Autant en finir tout de suite ». Et ainsi l'illusion devient la grande peur mentale. On veut de l'objectif. Du matériel. Alors que le phénomène d’illusion est la meilleure chose qui soit, et que la reconnaître est le point de départ du vrai épanouissement individuel.

 

Le refus de l'illusion est un sentiment provisoire qui va durer autant que durera l’identification aveugle à l’ego. On n’a pas compris que cet esprit où tout est contenu, ce n’est pas la personne, ce n’est pas cet ego auquel on s’identifie. L’ego ce ne sont que les mémoires que l’on s’attribue.

 

Si c’est l’ego qui tente de gérer l’illusion il n’y arrivera pas.

 

Mais je ne suis pas l’ego, je suis la conscience dont cet ego illusoire est autant illusoire que les autres illusions, mais qui toutes sont indispensables pour constituer ce que je suis : l’esprit. En attendant que ce soit le Tout.

 

Donc c’est un exercice crucial que de chercher le plus vite possible à distinguer Soi et moi. Ce qui est éternel de ce qui est provisoire. Ce qui aime de ce qui cherche à être aimé. Ce qui est créateur de ce qui est créature. Ce qui est conscience de ce qui est objet de conscience (la personnalité-ego et le monde qui va avec, inséparables).

 

Pas facile mais primordial.

 

Cela peut choquer, surprendre, affoler. Mais si la Connaissance ne nous servait pas à remettre en cause nos points de vue et donc nos attitudes, à quoi servirait-elle ?

 

Si je souffre trop de ce caractère illusoire du monde c’est que le moment n’est pas encore venu pour moi de faire ce distinguo. Alors il faut patienter, ne pas se décourager, méditer, relire, et vivre.

 

De toute façon la vie se chargera de nous faire comprendre qui nous sommes même si l’explication rationnelle n’a pas été suffisante.

 

L’illusion est la bénédiction des bénédictions. C’est elle qui manifeste et permet l’amour (si la séparation n’était pas illusion, il n’y aurait pas d’amour). Comment chercher l’unité si on ne reconnaît pas l’illusion ? Ce dont on veut sortir c’est de la dispersion, de la croyance en la séparation qui n’est qu’apparente.

 

A comprendre. A vivre. On est là pour vous y aider. 

 

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PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 5

 

 

 

CHAPITRE IV :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QU‘ON EST SEUL EN TANT QU'ETRE,

 

TANDIS QUE L'EGO A TELLEMENT PEUR DE LA SOLITUDE PERSONNELLE 

 

C’est exactement le même problème que celui de l’illusion de la séparation. Ce n’est pas l’ego qui est seul, c’est le Soi (ce qui nous est commun à tous : la conscience). L’ego est entouré de myriades d’autres egos. Et donc il a le sentiment d’en être séparé. 

 

Tant que je me croirai l’ego, j’aurai ce sentiment de vouloir la fusion mais d’être toujours séparé. Les corps sont séparés. Pas la conscience qui les contient (je ne peux avoir conscience d’un corps qui ne soit DANS ma conscience, en fait dans LA conscience). 

 

Par contre, SOI EST SEUL, évidemment, puisqu’il n’y a qu’une seule conscience. Et je ne peux échapper à cette intuition car elle est première en moi. « Dieu » est seul, il n’y a qu’un seul but, une seule cause (ce ne sont pas des opinions).

 

Et il est très difficile de distinguer ces deux aspects de soi. Soi et l’ego : la schizophrénie guette, mais elle ne menace que tant qu’on freine des quatre fers pour rester l’ego tout en sachant qu’on est l’autre. Il y a déchirure. Les gens qui n’ont aucun éveil spirituel ne peuvent être schizophrènes, ils n’ont pas l’intuition de l’unité du Tout qu’ils sont.

 

C’est l’identification de cette solitude absolue à l’ego qui est ingérable. Et c’est même dangereux car, si j’ai l’intuition d’être tout et créateur de tout, ce qui est aussi le cas au début de l’éveil, je risque aussi de me croire en même temps personnellement créateur et responsable de toute chose. La paranoïa guette. En général on est ou schizo ou parano, rarement les deux. Mais la solution est la même : je ne suis pas cet ego. Il n’est donc pas déchiré en morceaux, et il n’est pas non plus responsable de tout.

 

Donc là encore il est crucial de savoir distinguer MOI et SOI. La personne provisoire n’est pas la conscience (éternelle, cela est absolument démontré, et personne n'a jamais pu revenir sur cette démonstration) qui anime cette personne.

 

L'intuition de la solitude du SOI conduit à la grande peur de la solitude du MOI lorsqu'on ne voit et ne connaît que MOI et qu'on ignore totalement qu'on est tout autre chose.

 

Cette peur est le principal obstacle à l'évolution spirituelle. C'est évidemment une peur de l'ego qui craint de disparaître en tant que personne si d'aventure il fusionnait avec le Tout, donc avec l'UN.

 

Heureusement ce n’est pas le cas. L'ego est l'ego et il doit rester l'ego, il n'a aucune raison d'être seul. Par contre Soi a toujours été et sera toujours seul, c'est ce sentiment indicible qu'on a chacun au fond de soi.

 

Les étudiants de l'Université Francophone de Métaphysique n'ont plus de problème avec ce dilemme : il n’y a qu’une seule Nécessité du Néant, une seule Nullité qui s’oppose à l’Infinité, mais d’une multitude de façons qui sont autant d'egos, de « MOI ». Partout, tous ces egos, toutes ces personnes qui entourent ma personne, sur toutes les planètes, c’est SOI. C’est ce qui en moi a conscience, ce qui en moi est créateur, ce qui en moi aime. Mais pas le petit bonhomme ou la petite bonne femme qui a toujours besoin d’être entouré, d’être aimé, et que je n’ai aucune raison de priver de cet amour. Mais cet amour il commence par le vrai Soi : la source d’amour, la source de conscience, c’est cela qui est seul. Qui est unique, qui est universel.

 

Mais il n’en reste pas moins que cette source de conscience est ma réalité, et c’est cela qui fait que, quoi que je fasse, aussi entouré que je sois, je suis toujours « seul » en tant qu’être. C’est cela qui naît seul, qui meurt seul, qui souffre seul, qui aime seul, et cela il n’y a pas d’autre moyen que de s’y habituer car c’est éternel et parfait.

 

Le meilleur moyen de s’y habituer c’est toujours de s’identifier à la source d’amour, et le moins possible à l’ego qui a besoin d’amour. JE est là pour aimer, à travers cet ego, certes, mais pas pour être aimé. L’ego est là pour être aimé, mais ce n’est pas lui la conscience, c’est cependant ce à quoi la conscience s’identifie habituellement.

 

Le meilleur moyen d’être le Soi c’est d’aimer l’ego, de veiller à sa félicité, lui octroyer tous les moyens d’épanouissement dont il a besoin, l’aider dans la réalisation de ses buts, lui donner confiance en lui, l’aimer comme un parent aime ses enfants, parce que c’est un enfant, et cet enfant ce n’est pas soi. C’est le moyen d'aller vers le Soi, c'est une personnalité bien précise qui est là pour permettre la réalisation d’une mission, et Soi est là pour l’aider à la discerner, à la décider, à l’assumer, à la réaliser autant que possible. Soi est la « Providence » qui fournit à moi les moyens de se réaliser. C'est aussi son « ange gardien » qui le guide et lui évite les embûches.

 

Ce regard spirituel est le seul valide, le seul qui permettra de sortir de toutes les situations psychologiques ou existentielles. C’est évidemment l’affaire d’une vie, ou de plusieurs vies, alors autant commencer tout de suite. C’est l’enjeu de toute connaissance et de toute expérience de la vie : accepter d’être plus que ce qu’on croit être, accepter un peu plus de son infinité, accepter cette solitude qui est celle du « saint » en fait. Il y a du travail. Tant mieux, on a tout notre temps, toute l’éternité, mais le plus tôt sera le mieux car c’est lorsque j’accepte la vraie solitude du véritable Etre, que je commence à être moi-même, en paix, créateur, responsable, et que cette lumière peut commencer à vraiment aider les autres.

 

 

L’initiation est un passage obligé vers l’illumination, l’illumination est un point de départ vers ce qui n’a pas de limites : le véritable amour.

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 6

 

 

 

 

CHAPITRE V :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT A VOCATION A ETRE NEANT ?

 

La peur de l'illusion, la peur de la solitude, la peur de l'infinité, la peur du changement, tout cela en fait se résume dans la peur du NEANT, et c'est pourquoi ce mot est tellement fui et décrié. Personne ne veut entendre parler du néant, et sans doute lorsque vous lisez cette question, vous vous en détournez avec dédain : « le néant n'existe pas, ce sont des bêtises, je préfère « Dieu », je préfère la matière ». Evidemment c'est un réflexe normal, mais c'est une des raisons principales pour lesquelles la Connaissance est restée cachée à l'homme si longtemps.

 

En fait c'est LA question essentielle, celle qui permet de tout comprendre, et c'est à la suite de douze années de méditation sur le néant (et il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent avec le néant) que la compréhension de la cause de l'Etre et de l'existence a pu être découverte.

 

Cette peur du néant est irrationnelle : le néant n’est jamais une réalité, et rien ne sombre jamais dans le néant. On ne peut pas avoir conscience du néant. Nous sommes le pôle conscience de la réalité, tandis que le pôle infini (« néant », on vous le démontre aisément dans nos cours) ne nous concerne pas. Il est seulement notre raison d’être, ce qui est beaucoup, mais qui ne nous menace aucunement au contraire. C’est grâce à sa nécessité que nous sommes, et que nous sommes éternels. Vive le néant. Après « vive l'illusion » et « vive la solitude », voici « vive le néant » ! En fait tout ce que le mental refuse le plus (peur) est précisément ce dont il a le plus besoin pour résoudre ses problèmes, et en particulier la question des origines. C'est pour échapper à cette connaissance de ce qu’il est vraiment, d’où il vient et où il va, qu'il préfère tourner en rond dans le matérialisme scientifique et philosophique.

 

Mais il n'y a rien à craindre de tout cela, au contraire. On ira toujours vers ce qu’on ne peut pas atteindre, c’est notre assurance-vie, notre assurance-conscience, notre assurance-amour, car s’unir au tout n'est jamais terminé, et est remplacé par un amour de plus en plus grand.

 

Tout a vocation à aller vers ce qu’il ne peut pas atteindre, en tout cas dans le cas de l’Absolu, la Relativité étant indispensable à ce Dernier.

 

On peut parfaitement profiter de toutes les « réalités » apparentes du monde parce qu’on sait que toutes, en fait, sont éternellement renouvelées. Le fait qu’elles disparaissent d’un monde ne leur enlève rien. Ce qui les caractérise en tant que niveau vibratoire, en tant que portion d’infini, en tant que type de relation, est toujours éternel. Bien que la forme change périodiquement ou en continu.

 

Tous les niveaux de réalité existent toujours, et on s’attache à l’un ou à l’autre, à telle ou telle portion d’infini, et on a peur que cela disparaisse, telle personne ou tel objet ou telle situation, mais en fait il n’y a rien à craindre. De toute façon la forme changera, si on ne voit que la forme on pleurera.

 

En fait, ce qu’on aime chez une personne par exemple, ce n’est pas la forme, l’emballage. Cette forme, cet emballage, c’est ce qui permet la relation, l’attraction, c’est ce qui sépare, c’est ce qui rend assimilable, tout comme un fruit n’est que l’emballage des vitamines et autres nutriments qu’on va, seuls, assimiler. L’emballage tôt ou tard se désagrégera pour en constituer un autre.

 

Non. Ce qu’on aime, c’est ce qui nous est commun, ce que la conscience place « à l’extérieur » par peur de l’Absolu. L’emballage permet en fait d’éviter la fusion, l’unité, l’infinité, tout en permettant la recherche de cette fusion. C’est tout le paradoxe de l’existence qui nous déchire tous à un moment ou un autre. A cause des corps, l’amour ne parvient jamais à être totale fusion. 

 

A travers ce paradoxe, c’est la relation qui perdure, et qui évolue. 

 

On est attaché à la forme parce qu’on y identifie la réalité de l’individu, mais cette forme n’existe pas, elle change tout le temps. Chaque fois qu’on rencontre la même personne, ce n’est pas du tout la même personne. Bien des choses ont changé, et ce n’est pas à cela qu’il faut s’attacher. En fait on est attaché à la relation elle-même et c’est elle qui est importante pour nous, que nous avons besoin de vivre. Les pôles de la relation sont de toute façon illusoires, alors que le type de relation qu’on vit, et notre façon de réagir, ne sont pas du tout des illusions. Ce sont des réalités éternelles. Ce type de relation quel qu’il soit a toujours existé et existera toujours, sous une forme ou sous une autre.

 

Pas de risque de néant. S’il y avait fusion du Tout en un Tout infini, il y aurait néant, et nous ne serions pas là pour aimer.

 

On va même jusqu’à se réincarner de nombreuses fois avec les mêmes personnes dans la même famille pour pouvoir continuer d’expérimenter tel ou tel type de relation. Avec pour but de le guérir. Mais cela peut prendre du temps. En tout cas lorsqu’on en sort, ce type de relation existera encore quelque part, vécu par d’autres. C’est l’ensemble de toutes les relations qui permet de progresser vers le néant (sans jamais y parvenir), et si le néant est nécessaire, alors toutes ces relations sont nécessaires. De l’amour toujours de l’amour. Rien d’autre. Grâce au Néant.

 

Si le Néant n’était pas la vocation universelle, aucun amour n’existerait, ne serait possible, et nous ne pourrions pas vivre un amour de plus en plus grand au fur et à mesure de l’évolution.

 

Ce n’est pas facile pour le mental de changer ainsi son fusil d’épaule et aimer aujourd’hui ce qu’il détestait hier. Se réjouir aujourd’hui de ce qui lui faisait tant peur hier. Mais il n’y a pas d’autre solution que comprendre toujours mieux cette nécessité qu’est le Néant, dont la multitude des expériences relationnelles est le moyen, l’unique moyen. Renier ce néant, continuer de détester ce néant, continuer d’avoir peur d’y sombrer, ce serait rejeter toutes ces expériences de vie, refuser tout amour.

 

On ne peut pas renier un but sans renier ses moyens.

 

On ne peut pas aimer des moyens sans aimer leur but.

 

Ou alors c’est qu’on est encore un peu trop attaché à une ignorance pourtant en fait inconfortable.

 

Alors vient une autre question : que signifie un BUT qui ne peut jamais être atteint ? Eh bien c'est la suite de la progression métaphysique qui nous l'apprend.

 

 

 

 

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

 

Suite 7

CHAPITRE VI :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE BUT NE PEUT ETRE ATTEINT ?

 

Tous les buts définis et délimités peuvent être atteints et doivent l’être, à partir du moment où ils sont formulés sous forme de désir, et plus qu’un désir : une décision. Ils doivent être réalisés, c’est-à-dire être vécus consciemment quelque part par quelqu’un. C'est d'ailleurs pour cela qu'il faut être très vigilant sur les désirs qu'on formule. Il ne s'agit pas de faire n'importe quoi.

 

Dire que le But absolu ne peut être atteint ne signifie nullement que tout but est inatteignable, pas du tout. Au contraire. Puisque ce qui constitue le Tout, le Grand But, est une multitude de petits buts définis (tout comme chaque nombre constituant l’infini est, lui, bien délimité et nécessaire tel qu'il est. Il a une existence certaine), alors tout petit but intermédiaire, personnel, a vocation à être effectivement réalisé. Sinon il n'y aurait aucune progression possible vers le Grand But.

 

Chacun de nous est d'ailleurs déjà un ensemble de buts individuels, rassemblés au sein d’une mission de vie personnelle. Tout cela est défini, délimité, atteignable. Il n’y a aucun but délimité non atteignable, justement parce qu’il est limité. Seul l’illimité est inatteignable, bien entendu.

 

Si vous avez compris cela, vous avez tout compris. L'infini est inatteignable, il ne peut rien y avoir d'infini. Il ne faut pas confondre infini et illimité. L'espace, le temps, l'amour, la conscience, tout cela est ILLIMITé. Mais en aucun cas on ne peut dire que cela est INFINI. L'infini est toujours un BUT, jamais une réalité effective, et en fait c'est à cause de cela qu'il n'y a pas néant.

 

Chacun, personnellement, est comptable de ses objectifs personnels et des moyens qu’il se donne pour les réaliser, ainsi que de leur accomplissement final. C’est un devoir que de réaliser ce que l’on désire au plus profond de soi. Les « désirs de cœur », qui ne sont pas les « désirs d’ego » mais peuvent utiliser ces derniers.

 

Car bien souvent, ce sont nos névroses personnelles qui nous poussent à aller vers notre réalisation. Ou simplement des vieilles mémoires qui nous poussent dans telle ou telle direction. Ce ne sont pas des désirs du « coeur ».

 

Sans ces besoins psychologiques, le Grand Besoin de l’accomplissement de notre existence ne saurait être poursuivi, parce qu’on n’est pas toujours capable de l’assumer, de le reconnaître, de le décider.

 

Il faut donc bien souvent passer par des leurres psychologiques. De même que lorsque je vais chez le boulanger en croyant que je vais y acheter des croissants, le but réel inconscient est peut-être de rencontrer telle personne dans le but de vivre telle relation. Et si je savais consciemment que j’ai cela à faire, certainement je n’irais pas chez le boulanger, ou bien j’irais en faisant tout pour que rien ne se passe. Involontairement.

 

On n’est jamais conscient des vrais buts, encore moins du But absolu. Heureusement. Mais on peut en être averti, le savoir mentalement, ce qui ne veut pas dire que ce soit un désir conscient. Personne n’a le néant pour désir. Personne n’a le néant pour but conscient. Mais tout le monde va dans cette direction car c’est dans cette direction que se trouve une unité croissante, et chacun consciemment fait tout pour atteindre une unité croissante, qu’il vit au quotidien comme un amour plus grand à vivre.

 

Le but est la seule source d'énergie possible. Il n'y a jamais d'énergie qui vienne des mémoires ou du passé, donc de la « matière ». Par contre, si nous nous levons le matin c'est parce qu'un but nous y pousse. Quand on n'a pas de but, on déprime.

 

Dès que je sais que l’Absolu est le but de toute chose et de moi-même, je peux m’empresser de l’oublier, cela n’a pas d’importance, et si cela m’aide parce que j’ai encore peur, autant ne pas s’embêter avec cela.

 

Cela ne change pas grand-chose, l’essentiel étant de savoir que l’explication existe, qu’on y a accès, qu’on l’a intégrée même inconsciemment, et qu’elle justifie tous ces aspects de l’incarnation que, souvent, je fuis et refuse justement parce que j’ignore que tout cela a un sens.

 

Le SENS de sa vie, c'est son BUT. Là où on va. La direction. Si ma vie n'a pas de sens c'est parce que je n'ai pas encore trouvé mon but.

 

Une fois que j’ai compris, je peux faire confiance, je n’ai plus aucune raison de me dire que le But est néant, ou que l’Absolu est inaccessible. Je sais pertinemment qu'il n'y a pas de hasard et que tout ce qui se crée va dans la bonne direction, donc je peux me réjouir de tout ce qui s'est produit jusqu'à présent.

 

Il y a bien assez de buts accessibles à poursuivre, il est vain, et même néfaste, de s'encombrer l'esprit avec un but qui ne constitue aucune motivation, qui fonctionne de toute façon comme source d'énergie unique, et qui de toute façon est inaccessible. Une fois qu'on a compris, on oublie. On se contente de la confiance en l'avenir, c'est considérable. Cela permet de tout vivre avec joie.

 

Et c’est en vivant au quotidien la réalisation de ce qui m’épanouit et aide les autres à s’épanouir que je progresse vers un but que j’ai tout intérêt à oublier. Un fois compris, la confiance est là, on appelle cela la Foi, et la foi aide à vivre. Elle permet de s’incarner joyeusement, d’aimer joyeusement, et pas d’avoir peur ou se demander si l’univers ne serait pas par hasard méchant ou contre moi.

 

L’ego peut bien souvent avoir ce sentiment, mais savoir qu’on n’est pas l’ego et que ce qu’on est est infiniment plus grand et infiniment plus confortable pour ne pas dire merveilleux, permet de ne pas attacher trop d’importance à ces peurs et d’aborder la vie avec confiance et dans une expectative heureuse. Quoi que vive mon ego, ce sera bon. Si c’est quelque peu douloureux, tant pis, à moi de savoir relativiser en faisant confiance au fait que c’est utile à la croissance de l’amour. Mais plus j’accepterai d’avance toutes les tribulations possibles, moins j’aurai peur, moins j’aurai besoin d’expérimenter ces « épreuves », et le vrai Soi en fait, est là pour épargner cet ego, lui éviter la souffrance, l’aider dans son épanouissement vers une félicité maximum. On n’y arrive pas toujours mais on est là pour cela.

 

Le But final ne nous regarde pas et ne regarde pas l’ego, c’est grâce à son inaccessibilité infinie que nos petits buts personnels sont importants et doivent être vécus. Merci encore le Néant.

 

 

Le module V donne les clefs pour trouver son but et le réaliser.

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 8

 

 

 

 

CHAPITRE VII :

COMMENT VIVRE ET FAIRE LE BIEN EN SACHANT QUE LE MAL N’EXISTE PAS ?

 

C’est vrai que l’ego est prompt à juger, et a besoin de cela pour se différencier du reste de l’infini. Et qu’il peut être dérouté à l’idée que tout est nécessaire au Tout. Ce qui est une évidence. TOUT EST NECESSAIRE AU TOUT.

 

Difficile à partir de là de juger ceci en bien ou en mal.

 

Il n’y a pas un type de relation qui n’ait pas sa place dans le grand concert vibratoire entre la division absolue et l’unité absolue.

 

Alors bien sûr, à partir du moment où on a compris d’où vient la dualité, on ne peut plus vouloir supprimer un des deux pôles. On ne peut pas arracher son Nord ou son Sud à un aimant.  D'ailleurs le module III montre bien qu'il n'existe pas, comme on le prétend généralement, des particules positives et des particules négatives, mais que toutes sont des aimants dualistes, attractifs et répulsifs à la fois. Et que c'est le seul moyen de constituer des atomes pérennes, et donc nos univers.

 

La dualité c'est d'abord la nullité et l'infinité du néant, on l'explique en long et en large dans le module 2, mais c'est aussi, une fois que l'évolution a fait son œuvre grâce à cette dualité, la relation MOI/UNIVERS. Ou moi/autrui.

 

En réalité, ma vie, c'est toujours une relation entre moi et mon univers, et c'est la qualité de cette relation qui me rend heureux ou malheureux.

 

Toujours un état d’être se définira par rapport à son complément, et on pourra soit haïr ce complément soit l’aimer, on a le choix. De là découle bonheur ou malheur.

 

Tout part de Soi. C’est au centre de l’infini que se décide quelle relation on joue, quel rôle on joue, quel niveau d’amour on manifeste. Cela n’est pas décidé par l’Absolu, il n’y a pas d’Absolu. Ni par l’infini ni par le Néant. Il n’y a personne pour décider à notre place. Seul SOI est conscience et créateur.

 

On peut toujours dire que c’est à cause de notre éducation, ou de notre passé, ou de nos habitudes que nous agissons de telle ou telle façon, mais ce n’est la faute de personne à part soi. Notre passé ne nous impose rien, il s’agit simplement de mémoires qui nous orientent de façon à les confirmer, à ne pas les remettre en cause, mais elles ne nous imposent rien. On peut se libérer de ses conditionnements, mais pour cela il faut évidemment ne pas y être attaché. En général on s'y agrippe, justement dans le but fallacieux de ne pas évoluer. Peur de l'ego une fois de plus.

 

Mais on est toujours libre de décider de ses intentions, elles se décident en réalité dans l’instant et ne sont pas impliquées par un passé. C’est dans l’instant que je décide qui je suis, comment j’agis,  comment j'aime. Car être c’est agir. Etre, c’est être un but, une énergie créatrice donc. Et ce but personnel est-il défini par le Grand But ? Bien sûr que non, le Grand But n’est pas quelque chose ni quelqu’un, il n’a pas conscience, il VEUT TOUT (comme disait St Paul). Plus exactement il NECESSITE tout. Et parmi cette infinité de possible, qu’est-ce qui fait que j’ai une attitude ou une autre ? Moi. Là où je me crois, je décide en toute liberté, car c’est en toute liberté que j’obéis ou pas aux injonctions de mon passé, que je maintiens ou pas mes habitudes, que je m’attache ou pas à tel type de personnalité, que je décide ou pas d’être tel type de relation par rapport à ce que j’ai manifesté comme univers personnel. En fait je décide à chaque instant si j'obéis à mes peurs ou si j'ai le courage d'aimer.

 

Face à mon univers, toutes les relations sont possibles. Mais je ne crois généralement qu’à une seule possibilité, celle qui correspond aux habitudes de l’ego que je tiens à maintenir. Mes mémoires, souvent sub-conscientes. Mémoires que j’entretiens par peur de l’infini, du néant, et je les entretiens en leur donnant le pouvoir sur ma vie. Ce n'est pas plus compliqué que cela. C'est largement expliqué, démontré et solutionné dans le module 10 en collaboration avec Louise Gervais.

 

Et donc si j’ai un peu de Connaissance et que cet infini ne me fait plus peur, que je sais qu’il ne me menace pas et que mon ego est fait pour changer, pour mon plus grand bien, rien ne m’empêche de changer ces habitudes, de créer la relation que je souhaite, quelles que soient les mémoires auxquelles je me suis identifié jusqu’à présent. Tout une attitude qu’on développe dans les modules d’Ontologie et de Métaphysique opérative.

 

Alors, face à cette responsabilité, je pourrais être amené à juger encore plus, à considérer que personne n’a d’excuse, que celui qui fait le mal choisit de faire le mal. Oui, il choisit, personne et aucun passé ne choisit à notre place. Mais cela ne regarde que lui, c’est sa responsabilité face à son destin, face à l’Absolu, face à sa conscience. Et en aucun cas je ne peux le juger, pas plus que mes propres choix ne peuvent ni ne doivent être jugés par autrui. De toute façon le rôle qu’on joue sera joué par quelqu’un, et le mien aussi si j’en joue un autre. C'est moi qui décide si je suis homme à agir de telle façon ou de telle autre.

 

Chaque rôle permet tous les autres rôles. Est-ce pour autant qu’il faut se dire : je ne dois pas faire le bien car j’oblige quelqu’un à faire le mal ? C’est absurde car il n’y a ni bien ni mal : tout est nécessaire au Tout encore une fois. Les destins des autres sont leurs affaires. Le mien, si j’ai compris ce que je suis, c’est d’aller à l’Absolu par le chemin le plus direct et le plus rapide possible. Même si c’est sans fin et que de toute façon tout revient au même : de toute façon personne n’est parfait, et comparé à la perfection, tout le monde peut se considérer comme médiocre car on est toujours au milieu face à l'infini. Ce serait tout autant une erreur. Ce jugement est néfaste car si on voit les choses avec le recul métaphysique nécessaire, on sait que chacun est indispensable et parfait dans son rôle. Autant donc voir du merveilleux partout plutôt que de la médiocrité partout.

 

Je n’ai pas à me comparer à une perfection qui n’a pas de réalité ni même de possibilité. Je n’ai qu’une chose à faire : m’occuper de mon propre destin, gérer ma propre volonté, moduler mes propres désirs, réaliser mes propres objectifs, dont l’un, lorsque j’ai compris, est d’aider autrui à trouver et réaliser ses désirs de cœur. Ce qu’on appellera le « Partage des Buts ». On en parle beaucoup dans les modules ontologiques et spirituels.

 

C’EST MON NIVEAU DE COMPREHENSION QUI DETERMINE MON NIVEAU DE RESPONSABILITE, et ce n’est que par rapport à ce niveau de responsabilité que je peux considérer ET SAVOIR si ce que JE fais est « bien » ou est « mal ». Les philosophes grecs « stoïciens » disaient la même chose.

 

Car le bien et le mal existent, mais UNIQUEMENT POUR MOI. Vu de l’extérieur, tout est indifférent, tout est parfait, tout est nécessaire. Est-ce que cela veut dire que je doive tous laisser faire et me désengager de toute intervention pour améliorer la situation ou m’opposer au « mal » ? CERTAINEMENT PAS. Il n’y a pas à juger, il y a à AGIR, en réaction à cet univers que je me donne précisément pour y réagir, parce qu’y réagir définit mon niveau spirituel du moment, et donc détermine mes besoins spirituels pour l’avenir.

 

C'est dans le but d'y réagir, et de manifester ainsi mon niveau de compréhension, que je me retrouve dans telle ou telle situation. On comprend mieux maintenant le fait qu'il n'y a pas de hasard : ma façon de réagir détermine ce que je vais me donner comme vécu et comme destin. C'est ce que d'autres appelle le « karma ».

 

C’est pourquoi tous les sages, tous les grands éveillés, ont passé le plus clair de leur temps à faire la guerre, à réagir, à empêcher, à sauver, à aider, parce qu’intervenir, c’est manifester LEUR NIVEAU D’AMOUR PERSONNEL, et il n’y a pas de niveau d’amour qui ne se manifeste pas par des actes d’amour.

 

En manifestant leur niveau d’amour personnel du moment, non seulement ils assument leur niveau de compréhension, puisque la compréhension détermine le niveau d’amour et non l’inverse, s’ouvrant la voie pour des évolutions futures, mais en plus ils montrent l’exemple de celui qui se considère comme le sommet de sa pyramide universelle, le sommet de son univers qui a une forme de pyramide puisqu’il en est le sommet. L’énergie se concentre toujours plus depuis la dispersion infinie (discontinuité de l'énergie sous forme de particules) jusqu'à l'unification totale (inaccessible). Il y a donc unification croissante du bas vers le haut, c'est ce qui détermine TOUT L'EVOLUTION DE L'UNIVERS Y COMPRIS LES REGNES DE LA NATURE. Du bas vers le haut. Et plus on monte, moins on est nombreux du fait de cette concentration de l'énergie.

 

Les étudiants adorent en général cette « Pyramide de l'Evolution » décrite et dessinée dans le module IV qui parle notamment de l'apparition de la vie et de ce qui se passe à la mort.

 

Un niveau de conscience (ou plus exactement un niveau d'amour), cela se manifeste par des actes. Le module XI (sur l'éveil spirituel) vous a expliqué comment gérer cette évolution. Que serait une relation au monde, qui ne se manifesterait pas ? Ce ne serait tout simplement pas une relation au monde. Et la Spiritualité n’est QUE relation au monde, relation à la MATIERE. Au RELATIF. Il n'y a aucune relation possible effective à l'Absolu. Même si tout le monde se l'imagine, en particulier dans les pratiques religieuses habituelles.

 

Les sages ont toujours agi, parfois avec force, ou guerroyé, au lieu de rester dans l'inaction, MAIS JAMAIS AVEC HAINE. Cela n’a rien à voir. Se battre avec haine est une guerre de l’ego, et c’est ce que chacun doit éviter. Et pour cela éviter de juger l’autre en bien et en mal. Mais se battre sans haine est un acte hautement spirituel. Non pour l’ego, mais pour l’harmonie du Tout. Pour ne pas être seul à être en paix.

 

Certains se disent parfois : si je ne juge pas en mal je n'ai pas envie de réagir. C'est faux. On doit agir et réagir pour faire progresser la paix et l'unité. Pas pour détruire ce que provisoirement on considère comme le « mal ». Le « mal » est toujours relatif à celui qui juge. Le bien n'est pas relatif. Il n'y a qu'un sens à l'évolution comme au temps.

 

De toute façon tous ceux qui font la guerre cherchent la paix, même si parfois, pour eux, la paix n’est possible qu’en exterminant tous ceux qui ne sont pas de leur avis. Il ne s’agit pas de juger les niveaux d’amour par rapport à soi, il s’agit de les juger les uns par rapport aux autres. Tout ce qui est en bas a vocation à s’élever vers le haut, et le bas existera toujours. Si je juge le mal, c’est toujours par rapport à moi, mon ego. Si je ne suis pas l’ego mais l’évolution elle-même, dont toutes les étapes font partie (et si on est aujourd’hui un peu plus en haut c’est parce qu’on a fait l’expérience du bas ou en tout cas qu’on a besoin de contenir et avoir assimilé ce bas pour être en haut), alors je ne vois pas le mal. Je ne vois que toutes les formes de l’amour, des plus primitives aux plus élevées, et toutes sont nécessaires. Grâce à elles, JE Suis.

 

Cela veut-il dire tout pardonner ? Evidemment, mais pardonner avec les yeux de la Connaissance, non avec les yeux de l’ignorance qui pardonne sans savoir, qui pardonne tout en jugeant.

 

On précise tout cela dans les modules. Ceux qui connaissent Ho'oponopono ont déjà compris de quoi on veut parler.

 

Si le mal n’existe pas, cela signifie que TOUT EST PARFAIT, tout est bien, puisque créé pour le bien, par le But. Juger en bien n’est pas juger. C’est le seul constat vrai. Constater le mal c’est juger, c’est donner le pouvoir à l’ego et commencer à haïr.

 

De toute façon il ne faut pas confondre « ne pas juger » et « se résigner »,  c'est le contraire. Je ne peux réagir correctement que si je ne juge pas. Se résigner c'est accepter que les choses restent en l'état au lieu de progresser vers un mieux. On a vocation à toujours encourager l'harmonie, la paix, l'unité. Il faut toujours chercher cette progression, et jamais se dire que si on accepte le passé c'est une façon de le reproduire. C'est le contraire. En l'acceptant tel que cela a été JUSQU'A PRESENT, je me rends capable de le changer. La décision de l'instant est libre.

 

Vivre avec la connaissance que le mal n’existe pas, cela n’a de sens que lorsque j’ai compris que je ne suis pas l’ego et ne cherche pas à le sécuriser en évacuant ce qui lui fait peur. Tant que je suis l’ego, je jugerai en mal, et ce n’est pas gravissime. Tout le monde évolue, on ne peut y échapper, et on ne peut échapper au fait d'avoir vu le mal un jour, et un autre jour de ne plus le voir car on a compris comment fonctionne l'univers.

 

 

C’est en ne voyant pas la guerre dans l’autre mais dans mon œil, là où en fait on peut faire la paix, qu’on construit un monde meilleur.

 

PAS DE NOUVELLE CIVILISATION SANS NOUVELLE SCIENCE.

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE  SuitE 9

Suite 9

CHAPITRE VIII :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE LE PASSE N’EST QUE MEMOIRE 

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TOUT CE QU’ON PERCOIT EST PASSE 

COMMENT VIVRE EN SACHANT QU'ON EST CREATEUR DE SON PROPRE PASSE A CHAQUE INSTANT

 

Oui, c’est difficile, mais c’est simple. Ce qui est simple est toujours le plus difficile, c’est la complexité qui est facile. Il est facile de multiplier les équations, mais pas d’aller à la simplicité d’une seule Loi pour tous les aspects de l'univers.

 

C’est le défi de la Connaissance de Soi en tant que Principe unique.

 

L’ego est évidemment attaché à son passé, puisqu’il n’est que mémoires. Habitudes. Conditionnements. Et toutes ces mémoires, habitudes, conditionnements, ne peuvent se justifier que grâce à des mémoires d’événements, d’éducation, de choix. Et l’ego a besoin de se justifier, de maintenir sa légitimité car sinon tout le remet en cause : normal, il n’est qu’illusion.

 

Donc, non content d’entretenir des mémoires, il attribue ces mémoires à un passé. S'il se les attribuait à sa propre décision, il ne pourrait les « subir ».

 

Ouh là là ! Voilà qui est dur à avaler. Comment une mémoire peut-elle venir d’autre chose que d’un passé vécu ? C’est ce que se demande le mental. Mais « le mental ment monumentalement ». Son rôle est, dans un premier temps, tant qu'il y a attachement à l'ego, de nous faire croire le contraire de la Vérité métaphysique tant qu’on ne l’a pas réconcilié avec le « Cerveau droit », cet inconscient omniscient auquel il a du mal à croire.

 

Eh bien non, une mémoire n’est pas due à un passé. La preuve, vous avez autant de mémoires de vos rêves que de votre soi-disant vécu. Aucune différence. Sauf dans le traitement que vous leur réservez : il y en a que vous considérez comme des rêves, d’autres comme des réalités.

 

Mais ce ne sont que des mémoires. Et comme ces mémoires sont présentes, elles ne sont en fait reliées à aucun passé. Il n’y a pas de passé. Où est-il ?

 

Par contre il y a des mémoires. Présentes. Tout, en fait, est présent. Il n'y a que le présent. Vous pouvez vous insurger contre cette idée, provisoirement, mais au fond de vous vous savez fort bien que c'est vrai : SEUL LE PRESENT EST.

 

L'ego déteste cette évidence.

 

Les mémoires constituent mon ego, et donc je m'y attacherai toujours, il y en aura toujours, et je croirai toujours au passé. Même si métaphysiquement j'ai compris que c'est l'essence-même de l'ILLUSION.

 

Tout l’art est dans notre relation à nos mémoires. Est-ce que je leur donne le pouvoir, certain qu’elles sont légitimes puisque associées à un passé, ou est-ce que je les considère comme de simples justifications conjoncturelles, pour que mon ego puisse maintenir ses modes de fonctionnement habituels, MAIS QUE RIEN NE M’EMPËCHE DE CHANGER A VOLONTE si je souhaite un autre ego, changer mes relations au monde.

 

Changer sa relation au monde, c'est changer d'ego.

 

Il va de soi que ce sera toujours un autre ego, par un vide d’ego, et donc cet ego sera aussi constitué de mémoires. C’est inévitable. Sans mémoires pas d’ego. Mais on est bien d’accord que l’ego est libre, que nous ne sommes pas cet ego mais ce qui transcende tous les egos et s’arrête périodiquement en telle ou telle gare pour laisser monter et descendre les voyageurs que le destin dont je prends la responsabilité nécessite.

 

De toute façon je change perpétuellement mes mémoires et donc mon destin. Le souci commence lorsque je prends conscience que si je change mes mémoires dans un sens, à l’occasion d’événements vécus, rien ne m’empêche de les changer dans un autre, à l’occasion ou bien d’autres événements (que je crée naturellement de par mon but, et qui ne m’arrivent certainement pas par hasard), OU BIEN DU CHOIX D’UN AUTRE DESTIN NECESSITANT D’AUTRES MEMOIRES.

 

Là est ma fulgurante liberté.

 

Mais la liberté, cela fait peur.

 

Comme fait peur l’idée qu’on n’a pas de passé dans le présent, ou qu’on a TOUS LES PASSES possibles. Dans lesquels on ne puise que ceux qui arrangent la maintenance de l’ego. Qui mieux qu’Ego peut entretenir mon ego ?

 

Parce que nous voilà confronté radicalement à cette peur de la solitude et de la toute-puissance : je ne suis pas quelque chose, je suis libre ! Il n’y a pas d’univers, il n’y a que les chimères dont j’ai besoin pour manifester telle ou telle attitude !

 

Comment je fais pour vivre avec cette prise de conscience ? En n’ayant pas peur d’un infini qui ne me menace en rien puisque de toute façon je ne peux pas m’y perdre. Je n’aurai jamais une conscience infinie. Je ne ferai que progresser, encore une fois, vers davantage d’amour (l'amour c'est intégrer de plus en plus de l'infini) ! Pas de quoi s’inquiéter.

 

Et les autres, tous les autres, en seront eux aussi illuminés. Je ne vais quand même pas les priver de mon vrai Moi !

 

Même pas peur, grâce à la méditation sur les Principes premiers avec lesquels mon mental a simplement besoin de se familiariser (modules 1 à 5 pour la mise en pratique). Le mental est une protection. Si l’infini fait les yeux doux au vigile, il laisse entrer tout le monde dans la boîte.

 

Alors je juge. Façon de ne pas devenir infini. Je juge en me définissant comme un passé.

 

Rien de plus à dire. En donnant sa forme et son inertie à mon ego, je donne aussi sa forme et son inertie à mon univers, qui lui est inséparable.

 

Pas d'ego sans univers. Créé par qui? Par le Principe d'illusion qui suit l'énergie du but, mais une énergie qui n'en est une que si elle est limitée (« vitesse de la lumière » qui est aussi la vitesse de la compréhension). Une énergie infinie ne pourrait être une énergie. Mais limitée par qui ? Par mes filtres, par mes mémoires, qui font que mon ego est tel, et que tel univers l'accompagne inévitablement.

 

Concevoir que tout le sensible universel est forcément mémoires, puisque créé, et que j'appelle du PASSé, et que seule la SENSATION de cet univers est présente (et certainement pas l’univers perçu), voilà qui confronte brusquement et violemment à la solitude.

 

Comment supporter la solitude de l’Etre ? On l'a déjà dit, en ne s’identifiant plus à l’ego. C’est l’ego qui craint d’être seul, et il a raison, il n’est pas fait pour cela. Quand le mental accepte la solitude de l’Etre, mais qu’il continue à défendre l’ego par opposition à tout le reste, évidemment il prend cette solitude pour celle de l’ego. Donc la méditation sur les Principes premiers est toujours essentielle. Lire, relire, écouter, réécouter (car nos modules ont généralement une version audio), confronter avec la compréhension des autres, demander des précisions (on répond aux questionnaires, et on répond également via les visio-conférences régulières). Ensuite, on laisse le travail se faire en douceur.

 

La douceur. Pas facile avec des concepts aussi apparemment brutaux.

 

 

Mais c'est la faute à l'inertie du moi et des croyances auxquelles il s'agrippe pour ne pas se voir véritablement.

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

 

Suite 10

 

 

 

CHAPITRE IX :

COMMENT VIVRE QUAND ON N'A JAMAIS CRU EN RIEN ET QUE SUBITEMENT ON DECOUVRE QUE LA CONSCIENCE EST ETERNELLE

 

Souvent on a l'intuition que la conscience est éternelle. On a raison. Il n'y a plus aucun doute à avoir puisqu'on démontre (modules II et IV) :

1°) qu'il y a une seule conscience car il n'y a qu'une seule cause ;

2°) que la cause de cette conscience n'a ni commencement ni fin.

 

De même il n'y a pas plusieurs vies dans l'univers. Il n'y a qu'une seule cause à la vie, et pour qu'il y ait plusieurs vies (une par personne par exemple), il faudrait que chacun ait sa cause. Ce n'est pas le cas.

 

Cela ne signifie pas pour autant que la vie ne soit pas discontinue, une alternance de vie et de morts, et que chacun vive successivement plusieurs vie. C'est précisément parce que la conscience, le Principe de conscience, est éternel, et que la conscience ne peut fonctionner sans corps, ces corps étant le moyen de progresser vers le but, que lorsque les corps disparaissent ils sont remplacés (par la conscience créatrice elle-même). Il y a donc un lien direct entre conscience et vie, les deux sont éternels, les deux sont uniques. Mais tout cela demande à être démontré depuis l'origine de la dualité universelle à partir du néant, et bien entendu, si l'Université Francophone de Métaphysique ne le faisait pas, elle ne servirait à rien.  

 

Beaucoup refusent l'idée même que cela puisse être établi de façon certain. Souvent on préfère se dire « à chacun sa vérité, ce sont des croyances, il est impossible de démêler le vrai du faux ». Ce sentiment est une fuite, toujours de la même chose : la Connaissance. C'est l'ego bien évidemment qui ne veut pas comprendre pour ne pas être remis en cause.

 

S'il n'y avait pas de vérité, cela permettrait à chacun d'être séparé et bien différent des autres, c'est un des objectifs du mental d'empêcher la fusion. Mais tant qu'on n'a pas compris pourquoi, on continue de fonctionner avec la peur de la Vérité.

 

Alors bien entendu, lorsqu'il n'y a plus d'échappatoire et qu'on a la certitude qu'il n'y a qu'une seule conscience et que la conscience est éternelle, l'ego cherche la sortie. Jusqu'au moment où il reconnaît qu'il n'y a pas de danger à se rendre à l'évidence.

 

A ce moment-là, la vie commence à avoir un sens.

 

La mort est une des préoccupations les plus importantes de l'ego. On ne peut résoudre un problème sans résoudre les autres. Il y a donc tout un travail métaphysique à faire pour que ce genre de certitude ne soit pas perturbant, en tout cas lorsqu'on a toujours pensé le contraire. Pour les autres qui en ont toujours eu consciemment l'intuition, il ne devrait pas y avoir de problème.

 

L'ego a horreur de s'apercevoir qu'il s'est trompé ou qu'il n'a pas raison. Il est prêt à tous les subterfuges mentaux pour arriver à ne pas se rendre à l'évidence. Quand on lui parle de l'origine de l'univers, ce n'est pas trop grave de reconnaître qu'on s'est trompé, par exemple en croyant à la théorie du « Big Bang ». Cela n'implique pas grand chose personnellement. Mais dès qu'on touche à des croyances plus personnelles, sur la mort, sur « Dieu », ou sur la politique, c'est beaucoup plus difficile. L'ego peut même devenir violent.

 

Evidemment, nos étudiants ont depuis longtemps pris le parti de remettre en cause leurs croyances les plus profondes, c'est un choix délibéré, et un plaisir. Donc on n'a rien à dire de plus : ceux qui ne veulent pas savoir continueront de ne pas savoir, on n'ira pas les embêter.

 

Pour les autres, ceux qui ont compris d'où vient l'esprit, comment il engendre son corps et pourquoi, et où tout cela nous mène, vivre avec la certitude que la conscience est éternelle est une joie, pas un problème. L'important est d'en profiter pour faire la différence entre la conscience et l'ego, entre le Soi (collectif, universel) et le moi (la personne par laquelle passe cette conscience). L'ego lui, ne peut pas être éternel, cela n'aurait aucun sens, il n'y aurait pas d'évolution et l'évolution est la réalité de l'Etre puisque l'Etre n'est qu'un but et non pas un état.

 

Entre cette réalité de la conscience éternelle et le caractère éphémère de l'ego et des corps, il y a toute une hiérarchie de plans vibratoires qu'on décrit dans le module IV et qui ont une longévité variable, et auxquels on s'identifie successivement dans l'échelle de l'évolution, et qui déterminent le niveau vibratoire auquel on meurt. Une fois que cela est compris et intégré, la peur de la mort peut disparaître, la relation avec les « vies antérieures » change, et c'est le point de départ d'une libération inestimable. Bien des aspects de la vie sont influencés positivement par ces changements de croyance, et il n'est guère possible de les décrire ici.

 

A chacun de savoir jusqu'où il veut bien aller dans la recherche de soi-même.

 

 

 

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

Suite 11

CHAPITRE X :

COMMENT VIVRE SANS UN « DIEU » « EXTERIEUR » QUAND ON Y A TOUJOURS CRU

Il ne s’agit pas de vivre sans « Dieu ». Maintenant que l’on sait ce qu’est que ce qu'on appelle « Dieu » (module II essentiellement), on sait bien qu’il est impossible d’exister sans ce Principe créateur qui a été défini. C’est même quasiment la définition de « Dieu » : but infini dont la limitation est créatrice et engendre une évolution progressive infinie. L'infini va de soi, mais son impossibilité est créatrice et s'appelle « énergie dualiste ». Rappel trop succint pour être compris et admis par ceux qui n'ont pas étudié la Métaphysique hyper-rationnelle de façon approfondie.

D'aucuns diront qu'on ne peut pas définir « Dieu ». Mais il ne s'agit pas de définir l'infini concrètement, mais juste de définir ce que recouvre cette idée, et d'expliquer l'impossibilité de l'infini en tant qu'état, impossibilité dont l'univers et la vie sont la conséquence (tout y est « fini » et tout y est illimité potentiellement, fonction du mode de mesure). On dit que « Dieu » est une réalité à vivre et pas un concept, mais il y a évidemment un concept dans ce qu'on appelle « Dieu ». Et tout concept exige d'être précisé et ajusté.

C'est la même chose lorsqu'on dit que l'énergie est un concept. Bien qu'il faille une véritable énergie pour faire tourner la Terre. Pas un concept.

D'ailleurs les théologiens, sans lesquels on ne parlerait même pas de « Dieu », n'ont cessé de tenter de le définir.

En fait, il s'agit avant tout de savoir si on veut que « Dieu » soit « intérieur » ou « extérieur ». C'est extrêmement important. Ce qui amène à une notion de « Dieu » extérieur, c'est d'abord la volonté inconsciente de dépendre d'une Puissance qui n'est pas soi. Afin de ne pas être créateur et responsable, et SEUL,

La seconde question, mais c'est déjà une réponse et on n'ira pas plus loin ici, c'est de savoir si on vient de « Dieu » ou si on y va. C'est essentiel, et parfaitement clair. On peut trancher la question.

L'« extériorité » est facile à remettre en cause. Si « Dieu » est absolument « extérieur », comme un être réel, effectif, qui m'aurait créé, alors je suis extérieur à « Dieu ». Dans ce cas cela veut dire que « Dieu » n'est pas infini puisqu'il ne me contient pas.

Forcément, la créature est intérieure au créateur. Car si « Dieu » n'est pas infini, alors c'est qu'il y a de la concurrence.

La créature peut-elle être intérieure au Créateur, et le Créateur extérieur à la créature ? La réponse est oui, néanmoins, relativement. Mais cela veut dire que la créature est nécessaire pour constituer « Dieu ». Dans ce cas, Dieu a besoin de la créature, et par suite la créature a pour but de constituer « Dieu ». Donc « Dieu » n'est pas un « en soi » absolu qui a le loisir de créer ou de ne pas créer. S'il a le moindre désir de créer, serait-ce par amour, il ne peut pas être « infiniment parfait ».

Cela dit, les démonstrations sont bien plus puissantes que cela, nos étudiants les connaissent, et souvent cela a été l'occasion de remises en cause parfois difficiles. On n'est pas habitué à avoir des certitudes dans ce domaine, et d'aucuns voudraient que ce soit impossible de façon à rester dans le flou. Mais le flou n'est pas le domaine de la Métaphysique.

Une fois la neutralité émotionnelle acquise sur ce plan, il n'y a plus de problème. Le fait de « définir » en quoi consiste le Principe créateur perpétuel des univers n'est pas un souci, et n'enlève rien au fait que « Dieu » reste un absolu inaccessible qui dirige nos vies, puisque, on le démontre aisément : DIEU N'EST PAS L'ORIGINE DE L'UNIVERS MAIS IL EN EST LE BUT.

Et ce but n'est évidemment pas extérieur à la conscience, sinon il ne mènerait cette conscience nulle part.

Tout cela paraît parfaitement clair dès qu'on étudie la question avec les bons outils. Mais évidemment cela semble d'abord invraisemblable qu'on puisse solutionner une question qui taraude l'humanité depuis qu'elle existe. Beaucoup s'insurgent même contre cette simple éventualité. Mais il faut bien que l'humanité évolue, et une autre civilisation naîtra, fondée sur une autre conception de l'Absolu. Même si cela prend du temps. Il y a trop de résistances psychologiques.

Les différentes approches du divin dépendent du niveau d'acceptation de l'intuition profonde qui sous-tend notre esprit (intuition qui est collective mais qui est filtrée individuellement à des niveaux différents). Ce niveau de filtration définit d'ailleurs l'ego, et c'est pour cela qu'on est en général tellement attaché à son idée de « Dieu ». Une fois de plus, comme pour la mort, il est donc important de distinguer SOI et MOI dès le départ si on veut aboutir à quelque chose, puisque l'attachement au moi empêche de discerner l'essence collective de « Dieu » au profit de visions personnelles. Le travail de notre Université est évidemment orienté vers cela.

Lorsqu’on croit par exemple qu’il y a un état parfait, une réalité cosmique infinie, un « être » effectif dont nous serions une émanation et qui s’occuperait de nous, on manifeste simplement sa peur de la solitude et donc son attachement à son ego personnel.

C'est un obstacle à l'unité (notamment à l'unité des religions et donc de l'humanité) qui est pourtant le but, et c'est le module 12 qui ouvre les chemins pour cesser ces reniements de soi-même. Mais ce cheminement n'aurait évidemment pas de sens sans la Haute Métaphysique des modules I et II.

Le besoin que « Dieu » soit « extérieur » est une façon de s'accrocher à la dualité. C'est donc une attitude que certains qualifieraient de « diabolique ». Ou simplement une crainte de l'autonomie propre aux âges tendres de la vie humaine.

Ce qui s’occupe de nous, c’est le But, et chacun de nos buts personnels contribue à constituer ce but infini. Les buts individuels sont évidemment contenus dans le Grand But, ce Grand But source d'énergie qui nous anime et vers lequel on tend perpétuellement, et qu'on appelle donc « Dieu » faute de pouvoir le devenir.

Si nos buts individuels n'y étaient contenus, ils lui seraient concurrents. Cela n'a pas de sens. Le But infini contient évidemment les buts finis qui le permettent. Donc toute créature est intérieure à ce qu'on appelle « Dieu », et « Dieu » n'est donc pas créateur matériellement (« matériel » ou « extérieur » est synonyme en fait). Il ne fait qu'engendrer les éléments qui le constituent. C'est involontaire, c'est juste une nécessité. Ce qui est nécessaire engendre les moyens de sa réalisation. Encore faut-il comprendre cette notion de « nécessité ».

Par contrecoup, nos buts limités personnels sont « divins ». Encore une fois, il s'agit des « désirs de coeur » et non des « caprices » plus ou moins séparatistes de l'ego. Il ne s'agit pas de juger, il s'agit d'avoir le discernement de voir si une intention a pour objectif la séparation, le pouvoir, la concurrence, tout ce qui est considéré comme « diabolique », ou au contraire l'unité.

En tant que But, l'Absolu agit, cela est énergie, et cela nous mène là où il faut aller en passant par où il faut passer pour réaliser progressivement cet infini. Il est donc beaucoup plus judicieux de considérer « Dieu » comme un but, puisque cela engendre l'évolution, que de le considérer comme une réalité figée infinie, puisque dans ce cas ni la création ni l'évolution ne se justifient. Et encore plus si on le considère comme une « origine », cela est totalement impossible, on le démontre aisément.

Pour aller vers ce But, une fois compris, le choix de la direction devient autonome. Le libre-arbitre est entier. Et les aléas douloureux de l'existence peuvent être interprétés facilement comme le résultat du reniement de ce but, reniements toujours réformables si on veut se libérer.

Tout cela n'enlève rien à la foi, ni à la pratique, au contraire, cela les précise. On peut finalement savoir de quoi il s’agit et continuer de s’adresser à Lui en tant que But toujours présent pour le Bien absolu, de le prier, de le remercier, de le louer etc. Il n'y a pas lieu de se dire « alors Dieu n'existe pas, je suis livré à moi-même ». Pas du tout. Au contraire. C'est une énergie non personnelle qui ne nous lâche pas d'une semelle et nous guide (involontairement) puisque rien ne peut être créé sans cette énergie. Si on a l’habitude de s'adresser à « Dieu » comme à un protecteur qui sait où je vais, tant mieux, autant continuer, ce n'est absolument pas incompatible avec la compréhension. Mais métaphysiquement, on sait que c’est nous, avec chacune de nos attitudes et intentions, qui construisons petit à petit cette réalisation, et ce But, évidemment, n'est pas nous en tant qu'egos. Il est ce vers quoi on tend. Car c’est la vocation du relatif de construire l’Absolu. Nous sommes d’ailleurs là PARCE QUE cet Absolu nécessaire a besoin de tous les artisans possibles que nous sommes pour se réaliser.

On peut appeler ce but inaccessible « Dieu », mais il ne faut pas s’imaginer qu’il est là, en plus de nous, à côté de nous. Si nous sommes là c’est parce qu’il n’est pas encore ; s’il était là nous n’y serions pas.

Il est donc tout à fait justifié de lui dire « merci », quelle que soit la nature de nos croyances au départ.

Il faut savoir ce que l’on veut : ou bien comprendre la cause de l’univers, ou bien s’attribuer un papa et une maman éternels qui sont bien là et qui s’occupent de nous soigneusement. Les scientifiques sont toujours à cheval entre ces deux options. Il cherchent à comprendre l'univers, mais en affirmant des « constantes » ou des « lois » sans cause apparente que finalement ils pourraient fort bien appeler « Dieu ». En fait ce que l’on attend lorsqu’on s’en remet à « Dieu » au bout du compte parce qu'on a dès le départ des méthodes prétendument scientifiques qui ne pouvaient aboutir à autre chose, c’est une prise en charge, une non-solitude, une réalité solide à laquelle se raccrocher, qu'on a toujours appelé « matière ». Trois leurres.

Si on veut être scientifique, et la Métaphysique est désormais la plus rationnelle des sciences, il ne faut pas aborder les choses avec des besoins psychologiques personnels comme l'attachement à la « matière ».

De toute façon, je ne peux pas m'identifier à cet Absolu, même si je sais que je suis Cela. Il n'y a conscience qu'au niveau de l'ego, là où on s'oppose au reste de l'univers. Et donc il est normal de s'adresser au Soi « comme si » c'était un autre, un « extérieur », mon complémentaire dont j'ai tant besoin en tant qu'ego.

Lorsque je m’adresse à ce Soi comme si je m’adressais à « Dieu », parce qu’il est là, qu’il m’anime, me donne et m’inspire, j’appelle « Dieu » cette « âme » que d’autres appellent « ange gardien » ou « Double », comme si ce n’était pas moi, et comme si c’était une autre réalité effective. Alors que c’est le vrai moi et pas du tout l’Absolu dont il est le moyen.

« Dieu » n’est pas le Soi, le Soi c’est l’Etre, et l’Etre n’est qu’un moyen pour « Dieu ». Ce n’est pas la Cause-« Père », parce que l'Etre n’est pas le But mais le moyen. Le Soi, c’est plutôt ce qu'on appelle « l’Esprit », saint bien entendu dans la mesure où il est commun à chacun de nous, et l’ego/univers c’est ce qu'on appelle le « Fils ». Fils de l'Homme, Fils de Dieu.

Effectivement, le Soi est un processus unique et commun à tous et à tout, mais il n’existe pas en tant que Tout, en tant qu’être absolu en dehors de toutes ses formes individualisées. L’Etre, le Soi, est toujours individualisé ponctuellement, via un ego se situant dans l’espace et le temps. C’est ce que Moïse appelle « Aelohim », les dieux, les anges, les « messagers », autrement dit les « âmes » qui sont les innombrables formes du Soi unique, la multitudes des façons de ne pas être Tout et qui engendrent chacune un univers personnel. Tous ces univers ont souvent beaucoup de points communs, c'est ce qui nous fait croire qu'il existe un univers unique, mais ce n'est pas le cas. L'univers est une notion fallacieuse, on s'en explique abondamment, et un fois que c'est intégré, on se retrouve face à une liberté extraordinaire.

Ce n’est pas facile d’exprimer cela sans laisser à penser que l’Esprit et les âmes sont deux réalités distinctes. Elles ne le sont pas. Les « âmes » sont les différents modes de fonctionnement de l’Esprit qui est un seul et unique processus grâce à ces âmes. Il n’y a pas d’un côté l’Esprit, de l’autres les « âmes ». Pas du tout. L’Etre est un processus d’illusion qui est commun à chacun mais n’est pas par lui-même : il n’y a pas d’Etre en dehors des « âmes ». Je suis ce Soi qui transcende tous les egos, même si je crois être seulement un ego et un seul, et là où JE est, là est la totalité de l’Etre en vérité. Les « âmes » ne sont pas des « morceaux » de l’Esprit, ce ne sont que les différentes « formes » que ce processus unique prend inévitablement.

Le processus en lui-même en totalité, qu'on appelle « esprit », ne peut se manifester autrement que sous une infinité de formes, et chacun de nous est une de ces formes, quelle que soit cette forme, et partout on a l’impression d’être l’unique, et c’est vrai : le SOI et rien de moins ni rien de plus. Il n’est pas infini, il est constitué de toutes les finitudes. Il n'est pas non plus fini, il n'y a pas un nombre défini d'egos ni d'âmes, cela est sans limite, et en perpétuelle déploiement.

Est-ce gênant de se trouver ainsi dépositaire de la seule réalité sans qu’il y ait en plus une réalité plus grande qui regarde tout ça ?

Oui, pour certains c’est gênant car ils ont l’impression d’être orphelins, seul responsable face à la page blanche du destin. Evidemment c’est un défi. C'est un des point cruciaux du défi métaphysique. Il faut savoir ce que l'on veut. Comprendre ou pas.

Si mon intention est l’illumination vraie, si j’ai déjà remis en cause l’ego en tant que ma « réalité », si je reconnais que tout ego est une évolution par rapport aux mémoires qu'il contient et que tout ego a vocation à se manifester sous la forme de plus ou moins d'amour, et si j'ai compris qu'il n'y a pas d'amour infini mais que l'amour est illimité, alors il n’y a PERSONNE que je puisse appeler « Dieu ». Et pourtant il n'aura jamais été plus PRESENT.

 

PASSEPORT POUR LA NOUVELLE ERE

Suite 12

CHAPITRE XI :

COMMENT NE PLUS S’IDENTIFIER A L’EGO 

En acceptant de m’identifier à l’ego. Car si « j’accepte » de m’identifier à l’ego, c’est que j’ai conscience de ne pas être l’ego et que j’en joue le rôle. Donc j’ai compris. Et il n’y a rien de plus à faire, car de toute façon, concrètement, on s’identifie toujours à l’ego, c’est-à-dire que c’est toujours au niveau de l’ego qu’on souffre, qu’on rencontre, qu’on gère la relation. Car l’ego est la « membrane » (comme pour une cellule) de ce que nous sommes, celle qui est en contact avec le reste du monde pour laisser entrer et sortir ce qu’on accepte ou refuse. Cette membrane, cette peau qui entoure notre corps, est le lieu de toutes les sensibilités, dans la relation au monde. On s’identifie toujours à la périphérie de l’individu, là où il se distingue des autres. Le lieu du conflit et de la résistance. Cette membrane renferme tout l’acquis, tout le vécu, tout le passé sous forme organique et mentale. Il n’y a pas d’autre façon d’être que d’être un ego, même si en fait on n'est pas l'ego. Vouloir être sans ego est un leurre, une forme d’orgueil, inutile au demeurant. On peut avoir l’impression de ne pas avoir d’ego, sans désir ni peur, sans réaction, mais même un légume est bien plus actif et utile que cela

Le sage vit son ego pleinement, dans le présent au maximum, il joue le rôle qu’il s’est donné et fait tout pour aller au bout de ce destin le plus vite et le plus pleinement possible. Pour cela il va constamment être à l’écoute de son univers, décider et réagir immédiatement aux sollicitations de cet univers qu’il sait qu’il crée pour progresser vers le Tout. Mais on ne progresse vers le Tout qu’en étant quelque chose, en allant de l’avant, en créant, en aidant son univers à souffrir moins. Et quand cet ego a tellement rempli son rôle qu’il est usé et dépassé par les besoins qui sont passés à un stade supérieur, on en change radicalement, sans y être pour rien, en faisant confiance que c’est le moment de « mourir » et que c’est pour un mieux.

Le Soi joue toujours à l’ego. Il ne peut faire autrement. Mais en même temps il en est l'observateur, il sait qu'il en est le créateur. C’est le meilleur moyen d’être le Soi. Car JE n’aura jamais le sentiment d’être tous les egos qui constituent la pyramide de l'Etre. Il ne s’identifie qu’à un à la fois. En solidarité avec tous les autres. Pas en concurrence. Mais partout, tout le temps, le Soi universel ne se vit que sous la forme d'un ego unique et délimité à une personnalité précise.

Là est l’essentiel de la différence entre éveil et sommeil spirituel : dans le sommeil spirituel, l'ignorance, on s’identifie à l’ego en opposition à tous les autres, en concurrence avec tous les autres, et donc dans l’attachement au pouvoir et à toutes les prérogatives de la « matière » et du corps, avoir toujours plus, mais cherchant prioritairement à ce que rien ne bouge, à ce que tout confirme en permanence le passé qu’on s’approprie, à toujours avoir raison et juger, rejeter, tout ce qui remet en cause l’ego.

Dans l'éveil, on joue l'ego au profit, eu bénéfice, au service du Tout, au service de ce qu'on est vraiment même si on ne vit jamais ce sentiment d'être tout. Tout est dans l’intention : l’intention est-elle de considérer tous les autres comme des parties de soi au même titre que sa propre personne, ni plus ni moins, pour tirer l’ensemble vers la paix et l’unité, ou l’intention est-elle au contraire d’empêcher les autres de s’épanouir pour rester à coup sûr le sommet d’une pyramide figée ?

Tout cela c’est de l’Ontologie bien sûr, et on trouve tout cela dans le module V, mais bien plus encore dans le XII (spiritualité).

Dans un article précédent, on a indiqué que le meilleur moyen d’être le Soi et non l’ego c’est de considérer l’ego comme notre enfant, et de se positionner en parent. Un parent ne va pas priver son enfant des nourritures dont il a besoin pour s’épanouir. Mais il ne va pas non plus le laisser faire n’importe quoi. Il ne va pas lui demander des remerciements, il s’attend simplement à ce que les inspirations qu’il lui donne le conduise de joie en joie.

Mon ego est un précieux outil. Mais un outil précieux n’est pas fait pour rester dans son étui pour éviter de l’user. Il est fait pour servir. Et lorsqu’il a suffisamment servi et permis d’atteindre des objectifs, il est remplacé. Si on s’en plaint, c’est que l’œuvre à accomplir (chacun a une mission) n’est pas la priorité. On préfère souvent donner la priorité à la conservation et à la confirmation de l'ego. On joue donc le jeu de la division et non celui de l’unité transformatrice.

Mais celui qui se considère comme le parent, le guide, l'observateur de son ego au travers duquel il vit, se considère également responsable des autres dans son environnement. Il « aime son prochain comme lui-même ». Parce qu’il est toujours une partie de soi. Pas besoin de faire un dessin. Tout le monde sait ce que cela veut dire, même si tout le monde feint de l'ignorer.

 

 

CHAPITRE XII :

COMMENT VIVRE EN SACHANT QUE TU ES MOI

COMMENT DEVELOPPER L'AMOUR INCONDITIONNEL

 

Eh oui, l'autre est indispensable à soi, tout comme soi est indispensable à l'autre. Pour constituer le Tout que nous sommes en fait, en tout cas que nous avons vocation à devenir autant que possible. Le meilleur moyen de le manifester et d'aider quiconque à réaliser ses désirs de cœur, sa mission de vie, en devenant sa « Providence ». A l'UFM on appelle cela le « partage des buts », et il y a pour cela des raisons métaphysiques extrêmement claires. Pour résumer, on peut dire que SOI EST UNE RELATION et non une personne, et que c'est cette relation, le « Saint-Esprit », le Verbe créateur etc., qui engendre les deux pôles apparents de la relation : moi et l'autre. Cela peut paraître incompréhensible pour ceux qui découvrent que la Métaphysique existe et qu'elle est profondément scientifique et rationnelle, mais c'est ainsi, et c'est à chacun de faire ce qu'il faut pour intégrer ces vérités essentielles, dont la reconnaissance par un nombre toujours plus grand de personnes pourra donner vie à une toute nouvelle civilisation de fraternité.

 

C’est là un grand défi de l’initiation. Continuer à vivre l’ego, à entretenir l’ego, à travailler avec l’ego, en relation avec les autres, en se considérant comme LA RELATION, donc comme le responsable unique de cette relation, dans la recherche de la perfection de cette relation de paix et d'harmonie où la mise en évidence de ce qui nous est commun est toujours prioritaire sur la défense de ce qui nous différencie.

 

Il y a des gens qui ont un peu de misère à vivre en sachant que l’autre est soi, car ils ont des nostalgies de fusion. Ils voudraient que les corps n’existent pas, que les conflits n’existent pas.

 

Ils s’en guériront. Il y aura toujours un ego, toujours la séparation, et même dans « l’au-delà », la dualité existe. C’est elle qu’il faut aimer, car c’est la dualité qui permet la relation et donc l’amour, vers l’unité. Mais sans jamais atteindre l'unité absolue. Sans jamais qu’il y ait fusion. On peut se prendre dans les bras, on n'ira guère plus loin. La résistance par rapport à l'infini, parce qu'il est impossible, est la résistance de la « matière ». Tant que je cherche la fusion, et il y a dis-mille façons pathologiques de vouloir la fusion avec l’autre ou avec les autres, ou avec les parents, ou le conjoint, ou la planète, ou autres, tout cela sera guéri tôt ou tard car la sagesse est un équilibre, une relation juste entre moi et autrui, et certainement pas la disparition ou de moi ou d’autrui pour avoir la paix.

 

Le Néant est une nécessité qui nous donne la vie, mais personne ne doit l’avoir comme objectif, sinon plus de vie. Et même si la vie n’est pas le but, c’est le moyen, et sans le moyen le But n’a plus de sens.

 

Vivre avec la Métaphysique, c’est être l’évolution elle-même et non aucune de ces étapes qu’on appelle egos. Etre la relation entre ces egos, et non l'un ou l'autre de ces egos.

 

L'évolution, c'est l'évolution de la relation.

 

Ce n'est pas facile. Mais c'est extrêmement simple.

 

Le détachement par rapport à l’ego limité qui veut rester ce qu'il est, aimer toujours de la même façon, est donc la clef. Et la clef de ce détachement, c’est la reconnaissance de notre vraie grandeur illimitée. Un amour illimité. Mais jamais infini.

 

 Je suis un projet impersonnel qui tend vers l'infini, pour l'éternité.

 

La Métaphysique est là pour la démontrer à notre mental si frileux qui voudrait tellement n'être que matière.

 

 

 

 

www.universite-francophone-metaphysique.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SI LE MONDE SEMBLE N'ETRE QUE GUERRES ET MISERES,

C'EST PARCE QU'IL A POUR BUT LA PAIX INFINIE,

et ce néant est inaccessible comme tout infini.

 

Ne hurlez pas, un jour vous comprendrez que c'est une clef essentielle